‹ Histoire du Canada a l'usage dos maisons d'educationChapitre 22 sur 42 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Commenoemeat de )a giierra' vcoc If» colopios anglaJsea-r-PriMj VAlctde et du Liti — LTxp^àîtfons dé 'Bràdfinck, de MoDktoD» Johnson et de h'hii'ley^-M«iii]^etri|Hrikeé par* M. de YMidrouil po la «ampagne de 1756.

250. L'AngIoten*o no laissait 2)lus ses commissaire à Paris que pour sauver les apparences; on ava déjà donné l'argent et les troupes nécessairos pour) guerre, et le général Braddock était choisi poi commander les troupes que l'on envoyait en Aménqu

251. La France, de son côté," so prépara à souten ses prétentions par la force. L'amiral Dubois de 1 Mothe partit avec une puitîsante escadre, qui porta plusieurs régiments de vieilles tiH>uj>es et un grau approvisionnement d'effets militaires. Il arriva» les bancs de Terre-Neufe presque en même temps qi l'amiral anglais Boscawen, à qui l'on avait doni onze vaisseaux de ligne et plusieurs frégates poi intercepter ce convoi. Des brouillards séparèrej l'escadre françaiîsc. UAlcide et le X{s soutinrent seu tout le feu des Anglais, et furent contraints de ï rendre. Ces deux vaisseaux avaient à bord M. fiigas do Vaudreuil, huit compagnies de troupes et beaucov d'officiers du génie.

252. Braddock, en arrivant en Virginie, tint m conférence avec tous les gouverneurs de provinc Il fut arrêté qu'on attaquerait le Canada par quat endroits à la fois: Eiadùock lui-mcme, à fa tcte d<

troupes régulières, iv.Rrc\iovoA\a ^owVtq \^ fort D quesno ; >Shirloy, tivcc \ci'. \ro\v c vy^^'^^^^^^^>^^^^

(Gag3ca; Jo^iijK)n,cpnto>,le.fQrtSaiiVtJ>Odcric; enfin tonkton^ djo. cô{^ dp. rAcadlp, diQvait b'cinparcr do jUspÀraux.et de.Beaji^éjoUK.

253k. Honktpn, qpji,£OX]iBiwdait un corps de 3,000 ipmm^Sy détrultdttle^reat^sdeja domination françai.'fe iQ Àcadie. Le^^énçiraax.anglaia, conti*o toutes le.i ègles suivies pajçmi le^ nations civilisges, altirèi*ent os malheureux Âcadiens. dans un piège à Grand-Prt\ rûlè]*ent leurs maisons,. dévastèi*ent lo pays, les mbarquèrept pele-n^i^le sur leurs vaisseaux, et les isperscrent daifs le^.. di^érentes colonies depuis (oston jusqu!À la, CajxUino, les abandonnant, tsaus ain et sans protection, dans une terxo étrangère, à % cbai'îté des particuliers.

254. L'expcditip^ commandée par Braddoek pari it e.la Virginie au moja do juin; elle était forte do ,200 hommes. Le général se rendit sur les In^i-ds <lo Ohio, où il laissa la moitié do ses forces, et mena lo este jusqu'à quatre lieues, environ, du fort Duqucsno. jî, lo colonel "Washington lui conseilla do ne tenir ur ses gardes, et lui otet de le devancer, afin do ^revenir les surprises. Le brave mais trop confiant îraddock dédaigna Tavis, et précipita sa marche cwi lo fort. Amidi.lo. 9 juillet, il s'engagea dans ni défilé oïl l'attendait M. de Beaujeu, à la tète do Î20 canadiens et 650 sauvages. Un combat sanglant lo trois heures s'ensuivit ; Braddoek fut blessé à nortj après avoir eu cinq chevaux tués sous lui, et )lus de la moitié de. ses gens (1,300 hommes) resteront sur le champ do bataille, ou furent noyés dans a Uonongahéla. "Washington et ses miliciens re attirent mieux que les réguliers, et assurèrent la retraite de ceux qui échappèrent au désastre. L'armée Tninçaise ne perdit que quarante hommes ; mais cilo eut i\ regretter la mort de son commandant M. (-e Beaujeu, qui fut tué des le commencement de l'action.

25'). Le général Johnson était chargé d'attaqu'.*r 1 j «sntro, vers le lac Saint-Sacrement, Son arnuc, <î'^ïnpo8«?^ do 5,000 hommes, partit d'Ovau^t^i^ <i^Vv^ ^îfi^^ea TX'jy lo fort Saint-FrtdcT\ç, o\ Y'i V^^ov^

150 TAUDIIXXTIL.

Dieskau attendait les Anglais avec 3,000 ho:

Celui-ci, ayant été informé qu'un détachement angU(: travaillait à se rotraficher au fort Lydius, (H ]'Mûuard, laissa la moitié de son monde à Saistj Fivdrric, et voulut aller le surprendre avant que travaux no fussent trop avancés. Arrivé à une " (lu fort des Anglais, il apprit qu'il avait laissé derriè» Jni le gros de l'armée ennemie, et. que môme il M: rosi ait jilus que 500 hommes au fort Lydius; ^ dessus, il rebrouse chemin. L'armée française n'étât (|u'à une petite distance du camp de Johnson, lo» (|u'olle rencontra un détachement de 800 anglais, qui s'en allaient au secours du fort Lydius. Ijsfeufet tri'K-vif de part et d'autre, et la victoire resta aui lVîUK;ais. Dieskau voulut profiter de l'élan des siens et du désordre de l'ennemi pour enlever l* camp do Johnson ; mais la fktigue rebuta les sauva- /C('"^, et, malgré des prodiges de valeur, les troupes r'Lnilières ne purent forcer les retranchements an- };\i\\a. Cotte attaque coûta au baron Dieskau sept ou huit coûts dos siens, et lui-même fut grièvement ])los*^;ô et fuit prisonnier.

2r)(5. Shirley, qui était chargé de conduire l'exp. (lit ion dirigi'e contre Niagara, se rendit à Chouagiicr, où il attendit des provisions pendant deux moi onliors, et finit par remettre l'attaque à la campagn ruivîinte.

257. Le marquis de Yaudreuil, à qui les opérai ici do la dorniore campagne avaient fait reconnaît; l'importance de la position de Carillon, 3^ fit fai quelques travaux de fortifications, pour prologer l ap])rochos du fort Saint-Frédéric, assurer la navig tion du lac Champlain, et fermer aux Anglais ])rincipale entrée de cette frontière du Canada. Mj il 110 voulut pas seulement se tenir sur la défcnsiv })oiidant l'hiver, il travailla à ruiner les préparât do l'onncmi. Les Anglais tenaient en rt^seiTe, fort Ihill, situé entre Chouaguen et Schénectac ^i})o grnnÛG quantité de pro'viaioiv^, ^\. ^'^^ wwjAiitIo cIo toute sortOf qu'on dirigeait «>aï C\xow3ac^\5,^xi.

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