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DÜ CANADA.
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penser, de parler et d
‘écrire de M. Papineau, n'étant en quelques endroits, que le résumé, et en d’autres, l'amplification de ses déclamations en chambr
les trois ou quatre dernières gcssions La longueur démesurée de cette œuvre incongrue du délire politique nous oblige à n’en donner que la substance.
Dans le style de la chambre d’assemblée, ces 92 propositions complexes, ou paragraphes séparés, ont
porté le nom de résolutions, La première résolution sition que plusieurs de c raient n'avoir été vraie qu La 2ème fait suivre un tion fausse et calomniatrice.
La 3ème fait du peu
mérité.
Par la 4ème et Ja 5ème, même un éloge qu’elle a pu
même avant leur adoption.
donc remferme une propoelles qui suivent inculque- € dans le temps passé,
e assertion vraie d’une asser-
ple de cette province un éloge
la chambre fait d’elle-.
mériter, à certaines épo-
ques, et dans certaines circonstances.
La 6ème contient une exagé
d’une assertion fausse,
ration historique suivie
La ème est une continuation de l’histoire commen-
cée dans la précédente.
La 8ème était l'inverse de la vérité, ou n'aurait été vraie, en partie, que par la faute de la chambre d’as-
semblée.
. La 9ème, qui est une lutions de M. Bourdage
répétition amplifiée des réso- 8, Contre le conseil législatif,
se COmpose presqu'entièrement d’exagérations, a’as-
srtions fausses et d'expressions rieuses au roi et au parlement im La 10ème contient contre le
indirectement injupérial.
Souvernement de la
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métropole et celui de la colonie, des accusations non susceptibles de preuves, et évidemment calomnia-
trices.
Dans la 11ème et la 12ème, la majorité de la cham-
bre veut donner comme péremptoirement décisives les opinions, conclusions et prévisions qu’elle attribue à M. John Neilson, quoiqu’elle ne les approuve qu'en partie.
Dans la 13ème, la chambre affirmait ce que ses résolutions, etc., prouvaient qu'elle aurait dû nier, savoir : que c'était très heureusement et très sagement, que la propriété foncière n'était pas attachée à l'éligibilité à la chambre d’assemblée,
La 14ème contient la condamnation “ sèche et péremptoire ” des alléqués et des opinions monarchiques au secrétaire d'état pour les colonies, et l'éloge emphatique de la confédération morale, etc. ote., des Etats-Unis.
La 15ème semble ne rapporter ce que M. Stanley dit en 1834, de la composition actuelle du conseil législatif, que pour dire que cette composition a été justement censurée en 1828.
Dans la 16ème, la chambre paraît avouer que le gouvernement de sa Majesté a eu intention de faire son devoir ; mais dans la 17ème, elle déplore un malheur qui lui a procuré le bonheur d’être confirmée dans son opinion révolutionnaire.
La 18ème affirme que le conseil législatif, fortifié d’une majorité ennemie des droits de la chambre, est plus puissant pour le mal que ci-devant.
Dans la 19ème, la chambre affirme que le conseil législatif a prétendu n'avoir pour mission que de donner de la sécurité à une classe particulière des sujets de sa Majesté, et par la 20ème, que cette prétention,
otc., a fait pc etc.
La 21ème.
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etc., a fait pordre au peuple ce qui lui restait d'espoir, etc.
La 21èmo affirme, avise et suggère faussement, et la 22ème attribue ces affirmations, avis et suggestions au très honorable E, G. Stanloy.
Par la 23ème, on veut faire croire l'incroyable, autrement, faire croire que le conseil législatif est moins lié aux intérêts du pays qu'il ne l’a été à aucune époque précédente,
Dans la 24ème, la chambre s’apitoie sur le sort dos nouveaux Conseillers pris dans sa majorité, entre dans le fonds de leurs pensées, se pénètre de leurs senti. mens, Où suggère quels sentimens ils doivent manifester, et établit un contraste frappant entre cux et des hommes qui ont Perdu sans retour la confiance publique, pour les raisons multiples qu'elle détaille,
Dans la 25ème, on invective particulièrement contre les honorables Horatio GATES ot James BAXTER, en faveur desquels on prétend que le gouverneur a manifestement violé la constitution.
Dans la 26ème et la 27ème, on déplore pathétiquement que lord Aylmer n'ait ps faitun meilleur usage de son pouvoir, etc., et l’on revient au système électif comme ayant été recommandé par plusieurs membres du comité du Canada.
La 28ème donne à entendre que, quand même le BouVerneur aurait fait de meilleurs Choix, la chambre n'aurait pas été satisfaite.
Dans la 29ème, on affirme que les accusations portées par le conseil législatif contre la chambre seraient séditieuses et criminelles, si leur nature même n’en détruisait le danger, et dans la 30ème, que celles de la chambre n’ont jamais été Calomnieuses, mais sont
vraies et fondées, ou en d’autres termes, “ innocentes et même louables.” 12
Dans la 31ème, les résolutionnaires aiment à croire que le gouvernement de sa Majosté n’a pas eu en vue de nourrir systématiquement les discordes civiles dans la colonie, mais ils veulent bien l’avertir de l'affaiblissement des sentimens de confiance et d’attachement qu'ils ont eus pour lui, et lui parlent sans cérémonie du dégoût que leur inspire la majorité des fonction: naires, combinés en faction, et portés par l'intérêt seul, à lutter pour le soutien d’un gouvernement corrompu, ennemi des droits, et contraire aux vœux du peuple.
Dans la 32ème, en conséquence de ce que le conseil législatif a rejeté, ou amendé un nombre des bills de la chambre, on se donne ie plaisir de narguer le ministre des colonies, en rappelant au ‘ chef de l'exécutif,” qu’il devenait de son devoir d’en appeler au peuple, etc,
Par la 33ème, on affirme du conseil législatif et du gouvernement colonial, ce qu’on aurait pu affirmer plus vraisemblablement de la chambre d’assemblée.
La 34ème nomme et qualifie désavantageusement les treize membres du conseil qui ont voté l’adresse méchante et calomnieuse.
Dans la 35ème, on oublie la maxime, qu'il ne faut, rien avancer, ou affirmer, qu’on ne puisse prouver.
La 36ème représente les membres du conseil qui avaient appartenu à l'assemblée comme approuvant la démarche constitutionnelle et saiutaire, et non ‘audacieuse,” de s'adresser à sa Majesté pour rendre le conseil législatif électif, et les loue de ce qu'ils se retirent des sessions du dit conseil.
Par la 37ème, on veut bien apprendr” au roi et au parlement d'Angleterre, que le “ monde politique est agité par deux grands partis, en Europe, sous les noms de Serviles, Royalistes, Torys, Conservateurs, ete.
d’une part, et de Libéraux, Constitutionnels, Républi-
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jorité d’homr La 38ème précédente, Dans la 39 législatif, tel pas une auto:
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DÜ CANADA. 203
tains, Whigs, Réformateurs, Radicaux, etc., de l’autre, et leur donner à entendre que le consoil législatif ne sera bon à rien, tant qu'il ne se composera pas en ma. jorité d'hommes compris dans la seconde catégorie,
La 38ème résolution n’est qu'un corollaire de la précédente,
Dans la 39ème, la chambre affirme que le conseil législatif, tel qu’elle vient de lo représenter, pas une autorité compétente à demander des mens dans l’acto constitutionnel,” mais bien elle, et elle seule.
Dans la 40ème, on attend de la Justice du parlement britannique, qu’il se gardera des « fausses tations du conseil législatif et des membres de l'administration coloniale, tous intére tuer les abus.”
‘“ n’est changequ'elle l’est
représenet suppôts ssés à perpé-
Par la 41ème, on fait « solennellement et délibérément vouloir au peuple de ce Pays, en 1828, des changemens aux institutions de la province, des ivstitutions extrêmement Populuires, et de plus en plus ressemblantes à celles des Etats-Unis”
Dans les 42ème, 43ème, 44ème, 45ème et 46ème, la chambre narre, argue et conclut, ‘“ sur sa propre responsabilité,” ne se croire responsable à qui, ni de quoi que ce soit.
Dans la 50ème, les gens qui ‘“ ne voulaient ni ne prétendaient menacer,” menacent l'Angleterre explicitement de la puissance croissante des Etats-Unis,
ét implicitement de la révolte de ses colonies dA’mé.
rique.
La 51ème, est évidemment fausse dans sa première partie, quoiqu’elle puisse être vraie dans la dernière. La 52ème, eùt été plus de mise en 1822, ou avant, et l'on peut dire des choses qu'elle dit, non erat his locus.