CHRONOLOGIQUE
de Vaudreuil au Canada Supérieur : le Doric Club se déclare opposé à cette annexion. — Réponse pertinente du gouverneur à la demande à lui faite par la majorité de l'assemblée de destituer le juge Gale. — Clôture de la session par une harangue, dans laquelle lord Gosford dit à la chambre d'assemblée : " Je regrette sincèrement que les offres de paix et de conciliation que j'étais chargé d'apporter à ce pays, n'aient pas conduit au résultat que j'avais espéré. Je n'ose prédire les conséquences de leur rejet, et des demandes qui ont été faites à sa Majesté. C'est aux autorités de la Grande-Bretagne à déterminer quelles mesures il convient d'adopter pour remédier aux difficultés auxquelles la province a été réduite." — Difficultés de Sir F. B. Head avec son conseil exécutif et la chambre d'assemblée. — Publication des débats du parlement britannique sur les affaires du Canada: lord John Russelx y dit: "L'octroi des demandes de la chambre d'assemblée tendrait à créer dans la colonie un pouvoir absolument indépendant de la couronne, et subversif de son autorité. . . . Suivant le plan que l'assemblée veut voir établir en Canada, si un sujet britannique était opprimé sur les bords du Saint-Laurent, le roi d'Angleterre aurait moins de pouvoir pour intervenir en sa faveur, que s'il eût été opprimé sur les bords du Danube ou du Bosphore." — Au mois d'avril, les habitans du comté des deux Menti .rues sont invités à s'assembler par un avis public où il est dit, que " le gouverneur a violé les droits les plus sacrés du peuple, et que les vues du gouvernement britannique n'ont pas cessé d'être oppressives et tyranniques." — On fait désapprouver M. de Bleuet, au comté de Richelieu, pour avoir voté avec la minorité pour l'octroi des subsides. — La chambre d'assemblée du Haut-Canada refuse les subsides. — Sir John Colborne commandant en chef en Canada, &c. — Elections dans le Haut-Canada, favorables à l'administration. — Ouverture du parlement (23 septembre.) — M. Morin introduit un bill pour changer l'acte constitutionnel, en autant qu'il regarde le conseil législatif. — La chambre considère l'état de la province. — Dépêche de lord Glex- ELG. — Dans sa réponse au discours du gouverneur (le
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3 octobre), la chambre d'assemblée donne " un conseil législatif électif comme son ultimatum, une condition sine quà non, &c.,ou, en d'autres termes, se suicide. — Prorogation du parlement (4 octobre). Quelques journalistes anglais argumentent et concluent, du particulier au général, contre la population canadienne et ses institutions.— Le peuple trompé, quant à la politique, par les nominations inconséquentes de lord Gosford. — Licence et violence inouies de la presse,dans la Minerve, le Yindicator, Y Echo du l'ai/s et le Herald. — Assemblées agitatrices, et harangues inflammatoires, dans le district de Montréal : on y recommande, entre autres choses, le commerce de contrebande, et l'usage du ivhiskeif, pour tarir les sources du revenu provincial. — Le " Comité Central et permanent." — Proscription du Canadien dans le district de Mont-réal. — Une partie du comté des deux Montagnes se met en état de résistance : voies de fait. — Coupable inertie, ou étrange position du gouvernement : il laisse publier impunément dans le Vindicator, &c, des plans d'insurrection, ou de campagne : à tort, pourtant, aurait-on accusé lord Gosford de machiavélisme, ou de vouloir, dans un but sinistre, laisser quelques Canadiens compromettre, de plus en plus, leurs compatriotes. — Proclamation tardive de lord Gosford.— Carabiniers volontaires, désavoués. — Destitutions.— Système d'intimidation dans quelques parties du district de Mont-réal, pour faire renvoyer les commissions.— Grandes assemblées, à Mont-réal, à Québec, et ailleurs, contre les assemblées, harangues et résolutions dites par les uns patriotiques, et par les autres, révolutionnaires.— "Association des Fils de la Liberté :" ils paradent et s'exercent, à la face des autorités. — " Grande assemblée des six comtés :" " on y plante l'arbre de la liberté," (le 23 octobre). Ce qui s'en suivit déplorablement est connu de tout le monde.