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à grand... N'oublions Jamais le massacre de nos
n rères.….., Que les noms des perv
ers, qui ont tramé, Conseillé, exécuté cel attentat soient inscrits dans nos annules, voués à l'infamie ei à etécration”
Il était juste que ceux qui avaient amoné, directe. ment ou indirectement, au lieu où se donnaient les suffrages les trois hommes du peuple qui y avaient malheureusement trouvé la mort, les fissent inhumer à leurs propres frais; mais ils parurent dépasser de beaucoup les bornes du devoir et de la convenance, et purent faire croire à une arrière-pensée, à un but ulté. riour et sinistre, en leur faisant ‘“ chanter un service de première classe, aux quatre cloches,” avec des accompagnemens qui ne se rencontrent pas toujours aux obsèques des premiers d’entre les citoyens,* et les ridicules exagérations de la Minerve ne contribuèrent pas peu à fa’ nenser que, chez quelques-uns au moins, il y avaiv quelques motifs bien moins louable que celui du regret et de la sympathie, le désir et le plaisir de pouvoir faire de la triste catastrophe un engin d’agitation, de haine, de dissention, et, peutêtre, de guerre civile.
Pendant que la Minerve parcourait impunément la . Carrière de l’incendiairisme, les journaux anglais par couraient au moins celle de la violence, des grosses personnalités, particulièrement contre l’orateur de la chambre d’assemblée et contre quelques-uns de ceux qui s'étaient montrés les plus actifs partisans du Dr. Tracey, et notre état de société devenait déplorable. 11 devint alarmant pour tous les amis de la tranquil- ITA RAR RE
* Messieurs.les amateurs ont accompagné l'orgue de leur chant. On estime à plus de cinq mille le nombre de ceux qui étaient présents à cette triste cérémonie. Les sanglots des assistans, le deuil et sur tous les visages, le recueillement religieux des assistans,
’église tendue de noir, les magasins de presque tous les Canadiens fermés, ainsi que beaucoup Irlandais, d'Américains et d’autres, sont plus éloquents que tout ce que nous pourrions dire. Après le service, les restes de MM. Languedoc, Billet et Chauvin ont été accompagnés jusqu’au champ du repos par plus de deux mille personnes, On a vu au convoi funèbre, les plus réspectabies de nos concitoyens, entre autres l'honorable orateur de La chambre d'assemblée qui suivait IMMÉDIATEMENT les corps.”
lité et du bo dans une h habitans d’u de Montréal, Minerve du :
serait imité district.*
En effet ce ne tarda pas et les résolu plus incendi:
moins suivant
Pour en v.
difficile, pour pas partiale, :
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Paraissaient 1 témoins à cha
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les horreurs du 21 “ D'après les gaze actes d’atrocité, ç cieux et d’un milit:
être navré le cœur Coups meurtriers d +... Pourrait.on d’ Pilants et ensanglar la plus violente in assassinats depuis | n'en doutez pas, le.
Cœur des cnnemis dh levé le masque, et o sang canadien"... | nie avec la harangu Strocités, un étran habité par des Mala Pour réprimer un in
Paraissaient n'avoir voulu témoins à charge, (qui, la plu
les horreurs du 21 mai” le harangueur dit, entre autres choses : “ D'après les Sazettes, vous n'avez
actes d’atrocité, commis par l’ord cieux et d'un militaire coupable être navré 1
DÙU CANA. . 1it
lité et du bonheur du peuple, q ‘and on vitre dans une harangue et des rés :
habitans d’une Paroisse éloignée d de Montréal, toutes los matières i Minerve du 24, ot qu’on put prév serait imité par beaucoup d'a district.*
En effet cette nssom blée, ou
produites utions de quelques e dix ou onze lieues nflammatoires de lu oir que cot exemple utres paroisses du
ze témoins Charge, neuf d’entre lesquels
s'en rapporter qu'aux Part, s'étaient contentés
* A cette assemblée, « convoquée pour prendre en considération
nos concitoyens | Oui l déjà résolus dans le
) .….... Lorsque les bureaucrates ont levé le masque, et ont juré de laver la j
honte de leur défaite dans le q où six résolutions en barmo-
! ; en lisant ces horreurs et ces atrocités, un Ciranger aurait pi dem habité par des Malais ou des
Pour réprimer un incendiarism
aüder si le Bas-Canada était
andaris, ou s’il n’y avait pas de loi € aussi affreux,
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dedire qu'ils avaient vu les soldats tirer sur le peuple), déclarèrent que les trois défunts avaient été tués par une décharge de fusils, tirés à balles, sur le peuple, qui se dispersait, après l’ajournement du poil. Les trois autres, tenant compte des dépositions à décharge, qui entraient dans le détail, rapportèrent que trois individus avaient été tués pendant une émeute, ou à la suite d’uno émeute.
L'orateur de l'assemblée avait été constamment présent à l'enquête, “sans avoir, suivant les journaux anglais, le droit de s’en mêler, ou d'y exercer la moindre autorité,” et suivant les mêmes journaux, dans la vue d'intimider, ou d'influencer les témoins, les jurés et le coroner même.
“ Le Herald, dit la Minerve, fait une tirade ordurière et très virulente contre M. Papineau, parcequ'il assiste régulièrement à l'enquête du coronaire.” La Gazette de Québec, au contraire, après avoir semblé donner à entendre, dans son numéro du 24 mai, que Languedoc, Billet ot Chauvin étaient des électeurs, et qu'on avait tiré sur eux pour les empêcher de donner leur suffrage au Dr. Tracey, ‘au moment où ils remplissaient le premier et le plus précieux de leurs droits,” blâme, dans un article amphigourique du 31, les journaux anglais, de blâmer M. Papineau: ‘ Pour le parti qu'il a cru devoir prendre dans l'enquête du coronaire,” ete., ‘en paraissant vouloir faire oublier que M. Papineau est avocat do profession, et qu'il a pu agir en cette qualité.”
& Intimidé”’ ou non par M. Papineau, le coroner n'ayant vu, ou voulu voir, comme la majorité de son jury, que le fait de mort d'hommes, fit arrêter le colonel Melntosh et le capitaine Temple, commandans du détachement envoyé au lieu de l'élection, pour meurtres
volontaires.
Minerve et ] réprouvaient conduite, il , prévenus ni p de loi et à des et le capitain.
insensés ou ol plein jour et ou même sur ou 80 retiraien le gouverneme des renseigner tout doute sur niers du corone demeurer lib:
modique.
Cependant, | Montréal, ne p malignité, en £# se joignait, che ble esprit de :
allait parfois ju Catholique, et i rendre moins ir si le choléra asi:
lande, rendit m les assemblées quelques patriot n'en rendit ni m de leurs ‘ résolu Le 11 juin, il blée dite du com Ceux qui avaient
DÜ CANADA. 113
volontaires. Malgré cette détermination, lonée par la Minerve et blâméo par les journaux anglais, qui réprouvaient aussi la manière dont l'enquête avait été conduite, il devait être difficile à des hommes non prévenus ni passionnés, et particulièrement à des gons de loi et à des juges, de croire que le colonel McIntosh et le capitaine Tomple avaient été assez intensément insensés ou cffrontément scélérats, pour faire tirer en plein jour et devant mille témoins, sur des hommes, ou même sur une foule d'hommes, qui se dispersaient ou se retiraient paisiblement; et déjà, les magistrats, le gouvernement et les juges avaient par devers eux des renseignemens qui leur ôtaient la possibilité de tout doute sur la nature de l'affaire ; aussi les prisonniers du coroner n'ourent-il aucuñe peine à obtenir de
demeurer libres, moyennant un cautionnement modique.
Cependant, la licence de la presse, à Québec et à Montréal, ne perdait rien de son absurdité ni de sa malignité, en autant qu'à un aveugle esprit de parti se joignait, chez un nombre d'individus, un implacable esprit de vengeance. Cet esprit de vengeance allait parfois jusqu’à se mêler aux cérémonies du culte catholique, et il fallut un grand fléau physique pour rendre moins intense un grand désordre moral. Mais si le choléra asiatique, importé par l’émigration d’Irlande, rendit moins fréquentes, ou moins nombreuses, les assemblées provoquées dans les campagnes, par quelques patriotes de Montréal, ou par leurs affidés, il n'en rendit ni moins atroce ni moins délirant le style de leurs “ résolutions.”
Le 11 juin, il y avait eu, à Longueuil, une assemblée dite du comté de Chambly. Ce comté était un de eux qui avaiènt établi ce qu’on appelait des “ comités
de surveillance et correspondance.” Non content d’avoir voulu restreindre la liberté des représentans de ce comté, on voulut, dans l’assemblée dont nous parlons, ôter virtuellement aux franc-tenanciers leur franchise électivo, pour la transmettre au comité de surveillance, car il y fût ‘“ Résolu: Que, pour éviter les inconvéniens et les malheurs des élections contestées, le comité de surveillance et de correspondance soit tenu de s’assemblor duns les quatre semaines qui précèderont toutes telles élections, afin de faire choix d'individus pour représenter le comté, dont les sentimens ot la politique hoient en harmonie avec les sentimens, la politique et l'intérêt général du comté.”
Le mal n'aurait peut-être pas été extrême, s’il avait été restreint au poirit de‘vue politique ; si dans ces assemblées, on s’en était tenu à d’incongrus projets d'innovation; mais souvent les bâses de la société étaient ébranlées jusque dans leurs fondemens ; la civilisation était attaquée à ea source, la morale publique était renversée de fond en comble, par ‘un débordement de démagogie irritée, par un effroyable système de diffamation et d’intimidation.”
Parmi les ‘ résolutions ” qui inspirent, ou le dégoût par leur incongruité, ou l'horreur par leur atrocité, figurent, en première ligne, celles de la semblance d’assemblée, tenue à Chambly, le ler juillet, au sujet «“ des meurtres commis le 21 mai, par la faction ennemie du pays”. 11 y fût résolu :
“ Que les individus formant cette assemblée ont appris avec horreur les machinations el les violences exercées à Montréal, per les ennemis du pays, contre
les électeurs du quartier-ouest qui soutenaient D. Tracey, écuyer; qu'ils n’ont pu entendre sans frémir le récit du carnage de la rue du Sang, excité et conduit
par ces mêmes qui finiront pa mière classe soi honteusement les magistrats ot par l'efusior confiance du magistrats et leur conduite « de sa Majesté d gnée envers 801 du Canada, le L hommes qui soi égard, une lign notre destructio:
prépare le sort assemblée soit | mander à un aut d'ailleurs, loubl tice, de la part d contrat qui existe à la constitution Il était aisé d sions empruntée qu'aux articles a Minerve, que ce Inconcevable ‘ex “débordement dé
+‘ D'après d’autr Res D. B, Viger et L M 4e ; de peuple ét
M. Tracey et Duver:
dien) ; on devait au Mütulé ?£cho, qui de P. D. Debartzch ; ME Papiers dont les édite en se disant les mis
par ces mêmes hommes qui nous ont toujours haïs, et
qui finiront par nous assassiner ; qu'un service de première classe soit chanté Tour les victimes du 21 mai, honteusement sacrifiées À la haine de nos ennemis ; que les magistrats de Montréal, par leur conduite infâme, ot par l'effusion du sang innocent, ont perdu toute la confiance du citoyen; que l'officier-rapporteur, les magistrats et los officiers Melntosh et Temple, par leur conduite coupable ont tendu à aliéner les sujets de sa Majesté de la fidélité qu’ils ont toujours témoi-
gnée envers son gouvernement ; que depuis la session du Canada, le £ouverne
hommes qui sont nosen
notre destruction et à n prépare le sort des
assemblée soit persuadée qu’un peupl mander à
rre, Ont tendu à rompre le l nous, notre attachement porter à attendre,” * &c.
le style et par les expressions empruntécs aux déclamations de 1831, ainsi qu'aux articles anciens et aux récits nouveaux de la Minerve, que ces résolutions étaient le fruit d’une inconcevable ‘exaltation causée par un effroyable “débordement démagogique,” etcependant, rien n'était
+‘! D'après d’autres résolutions de cette assemblée ‘‘ bles D, B. Viger et L. J . Papineau avaient véritablement bien mérité du pays ; le Peuple était animé de La Plus vive reconnaissance pour M r du Cananpresser de souscrire Pour un journal Paraitre sous la direction de l'honorable i ir en garde contre les Ï nemis acharnés, tout tn se disant les mis du Peuple.”
fait, ni ne paraissait devoir ètre fait par les autorités constituées, pour mettre un frein, opposer une digue, à ce débordement, qui menaçait de noyer dans la démence toute notre population.
Parmi les résolutions de ces assemblées, il y en avait ordinairement une contre l'agiotago, ou la vente dos terres incultes à dos particulicrs, ou contre la surabondance de l’'émigration ; mais, loin de tendre à prévenir los maux dont on se plaignait, le ton des harangues et la tenour des résolutions semblaient de pature à les produire, ou à leur donner plus d’extention,
Le 10 juillet, dans un comté du nord, on s’eflorea d'atteindre, sinon de surpasser l’outrecuidance de quelque-unes des résolutions de Chambly.
Cette agitation, ‘ non de raison, mais de démence, ”"* se serait propagée, probablement, de comté en comté, de paroisse en paroisse, sans l'apparition du choléra dans les campagnes, comme dans les villes, et, peutêtre aussi, sans l’existence d’un nouveau journal en langue française ‘ l’Ami du peuple, de l'ordre et des lois,” qui s’attacha à faire comprendre combien elle était inconvenante, ridicule, et qui pis est, disturbatrice de la paix publique et désorganisatrice de la société,
MM. Louis Guy, George Moffatt, Peter McGill, John MozsoN, Pierre DE RocHkBLAVE, F. Quirouet, R. U. Harwoon, P. de Salles-Laterrière, Jean Des- SAULLES, P Joliette, Xavier MALHIoT, et Roch de Saint-Ours, yunt été appelés au conseil législatif, et les cinq üere: ‘5 «yat été tirés de la chambre d'’assemblée, i! ini isur donner des remplaçans aux comtés de Hiciu ‘eu et de Verchères, le choix des électeurs tomba sur des citoyens marquants de ces
+ Paroles de M. de Lamartine,
endroits, M, des jeunes 4 sontor, pour électeurs d’A après avoir « draiont pas surprise, on mement.
Le 27 aoû volontaire co:
Alexander 1} soumis aux messieurs r'a motivé qui su
“ Les granc cour, que, dan sur laquelle ét meurtre contr Melntosh et I et avec impa l'affaire, et le n'existe aucun
suite criminel]
‘me le pré
bouteverssé la so sentiment du « des actos d’accr tion par l'exp sont parvenus, action, :
“ Les faits ré mots, les suivan l'élection, ilexis nelloment se t
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tre dre des , de on, eA
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“ul nté, léra eut- | en des elle rba- > la
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endroits, M, J. PouLin, et M. J.T. Drozgr, Ailleurs, des jeunes gons do Montréal n'ouront qu'à so présenter, pour être rocommandés ot élus d'omblée, Dos électeurs d'Anglotorre, ou de France, auraient parié, après avoir cntondu leurs haranguos, qu'ils n'obtiendraiont pas un soul voto ; qu'elle n'aurait Pas été lour surprise, on apprenant qu'ils avaiont été élus unanimement,
Le 27 août, dos actes d'accusations pour meurtre volontaire contre Wim. ROBERTSON, Pierre LUKkIN, Alexander Molnrosu, et Henry TEMPLE, furent soumis aux grand-jurés, et le 1er Septembre, ces messieurs rapportèrent À la cour le verdict spécial et motivé qui suit :
“Les grands-jurés représentent humblement à la Cour, que, dans leur onquête concernant l'occurence sur laquello étaient fondés les actes d'accusution pour meurtre contre Wim. Robertson, P, Lukin, A. F, Melntosh ot H, Temple, ils ont examiné pleinement e6 avec impartialité toutes les circonstances de l'affaire, ot lo résultat de leurs procédés, ost qu'il n'existe aucunc raison fondée d'accusation ou poursuito criminelle contro ces individus, Dans un cas
‘me le présent, ot Quand une agitation violente a bouteverssé la société, los grands-jurés sont induits par le sentiment du dovoir, à allor audelà du simple rojot des actes d'accusation, ot à s’offorcor d’arrêtor l'irritation par l'exposé dos Connaissances auxquelles ils
Sont parvenues, après uno stricte enquête sur la transaction.
“ Les faits révélés aux grandsjurés sont on mots, les suivants : Que, durant los derniers jours de l'élection, ilexistait boaucoup d’irritation, qui occasionnelloment se terminait Par des infractions de la
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vitesse A mr 2 en Me rene
aix publique ; que le 21 mai, les magistrats, voyant an disposition à la violence dans la a
i \ iont les votes, ou d:
blée au lieu où se donnaien otes, 0 de environs, y avait fait venir, à la réquisition de l'offi cier rapporteur un nombre de constables spéciaux, et
i ’aprè i était déjà arrivé, que ce raignant, d’après ce qui défi | : oi ne fut pas suffisant pour réprimer un tumulte, D iéauiiirent à faire venir une force militaire, en cas de besoin; qu’en conséquence, il fût fait au capitaine Temple, pour un envoi de troupes, une réquisition signée par Wm; Robertson et P. Lukin, envers, juges de paix pour le district de Montréal, ue is heures de l’après-midi de ce deux heures et trois be ae Li
j de troupes fût porté dans > lieu ne cena après, une disposition U se tenait; que peu après, disp ee rononcée hi sédition s’étant manifestée, les : ot s’efforcèrent de rétablir l’ordre, en lisant Laute d’émeute ; que le rassemblement ne 8 étant Be disperré, il s’éleva, à la clôture du poll, une Li où i Mb mis plusieurs actes de violence : qu'un corps de séditieux ayant assailli avec des ee Fi
ai * M. Henderson, dans t, une maison occupée pat ender sa dan évident de maltraiter des individus qe 8 J ir civil étant insuffisan
ient réfugiés, et le pouvoir civi sn | “a Mio los personnes et les propr . bts de sa Majesté, contre le ei Ron ss Î ’intervention de la force mili-
ils étaient menacés, l'in n d e M taire devint nécessaire ; que pour réprimer 1 : les troupes furent obligées d'avancer ; qu'éprouv de la résistance, et étant assaillies, dans ce nos i ire feu, et en conséquenc
reçurent l’ordre de faire »eten € ur de cet ordre, trois individus furent
ués. sn . & Quelque sincèrement que les grands-jurés déplo-
rent les consé l'emploi d’une persuadés qu'i dans leur opi détourné les ce eût été libre a conduite impét l'affaire sous ce vent s’empêche que la conduite par les magistr:
bation de ceux lois, en même !
Montréal, on pa du rétablisseme servation de leu meté avec laque leurs devoirs res Le colonel Mc el Conséquence, 3 septembre, le de Montréal l'ad:
“ Le gouverne vement affecté de suppression d’un, dernier.......Son qu'après une en Inesures prises pe par la nécessité, l'enquête qui a «à ment justifié cet sentie disposée à € bation de leurs | qu'il y avait une
rent les conséquences fatales qui sont résultéos de l'emploi d’une force armée, en cette occasion, ils sont persuadés qu'il était justifié par la conjoncture, ot dans leur opinion, son intervention Opportune a détourné les calamités qui devaient s’en suivre, 8'il eût été libre aux séditienx de persévérer conduite impétueuse et destructive. En envisageant l'affaire sous ce point de vue, les grands-jurés ne peuvent s'empêcher d'énoncer publiquement cette opinion, que la conduite tenue pendant ces Occurences, tant par les magistrats que par le militaire, mérite l’approbation de ceux qui aiment la paix et respectent les lois, en même temps que les habitans de la ville de Montréal, on particulier, sont grandement redevables du rétablissement d'un état de sécurité et de la préservation de leurs vies et de leur propriétés à la fer. meté avoc laquelle ces messieurs se sont acquittés de leurs devoirs respectifs,”
Le colonel Melntosh et le Capitaine Temple furent en conséquence, déchargés de leur cautionnement ; le 3 septembre, le SouVerneur fit tenir aux magistrats de Montréal l'adresse suivante :
“Le gouverneur en chof n'a pas manqué d’être vi- Yement affecté do la porte de vies dont a été suivie la Suppression d’une émeute, à Montréal, le 21 de mai dernier.......Son Excellence attendait avec confiance, qu'après une enquête, on serait convaincu que les Inesures prises par les Magistrats avaiont été dictées par la nécessité. Les dépositions que l’on a prises à
l'enquête qui a eu lieu devant le coroner ont pleinement justifié cette attente.
sentie disposée à exprimer bation de leurs procédés, qu'il y avait une enquè
dans leur
.S0n Excellence s'est à ces messieurs son appro-
Considérant néanmoins te commencée, et que cette
enquête aurait pu se terminer de manière à représenter le sujet sous un autre point de vue, ot nécessiter d'autres mesures, son Excellence a cru prudent de suspendre son jugement, et, dans un cas de cette nature, d'attendre en silence le résultat de tous les procédés qu'exigeaient les circonstances.
“Le gouverneur en chef, nourrissait l'espoir que cette réserve qu'il s'était imposée à lui-même pourrait servir d'exemple à d'autres, et que l’on permettrait à la loi de prendre son cours, sans s’efforcer de préjuger l'esprit public sur hne enquête qui entrainait des ci constances graves, pour les parties qui y étaient con: cernées. Ce n’a donc pas été sans le sentiment du plus profond regret, inspiré par le désir ardent de voir les lois mises à exécution, et suivies en toutes 0ccasions d’une manière juste ot impartiale, que le gou: verneur à reçu des informations, de la vérité desquellos il n’avait nulle raison de douter, qu'il s'était tenu des assemblées, dans un potit nombre d’endroits de la province, et que, dans ces assemblées, au mépris de tout principe de justice, dans un temps même où la vie de ces individus éfait dans le plus grand danger, d’après l'enquête judiciaire qui était commencée, les magistrats ot le militaire employés sous leurs ordres, le 21 mai dernier, avaient été témérairement jugés coupables du crime odieux de meurtre. Les procédés
qui ont ou lieu dans ces assemblées font naître des
réflexions bien séricuses, dans un pays où les procès pour la vie ou la mort mottent le sort des accusés entre les mains d’un corps de jurés pris indistinctement parmi le pouple.
“ L'enquête désirée est maintenant terminée. Le grand-jury a absout, même de blâme, los parties accu- #ées, Lo résultat de l'enquête ayant été tel, le gou-
verneur en cl temps d’adress Montréal, pour tion qu'ils ont agité cette vill renouvellement époque récente les plus floriss cet exemple de ‘déraisonnable d des citoyens pa:
leur vie et de I:
moté des magis agissant sous le:
Une commun même jour, au | pitaine Temple, Cotte adresse et reconnaissanc que ot de l’ordre tement de ceux grand-jury avait singulier, c'est.
Québec surpassa feignit de deveni plus de quels tem hément et son ind langage qui nous vilisée, sinon de 1 enversant, da bilité, la maxime, tent coupables qn one
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verneur en chef considère
temps d'adresser ses remercimens aux magistrats de Montréal, pour la fermeté, le Jugement et la modération qu’ils ont montrés durant les troubles qui ont agité cette ville, en mai dernier, et qui monagçaient du renouvellement des scènes de désastres, qui, à une époque récento encore, ont ou lieu dans une des villes les plus florisssntes de l'empire britannique... Avec cet exemple dovant les yeux, il ne serait peut-être pas ‘déraisonnable de présumer des citoyens paisibles de Montréal sont redevables de leur vie et de la conservation de leurs bions à la fermoté des magistrats, et à l'intervention des troupes agissant sous leurs ordres.”
Une communication de la même teneur fût faite, le même jour, au lieutenant-colonel Mclntosh et au capitaine Temple,
Cette adresse du SouVerneur, accueillie avec plaisir et reconnaissance par tous les amis de la paix publique ct de l’ordre légal, Parut augmenter le mécontentement de ceux que le verdict spécial et motivé du grand-jury avait irrités; mais ce qui pourra paraître singulier, c'est. qu'à cette occasion, le Canadien de Québec surpassa la Minerve de Montréal, etdevint, ou feignit de devenir frénétique, au point de ne savoir plus de quels termes se servir pour exprimer son éfonlient et 80n indignation, et d’en venir à ge servir d’un langage qui nous a semblé en dehors de la société civilisée, sinon de la société humaine.*
enversant, dans son aveuglement et son implacabilité, la maxime, qu'il vaut mioux laissor échapper tnt coupables que de punir un innocent, l'esprit de
que c’est maintenant le