‹ Histoire du Canada et des Canadiens sous la domination anglaise [microforme]Chapitre 52 sur 72 · partie, les plus mée8,—DurAND pe Marr · texte numérisé non relu

partie, les plus mée8,—DurAND pe Marr

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Mais quelqu’envie qu'eût lord Gosford de sacrifier tout pour la Chambre, suivant M. Bedard, il ne crut Pas pouvoir lui accorder tout ce qu'elle lui demanda. Aux demandes nombreuses de destitution qui lui urent faites, il répondit uniformoment qu'il ne pouvait pas destituer la Personne accusée avant qu’elle eût pu produire sa défonse.

Le 17 mars, M. O’Callaghan r une adresse du 9 (votée à son ins Verneur de faire rembourser

ait presque flétri lui-même

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58. 2d., “prélevés sans autorité légale suivant lui, sur les gazottes ot les brochures transmises par la poste :” “Qu'il ne croit pas pouvoir se rendre à cette demande mais qu’il communiquer. à sa Majesté les arrangemens existants, à cet égard.”

Et à uno adresse de la même date : “ Qu'il ne peut émaner son warrant pour tirer du trésor public en faveur de H. Dickerson (l'éditeur patriote ou frondeur du British Colonist,) une somme de £50, montant de cinq amendes payées en vertu de sentences prononcées par le juge provincial de Saint-François.”

L'assemblée crut pouvoir prier le gouverneur de vouloir bien nommer un juge pour remplacer l'hon. J.

- Kerr, destitué. Lord Gosford eût la compiaisance d-:

répondre qu’il nommerait un juge bien vite, et les journaux patriotes d'augurer, ou plutôt de suggérer qui devrait remplacer M. Kerr. Le gouverneur s’acquitta “ bien vite ” de sa promesse, mais à la grando mortification de tous les prétendans, et au grand étonnement du public, son choix ne tomba sur aucun des anciens avocats de Québec ou de Montréal, mais sur M. Elzéar Bedard, un des jeunos membres du barreau de Québec, malgré qu’en conséquence de sa jeunesse, sans doute, il eût consenti, en 1834, à prendre sur lui toute la responsabilité des 92 résolutions, ou comme plusieurs le pensent, parcequ’il avait pris sur lui cette responsabilité. Il est pourtant vrai de dire que M. Bedard semblait avoir vieilli de plus de deux ans, depuis 1834; qu'il avait voulu qu’on témoignât de la confiance à lord Gosford, qu'il s'était opposé à la tendance pernicieuse, ou à l’incongruité de certaines démarches, et que, loin de croire encore à l’infaillibilité de M. Papineau, il s'était permis, d'abord, de trouver à redire à la manière dont il traitait parfois ses

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E. Hartet F. X. ROLET.

DÜ CANADA. 341

collègues, et en dernier lieu, de le rappeler à l'ordre, à tout risque. Il en fût quitte pour un portrait qui, à coup sûr, n'était rien moins que flatté. Celui que le même peintre fit de M. Blackburn, qui avait ôsé contredire M. O'Callaghan, ne le fût pas davantage,

Pour revenir à lord Gosford, durant toute la session il sembla ne pas s’apercevoir à quel esprit il avait affaire, et ne pas voir ce que tout le monde voyait, dans le pays et hors du pays.* Il eût pourtant le courage de dire à la chambre d’assemblée, dans son discours de prorogation, prononcé le .

“Je regrette sincèrement que les offres de paix et de conciliation que j'étais chargé d'apporter à ce pays n'aient pas conduit au résultat que j'avais espéré. Je n'ôse prédire les Conséquences de leur rejet, et des demandes qui ont été faites à sa Majesté. C'est aux autorités de la Grande-Bretagne à déterminer quelles mesures il convient d'adopter pour remédier aux dif. ficultés auxquelles la province a été réduite.”

Avant la fin de la session, il y avait eu des menées qui ne doivent pas être passéés entièrement sous silence. Après le vote sur les subsides, quelque particuliers intriguants ou exaltésf sinon des membres de la majorité de la Chambre, se mirent dæns la tête de faire imiter à la populace des faubourgs de Québec la conduite de celle des faubourgs de Paris, sous le

* Canapa. L'indépendance de ce pays ne saurait être lointaine. Le parti Papineau, aux prises avec la noblesse anglaise, finira par la culbuter, et asseoir les bases d’un gouvernement libéral. —/} 4beille de la Nouvelle-Orléuns. |

‘“ Les nouvelles politiques que nous recevons de ce pays donnent à entendre qu’ane grande crise politique ne saurait manquer d’avoir

lieu LH Partout les esprits sont dans la plus grande agitation

Le même, date postérieure ?

t Entre lesquels figurèrent en première ligne Mif. C. Huwrer, À,

règne de la terreur. Ils rédigèrent une « adresse à M. Papineau” approuvant sa conduite et celle de ia majorité de la chambre, et censurant celle de la minorité, la firent signer par quelques centaines d'individus, et la présentèrent à l’orateur, le dimanche, 6 mars, à midi, suivant son désir, Dans une longue réponse, M. Papineau leur dit entre autre chose : Me servant de vos énergiques expressions, je dirai après vous, combien nous sommes heureux d'avoir mérité d’un corps aussi nombreux et respectable des citoyens électeurs de la Haute et de la Basse-Ville de Québec, que les premiers vous attestiez, qu'en déployant une fermeté inébranlable, la Judiciguse majorité des représentans du Peuple et moi, nous nous sommes montrés les seuls et fidèles organes de vos vœux sur cette question.”

Cette démarche qui paraissait ressem bler aux dénonciations et aux idées de proscription de la convention nationale de France et de son président, fâcha Le Canadien qui parut s'être pénétré de l'esprit comparativement conciliateur et modéré de la minorité de la chambre sur la question des subsides, et déconcerta un des membres de cette minorité, M. Caron, qui crut devoir résigner, non pas, pourtant, avant d’avoir fait voir, dans un discours éloquent et raisonné, combien était inconvenante, malséante et pernicieuse cette démonstration populaire de nouvelle invention ;* et

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* 2. Tout argent prélevé sur le peuple appartient au peuplet et lui seul a le droit de l’approprier par ses représentans.

“3. A la dernière élection Pour ce comté, les candidats ont, d’une manière spéciale, assuré les électeurs qu'ils appuieraient de toutes leurs forces les grands principes de dreits et de législation, tels qu'annoncé par Les glorieuses 92 résolutions d'impérissable mémoire.

“5. La conduite qu’a tenue un des représentans de ce comté,

+ Chez toute nation civilisée, il est clairement entendue que les deniers provenant de l'impôt appartiennent à l’état pour son main-

üen, et ne peuvent être détournés de leur destination par quelque autorité que ce soit,

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fit rentrer M. A. Stuart dans la chambre, après une élection qui fût aussi bruyante, et aussi tumultueuse que la dernière du quartier-ouest de Montréal.

Dans le temps que ces choses se passaient à Québec on provoquait ce qu’on appela une assemblée, à Saint. Ours du comté de Richelieu, pour faire désapprouver M. de Bleury, un des membres pour ce comté, en conséquence de ce qu’il avait voté avec la minorité sur la question des subsides, La teneur vague, déce. vante ou délirante des Propositions qui y furent lues, démontre dans quel état de dérangement mental étaient, non les électeurs présents ou absents du comté mais les rédacteurs de cette proposition. Nous aurons à parler de démarches semblables ailleurs, mais au-

Paravant, il faut faire une excursion dans le Haut- Canada.

Le 27 janvier, Sir F., B. Head se rendit au conseil législatif, ou fût appelée la Chambre d’assemblée, et prononça le discours suivant :

“J'ai reçu l’ordre du roi de mettre sous vos yeux sa réponse aux adresses et représentations venant des deux branches de la législature, Je vous ‘Soumettrai cette communication dans un message qui vous informera en même temps des devoirs difficiles et importants dont je me trouve chargé conjointement avec vous. J'espère que je n’en appelerai Pas en vain à Vous pour obtenir l'assistance loyale, Constitutionnelle et franche, que votre roi attend de vous, et que requièrent les intérêts de votre pays.”

lors de la discussion de la liste civile, est peu en harmonie avec ces

principes, et en conséquence, cette assemblée réprouve et répudie sa démarche dans cette cire (

ertueux et francs, qui ont gi habilement secondé ses efforts Pour maintenir les droits du Peuple et dé. Jendre sa liberté.»

Le lieutenant-youverneur se hâta de communiquet à la législature les dépèches du ministre des colonies dans lesquelles étaient contenues ses instructions, qni portaient que les instructions contenues dans les dépéches du comte Ripon, du 8 novembre 1832, devaient être strictement suivies, etc.

Comme nous l'avons déjà remarqué, les instructions de lord Goderich, faisaient des concessions impruden:tes aux niveleurs, mais elles n’allaient pas assez loin, suivant eux, dans ce qu’ils appelaient une réforme, et la chambre d'assemblée adopta, à la majorité de 9 voix, une résolution allant à dire, que les assertions et apinions contenues dans un certain rapport de griefs, (œuvre du siour Mackenzie), demandant un conseil législatif électif, un conseil exécutif responsable au peuple, etc., continuaient à recevoir la sanction pleine et entière de la chambre et du peuple, etc.

Après que le lieutenant-gouverneur eût communiqué à l'assemblée les instructions des commissaires royaux, les journalistes révolutionnaires se mirent à crier plus fort que jamais, particulièrement contre le conseil exécutif. Pour les faire taire, ou pour faire un essai, Sir F. B. Head fit entrer dans ce conseil trois soi-disant réformistes, L'essai s'étant trouvé ‘ mal. heureux ” (comme on le verra plus bas,) il en résulta une grande agitation, et la majorité du conseil de ville

de Toronto rédiga une adresse dans laquelle elle disait, en finissant : ‘Le conseil de ville, comme repré sentant les habitans de la capitale du Haut-Canada n’a aucune confiance dans la présente administration provinciale.”

La réponse du lieutenant-gouverneur (trop longue pour être insérée ici, ntême en substance), fût sans réplique et bien capable de faire sentir, même au

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peuple au nom duquol on prétendait parler, combien était inconvenante la démarche à laquelle on avait recouru, et indécent le langage dont on s'était servi. L'adresse d’une assemblée tenue à Toronto surpassa de beaucoup celle du conseil de ville, par l’impertinence, la grossièreté et la trivialité du langage, On s'y prenait surtout un peu tard pour trouver dans les paroles dont s'était servi le colonel Simcoe, le droit d'avoir un ministère, un £ouvernement uniquement responsable au peuple de la colonie, c’est-à-dire à la majorité de la chambre d’assembléo. Dans sa réponse à cette adresse, Sir Francis dit, entre autres choses: Le colonel Simcoe, en déclarant que la constitution dont il était porteur était la vraie traduction de la constitution britannique, n’a Pu par là en changer l’essence. Le colonel Simcoe, qui, sans doute, était autorisé à définir la nature de cette constitution, n'a pas créé le ministère dont vous Parlez, et jamais il n'exista de ministère dans Ju colonie, si ce n'est le gouverneur lui-même, qui est le ministre responsable de la Couronne..…..Je vois qu'on fait tous les efforts possibles pour aveugler le public, et pour créer les passions les plus violentes, * Je n’abandonnerai jamais la responsabilité que je dois au peuple de cette province, j'ai confiance en son honnôteté, et je sens que plus je serai assailli par une faction, plus je pourrai compter sur son appui ; et si l’on veut continuer l’intimidation, elle réagira bientôt sur ceux qui veulent y recourir.” La réplique à la réponse, (car leg mémorialistes voulurent avoir le dernier mot,) fût encore plus £rossière et plus insolente que l'adresse. 4“ Votre Excel. lence ‘dit qu’elle est venue ici pour exécuter une réforme, mais ses prédécesseurs ont souvent fait la même promesse, qui n’a inmais été remplie. C’est là P4

l'histoire d'un Gore, d'un Maitland ot d'un Colborné.….., Les espérances d'améliorations, données par chaque gouverneur, ont toujours été trompeuses, ot la franchise nous oblige d'assurer votre Excellence, que le commencement de son administration n’a fait que rendre notre condition plus déplorable, et a jeté la nature et la stabilité de nos institutions dans un état d'incertitude alarmante. Notre condition n'ayant fait, qu'empirer avec la responsabilité de Downing street, nous craignons celle de votre Excellence, car elle est la même en nature et en étendue. Elle est réglée par les mêmes instructions, elle a lieu en vertu de dépêches strictes, ressemblant à de l'espionnage;" etc.

Le reste est un jargon divagant dans lo même gonre, et les mémorialistes, parmi lesquels figurait le prêtre réfractaire et suspondu W. J. O'GRrapy, finissent par déclarer au lieutenant-gouverneur que s’il ne gouverne pas d’après leurs principes, {! arrêtera, ou empéchera, toute soumission de leur part à son autorité.’

La majorité de la chambre d’assemblée s'était montréo animée du même esprit de parti, de faction et de révolution, sous le nom de réforme. Le discours prononcé par le lieutenant-gouverneur, le 11 avril, peutêtre regardé comme un document historique.

‘ Vous savez très bien, dit-il aux membres des deux chambres, que la chambre d'assemblée du Haut-Canada se plaint hautement de ce qu'elle appelle ses griefs, et qu’à la fin de la dernière session, ces plaintes ayant été référées à un comité, furent, par ordre de la chambre, imprimées en forme de brochure. Un volume de 500 pages fût adressé au Souvernement de sa Majesté, qui le reçut comme contenant la totalité äes plaintes du peuple de cette province......et qui détermina qu'il serait remédié immédiatement et efficacement

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Aux griefÿ qu'il contenait, ot en Conséquence, le secrétaire d'état pour les colonies Prépara des instructions dans lesquelles chaque sujet de plainte était considéré séparément, et le remède à Y Apporter indiqué, et ie n'ai

sité avec laquelle sa Majesté passa sur certa: + longaÿ: contenu dans le rapport, et la libéralité ave: 1: quolie Elle voulut bion ordonner qu'on rendit une justice impartiale à sos sujets canadiens, Lo gouvernement de sa Majesté ayant décidé que je scrais celui qui serait chargé de mettre ses vues à effet, je Communiquai la réponse qu'il avait plu à sa Majesté de faire aux représentations des deux branches de la législature... M'étant mis au courant des sentimens publics... ..en Conversant amicalement avec des hommes de la plus grande habilité des deux Partis, je communiquai le résultat de mes observations à lord Glenelg dans des dépêches du 5 février, dont voici des extraits :

“ Dans ces circonstances, je crois que le grand danger que jo dois éviter, est la moindre tentative de concilier un parti ou l’autre ; que la seule marche que je doive adopter est d'agir sans crainte, sans déguisement et d'aller droit au but dans l'intérêt du pays; de me rejeter sur le bon sens et les bons sentimens du peuple..... Quelque puisse être le résultat, je marchorai gne de politique que je me suis tracée. Je n’éloignerai aucun parti, et je ne me repo. serai sur aucun; mais après avoir prêté la plus grande attention à toutes les opinions, je ferai ce que je croirai juste et honnête.

“Ce fût cependant avec nn profond regret que je reémarquai que je ne recevais pas immédiatement de la chambre d’assemblée l'assistance que j'attendais d'elle, Pour mettre à effet les intentions du &ouvernement

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de sa Majesté, car je reçus plusieurs adresses deman. dant des papiers et des renseignemens qui, je le craignais, pouvait exciter des troubles et ranimer des discussions anciennes.

“Je terminai dans les termes suivants ma réponse à une adrosse de cette nature, du 5 février : ‘ Le lieutenant-gouverneur saisit cette occasion d'en appeler à la libéralité et au bon sens de la chambre d’assemblée, pour considérer qu'étranger à cette province, et peu au fait des différens politiques qui ont pu exisier dans la métropole, il est arrivé ici dernièrement muni d'instructions dont l’objet avoué est de Maintenir fermement inviolable l'heureuse constitution de ce pays ; mais de corriger avec prudence, quoiqu’efficacement, tous les abus réels, La chambre d’assomblée est profondément intéressée dans l'importance et la gravité de la tâche que le lieutenant Souverneur a à remplir, ot il est persuadé qu'après réflexion, elle sera d'opinion qu'il lui convient plus de s'occuper active. ment des amélorations et de la prospérité future du Pays, que du soin de lui rappeler le souvenir des événe. mens passés.

“ Cet appel ne produisit pas l'effet que je m'en étais promis......Une nouvelle série de griefs fût mise devant la chambre, sous la forme d’un: adresse au roi. Je la transmis sans délai au gouvernement de sa Majesté.…..pendant ces discussions, je m’abstins d’avoir aucune Communication avec les anciens soutiens du BouvVernement, parce que je voulais montrer à ceux qui se donnaient le titre de réformateurs, que je continuerais à être sans préjugés et désintéressé dans la question; et désiran’ leur donnor une preuve plus forte encore que j'irais aussi loin que la raison le permettrait, pour donner une juste puissance à leur parti

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J'ajoutai au conseil exécutif trois messieurs, tous trois réformistes avoués, Avec l’assistanco de ces messieurs, avec les instructions de sa Majesté devant mes yeux, et avec la détermination de rendre justice aux habitans de ce pays, j'étais persuadé que le triomphe de la réforme qu’on avait sollicitéo était sur le point de se réaliser, et que les griefs dont on disait que le peuple souffrait, seraient pris en considération et véparés. Mais, à mon grand étonnement, ces messieurs, au lieu de m'aider dans l'œuvre de la réforme, avant d’avoir été un. mois à mon service, s’entendirent officiellement ensemble pour tenter, d’une manière inouïe, de s’emparer de Ia responsabilité que je devais au peuple du Haut-Canada, ainsi qu’à notre souverain, et ils terminèrent un document formel, qu'ils m'adressèrent, à ce sujet, par une requête, demandant, si je pensais que cette démarche n'était Pas convenable, et ne pouvait pas être admise, ils Pussent, oux qui avaient prêté le serment de me garder le secret, s'adresser au peuple. Je dois avouer que dès l'instant où cette demande me parvint, je fus étonné, et je compris qu'il m'était impossible de consentir à l'introduction de principes nouveaux, qui me semblaient de nature à détruire l'édifice de la constitution, et à mener à la révolution plutôt qu'à la réforme. | “Sans discuter les argumens de ces conseillers, Je ferai simplement ‘observer que quand même j'aurais été disposé à leur remettre ma Charge, et à n'agir qu'en obéissance à leurs avis, lors même que J'aurais vouiu consentir @ destituer de leurs emplois tous ceux qu'ils désapprouvaient, et à donner la préférence à ceux qu'il leur plaisait de recommander, lors même que j'aurais trouvé convenable de mettre les terres de la couronne : à leur disposition, et de référer à leur décision des péti-

tions et demandes personnelles des habitans des comtés éloignés, je n’avais ni le pouvoir ni l’autorité de le faire; et quoiqu’on déclarât, en prétendant s'attacher à l'esprit et à la lettre de la constitution britannique, que le conseil exécutif devait être regardé comme un cabinet, je n'avais pas plus le pouvoir de former un cabinet, que je n’avais celui de m'ériger en roi du pays, que je n’avais le pouvoir de transformer le conseil législatif en une noblesse héréditaire, ou de déclarer que cette colonie de l'empire britannique serait désormais un royaume.

“ J’expliquai à mes conseillers, que par impossibilité ainsi que par d’autres raisons, je ne pouvais entrer dans leur vues, et que comme il était évident qu'il fallait nous séparer, je pensais que c'était à eux plutôt qu’à moi à se retirer. 5

“ Le jour où mes conscillers me’ laissèrent, je nommai, pour les remplacer, quatre messieurs d’un haut caractère, auxquels leur intégrité et leur habileté donnaient un titre à une confiance implicite, et avec leur assistance, je me déterminai encore une fois à mettre promptement à effet les mesures de redressement indiquées, par les instructions du &ouvernement de sa Majesté, et sollicitées par le rapport du comité des griefs. Mais un embarras nouveau et inattendu me fût suscité par la chambre d’assemblée, qui, à mon grand regret, demanda, non-seulement à être informée des raisons pour lesquelles mes conseillers exécutifs

avaient résigné, mais, ai-je appris, suspendit tous les procédés, jusqu’à ce qu’elle eût reçu ma réponse, Comme le lisutenant-gouverneur de cette province est autorisé par sa Majesté, en cas de mort ou de démission, à nommor pro tempore los personnes qu'il croit les plus propres à entrer dans son conseil, je pouvais constitu-

tionne] mettre exerce) que j'a de l’ass désirait fin :

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DÜ CANADA. 361

tionnel!ement, et J'aurais dû, peut-être, refuser de sou. mettre à une branche de la législature, mes raisons pour exercer cette prérogative, mais, poussé par ce vif désir que j'avais toujours montré de me conformer aux désirs de l'assemblée, je lui transmis la Correspondance qu’elle désirait, avec un. message conciliant, dont voici la fin :

‘“ Dans ces sentimens, je transmets à la chambre d’assemblée les documens qu’elle me demande, avec la confiance que je ne peux lui donner une preuve plus convainquante de mon désir de cunserver ses priviléges inviolables, qu'en lui prouvant que je suis également déterminé à maintenir les prérogatives de la couroune, dont une des plus évidentes est celle dont J'ai usé, en nommant des conseillers auxquels je crois CCasciencieusement pouvoir me fier. Je déclare délibérément que je serai responsable de leurs actes, mais qu'ils ne seront pas responsables des miens, parceque prêtant serment de garder le silence, il sont privés par le fait, aussi bien que par la constitution, de tout pouvoir de se défendre.

‘La chambre d’assemblée remit tout le sujet à un comité qui, contrairement aux formes ordinaires, me fit connaître son existence, on s'adressant directement à moi, au lieu de le faire par le canal de la chambre, Pour obtenir d’autres documens et renseignemens, que je lui transmis incontinent, sans faire de remarque sur l’irrégularité de la demande, et la chambre, à ma grande surprise, passa une sentence prématurée sur lo sujet, par une adresse, dans laquelle elle me déclarait ‘son regret profond de ce que j'avais accepté ia résignation de mes ci-devant conseillers.’ à

“ L'extrait suivant de ma réplique à cette décision, expliquera suffisamment le désir amical que je con-

servais encore de donner toute satisfaction raisonnable :

“ Je transmets toute la Correspondance à la chambre d’assemblée, avec un vif désir que la question soit discutée impartialement, sans égard pour mon opinion. Dans la place que j'oceu trois branches de la législature,

et je demande pour moi-même la liberté de penser

aussi fermement que

je désire que les deux autres branches conservent le

même privilége. Si je me croyais dans l’e reconnaîtrais à l'instant mon tor est de mon devoir de maintenir mon opinion. La chambre doit sar ir qu’il existe un tribunal constitutionnel compétent Pour examiner sa décision, et Je suis prêt, en tout temps, à me soumettre à ce tribunal. En appeler au peuple est inconstitutionnel et peu sage ; en appeler à ses Passions est chose plus que blämable; mais je me suis toujours montré disposé à m'en remettre au bon sens de la chambre

d’assemblée, j'en appelle encore avec confiance bon sens.

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“ M'étant ainsi rejeté sur l'intégrité de l'assemblée je pouvais raisonnablement m'attendre qu'on interpréterait favorablement mes actes et mes paroles, et que la disposition que j'avais montrée à donner les plus amples renseignemens, et à me prêter aux désirs et à l'attente de cette Chambre, scrait duement appréciée ; mais les événemens qui eurent liou immédiatement m’apportèrent la désagréable nouvelle que l’on avait fait des efforts, sous prétext en danger, pour tromper l'esprit public et la croyance que moi, comme lieutonant.go

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bt oANAbA. 353

un mépris complet des idées et des sentimens du peuple......et que, par ces raisons, les habitans de cette province ne pourraient jamais être contens ou heureux sous mon administration, Plusieurs pétitions, qui devaient être adresséos à la chambre d'assemblée, et qui, suivant les apparences, étaient envoyées par des membres de cette chambre à des particuliers, de la Campagne, pour obtenir des signatures, ayant été renvoyées aux buroaux du gouvernemet, j'eûs toute occasion pour me convaincre qu'on faisait des démarches pour embarrasser le gouvernement, on arrêtant les subsides, et que l’on avait même prescrit au peuple les termes dans lesquels on désirait qu'il s'adressdt à ses représentants à ce sujet...

“ Messieurs de la chambre d’assemblée : — C’est avec surprise que j'ai appris que vous aviez jugé à propos d'arrêter les subsides. Dans l'histoire du Haut-Canada, on ne trouve pas, je crois, qu’on ait jamais eu recours à cotte mesure, et comme j'étais porteur des instructions spéciales de sa Majesté, pour examiner et corriger, autant que je le jugerais nécessaire, les griefs détaillés dans votre rapport, j'avoue que je ne m'attendais point à me voir susciter cet embarras par votre chambre. L'effet do votre décision réfléchie sera sévèrement senti par tous ceux qui remplissent des charges publiques, par la cessation des améliorations dans vos routes, etc.

“Dans les plaintes que vous avez portées contre moi, dans lesquelles vous déclarez que mon ‘ oreille est crédule, mon ‘esprit empoisonné ;’ que mes ‘ sentimens sont amers, que je suis ‘ despotique, tyrannique, injuste, et trompeur ; ? que ma ‘condnite déroge à

l'honneur du roi ;’ et tend ‘à démoraliser la société,’ et

que j'ai traité le peuple de ce Pays comme ‘ valant

un peu mieux qu’un peuple de voleurs et de fous,’

Vous vous êtes prévalu des hauts priviléges qui vous

sont confiés par vos constituans, à l’exercice desquels

je n'ai conséquemment aucune objection constitution. nelle à offrir ; mais pour l'honneur de cette province, auquel, quoiqu'étranger, je suis aussi intéressé que ses habitans, je ne puis que regretter que, tandis que je recevai8, de toutes Parts, des adresses les plus loyales, VOUS, en votre cualité de législateurs, vous ayez désigné le gouvernenont d: on M ‘Jésté, qui a agi dernieroment envers le Fnut.Canala, avec tant de magna. nimité et de désintevcssement, par l'expression do ‘ loi de Downing street. ” Après avoir exposé la conduite qu'il se proposait

de tenir, sir Francis continue et termine ainei son

discours : “ Je ferai tous mes efforts pour faire com-

prendre au pouple que l’union fait la force, et que

lesprit de parti ne produit que la faiblesse ; qu'il

devrait, en Conséquence, oublier toute animosité

politique ou religieuse, et considérer comme ses en-

nemis ceux qui cherchent à tourmenter l’une ou

l’autre ; que jeté largement comme il l'est surface de votre pays, il devrait ge rappeler avec Orgueil l’histoire brillante de la mère-patrie d’où il est sorti et que, comme ses ancêtres, il devrait sontonir l'étendard britannique, qui lui donnera toujours la liberté et une protection désintéressée, que le pays étant ainsi tranquillisé, le surplus des capitaux de la métropole arrosera cette province, et que sa population changera les déserts dont elle abonde en champs verdoyants ; qu’une diffusion de ces capitaux établirait en tous lieux des marchés et d'excellentes rout. 4, qui sont comme les art de l’agriculture et «: Commerce ; qu'on devrait assurer une éducation sim-

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à Dieu dans les cieux, et sur la terre, paix et bénédiction aux hommes de bonne volonté,’ “ Saisissant toute occasion d’ dations aux habitans de cette province, je ne cherchersi point à los faire adopter par force, au contraire, je dirai ouvertement que si les agriculteurs du Haut-Canada ne sont Pas encore assez fatigués d'agitation, s'ils ne voient Pas encore clairement à quoi elle leur a servi, il sera hors de mon pouvoir de les assister... Mais dès lors qu’ils seront prêts à se joindre à moi du cœur et de la main, pour avancer loyalement la paix et la prospérité de la province, il me trouveront sincèrement dévoué à leur service. Je défendrai en mêmo temps la constitution du pays, et ils peuvent être assurés que je résisterai efficacement, comme je l'ai déjà fait, à la moindre tentative faite pour en usurper les prérogatives, J'ai reçu avec un indicible plaisir les preuves de la s'opère d'heure en heure, dans l'esprit public, et pour l'intérêt de la province, plus que pour le mien, j’applaudis à ces nobles sentimens britanniques que je

8, pour me défendre contre les insultes, m'applaudir et m'accompagner dans

offrir ces recomman-

que cette réaction eût lieu pour mettre des bornes aux excès déma

gogiques de la Chambre d’assemblée et de ses fauteurs : elle était due,

peut être moins à ces excès mêmes qu'au talent émiaent de Sir F, B. Head pour les dévoiler, les faire ressortir et les exposer sous leur vrai jour, Si la même réaction n’eût pas lieu alors dans la Bas-Canada, à la vue d’excès semblables, c’est que lord Gosford ne sût

386 Histotià ni parler au peuple ni se faire entendre de lui: Sir F. B. Head sût se prévaloir de cette réaction pour se débarrasser d’une Chambre qui paralysait son admi. nistration, et menaçait de jeter tout dans la consti. tution pour parvenir à son but, Illa renvoya pour recourir à de nouvelles élections, et ces élections lui donnèrent une chambre qui fût le Contre-pied de sa devancière immédiate.

En rentrant dans le Bas-Canada, il faut remonter Un peu plus haut; pour dire que la licence de la presse était telle, qu’un Corps de grands jurés se ernt obligé de représenter, au grand déplaisir de La Mi: nerve, poursuivie pour libelle contre ce même grand jury et du Herald qui avait à prondre pour lui une bonne part de la censure,* “ qu'ils ne pouvaient so déguiser à eux-mêmes le fait, ni s'empêcher de remarquer, que l'état présent d’excitation publique, et les fréquentes atteintes à la Paix, qui en sont la congé. quences sont surtout attribuables à {a licence de la Presse, qui a engendré des dissentions nationales, poli. tiques et religieuses, dans une : communauté,’ (société Ou population) autrefois paisible et heureuse.”

Mais cette licence, ou cette liberté, quelque grande qu'elle fût, pâlissait devant celle qui fût prise, le 11 avril, au comté des Deux-Montagnes, sous la présidénce du « lieutenant-colonel RAIZENNE ” et le secrétariat des docteurs J, O. CHENIER ot J. H. Masson. En passant par-dessu: les premières résolutions, qui ne sont que la répétition du fonds des 92, ou d’autres Plus récentes, on ÿ entend dire, en dernier lieu :

“ Nous regardons les instructions de lord Glenelg,

* Ce qui fâchait surtout ce dernier, c’est qu’au nombre des

rands-jurés qui avaient fait cette représentation étaient M. P. EL.

ROLERE, propriétaire de 2? 4ms du Peuple, et M. T, Miromi SMITH, rédacteur du Morning Courier.

en date système me un r peuple. ] final de j multiplié du peuple poir que de cette p dre et de série de :

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Glenelg,

ombre des t M. P.E.

Miroueie

en date du 17 juillet 1835, comme la continuation du système d’absolutisme qui a régné par le passé, et comme un refus de reconnaître les droits de la chambre et du peuple. Regardant les dites instructions comme un déni final de justice.…..lassés d'avoir fait des représentations multipliées, qui ont été foulées aux pieds, si l'attente du peuple était encore décçue..…….nous n’aurions d’espoir que dans {a fermeté et la constance des habitans de cette province, de toute origine, et dans cet esprit d’or: dre et de persévérance, qui, ayant résisté à une longue série de violences et d'oppressions, Saura, à la longue, faire triompher des principes qui sont d’un intérêt vital et commun pour toutes es colonies britanniques de l'Amérique du Nord. La déclaration du gouver. neur en Chef, qu'IL VIOLERAIT {4 constitution et les droits sacrés et les mieux assurés du Peuple, en prenant ‘à même” les deniers publics des sommes destinées à maintenir un gouvernement corrompu, malgré le refus de la représentation.…..cst un nouvel acte d’hostilité, qui viole le contrat social, et qui assimile l'admivistration actuelle à celle des Craig, des Dalhousie, et des Aÿlmer......et nous la rogarderons comme ter. minée du moment où elle mottra à effet cette déclaration ‘illégale, et alors 7 sera du devoir du peuple du pays d'adopter les mesures qui lui paraîtront les plus propres à faire respecter ses droits inhérents de sujets britanniques, et à assurer la permanence de ses libertés envahies, et de ses institutions menacées. Nous regardons comme sage et salutaire la pratique adoptée par les ci-devant colonies anglaises d'Amérique, de s'abstenir de consommer les marchandises et les produits des manufactures britanniques. Nous invitons nos concitoyens de toutes les parties du pays à se Préparer aux sacrifices que nécessitera l'adoption de

mesures semblables, 4 moins que pleine justice ne soit rendue au Pays. Nous prions nos frère r'éformistes dans les doux provinces, de s assembler dans les divers comtés et Villes, pour Prendre l'état des affaires publiques en considération.

Cette espèce de déclaration de &uerre faite avant d’avoir mesuré sos forces, et en comptant pour alliés des hommes qui ne pouvaiét être que des adversaires, eût du retentissement dans plusieurs parties des districts de Montréal et des Trois-Rivières.

“ Une assomblée générale du comté d'Yamaska, où le Dr, O’Callaghan donna une ample exposition de l'état de la province,” eût lieu le 3 Juillet. On trouve dans les résolutions qui y furent adoptées, que le déni

d’un certain groit Sacré du peuple, lui fait une injure, dont :! doit se venger ; que l'autorité du roi cesse d'être légitime, sitôt qu’il viole les droits que la constitution garantit au peuple: que l'intervention du parlement impérial, par rapport à la vente et à la régie des terres, incultes et à la tenure des anciennes concessions, est une violation des droits d Peupie; que le conseil jé. gislatif est la plus grande nuisance politique de ce pays... et que la perte de certains b;7/s -Provoque son abolition . que tant que tous les griefs dont On s’est plaint, n'auront pas été redressées, les représentans dr peuple rendront justice à leurs COmmettans, en refusant tout subside, qu'une médaille soit présenté. À truite per- SOnn6 qui établira wne distillerie; que + ©. até approuve hautement la majorité de la chambre d’assemblée, et Particulièrement le Dr. O’Callaghan, etc., mais que L. G. pe Tonnancour, écuyer, a perdu la Confiance de ses Conslituans, en votant avec la minorité de la chambre, sur leg subsides,” etc.

Les franc-tenanciers du comté de l’Acadie (qui

s'assemt Côte doi des,” pa dre et de d'homme Dalhousi pays ; ils gnation ‘ ger, et 1 truction « pour régl gouverner mestires q uistres de shtution 1 eufin, ils a représenta sur la ques bices émine dus au pay 0 Connell.

Nous n’a gage des O ‘ondre, et n auteurs ou :

Vaudre omté, M. E ement à la ans des c} sislatur( Soufrir dav.

“+ Malgré Les p mises par le can äit pas voulu fe

le tirage des juri Yoyance, Pour ne

justice ne rèree réfor.

nbler dans l'état des

aite avant pour alliés Lversaires, 8 des dis-

naska, où sition de )n trouve 1e le déni 1e injure, se d'être stitution rlement es terres, ions, est nsoil lé- ? pays...

abolition plaint, peuple nt tout te perité apassem- Otc.

rdu la

inori-

(qui

sassemblèrent lo 4 Juillet) après avoir entendu « M,

Côte douner au long l'explication du vote des subi. des,” parlent « d'a peu près un demi siècle de désor. dre et de mauvais Gouvernement, et d'hommes mal intentionné Dalhousie, et es Aylmer, r4ys; ils voient avec los gnation ‘ leurs vies ot leu ge”, et lours droits Aonteusement violés, t'uction continuée du b;1f Passé par leurs r pour régler le tirage des Jurés,* etc., ils tiennent le souvernement de sa Ma jesté responsable des diverses metres qu'ils ont numérées, en autunt que les miuistres de sa Majesté ons négligé de faire dans ta con stitution les changemess demandés si souvent, etc., eufin, ils approuvent han: ment la conduite de leurs représentans, et surtout oile de ©, H, ©. Uôte, écuÿer, su la question dos subsides, e Onnaissant les services éminens que M. Roebuck, et M. Iume ont ren-

dus au pays, ils los remercient, ainsi que M. Daniel 0 Connel],” .

Nous n’avons Pas besoin d’avertir que c’est le lan sige des O’Callaghan et des Côte qu'on vient d'en ‘cndre, et non celui des individus mis en avant comme auteurs ou moteur de ces résolutions,

Vaudreuil, où se trouva, avec les représentans du omté, M. E, B, 0'Callaghan, On recommanda virtuel. ‘ment à la chambre de se suicider, en résolvant que :

‘8 468 Changemens dans Ja deuxième branche de

£islature, 1a Chambre d'assemblée ne devrait plus fouftir davantage un système

> € äégradaiion

d'une succession 8 qui, comme /es Uraig, les ont tyrannisé et Opprimé ce sentimens d’une juste in

TS propriétés encore ‘en dan-

par la deseprésentans

ne PP UEUS — — . nm ne * Malgré les plaintes deg . rincipaux fliciers de la justice transmises par le canal du gouverneur à l'assemblée, cette Chambre n’a-

ait pas voulu faire Je moindre changement à un bill ‘ pour régler ic tirage des jurés,” qu'elle avait Passé avec la plug grande impré. ToYauce, pour ne fien dire de plus, quant aux Brands jurés surtout,

d'insultes, en continua: v À procéder anx affaires p! bliques avec le conseil législatif dans sa composition

actuelle.”

Au grand mécontentement du Vindicator ot de 1 Minerve, ces assemblées, ridiculisée les journalistes de la province Canadien, parce qu'en approuvan Majorité de la chambre On Censurait injurieusem

pris la défense,

elles-mêmes que comme n'ayant aucun à-propos ni but à atteindre, “ car, dit-il, à la suite de la sc8sion, de pa

reilles assembléos av

aient un sens ; mais, après un

intervalle de six mois, de parcilles manifestations

sentent fortement /a besace.

On pourrait croire

qu'elles sont le fruit de longues et pressantos impor tunités, de la part des membres, ou de leurs amis, on de la part de ceux en faveur de qui elles sont faite: pour étancher chez quelques mombres la soif d'appr

bations,”’ etc.

Si ces assemblées n'avaient aucun but, elles étaicr par elles-mêmes plus qu'inutiles, car, jointes à

"licence de la presse,

ver plus d’une tête ch

plus d’un cerveau mé de la Montagne,” qui

elles avaient l'effet de faire tou:

aude ou légère, et de fanatiser me déjà rassi, témoin : “le Vieux

se dit de la Malbaie, où s'étai:

tenue une de ces assemblées, et qui prit pour texte. “ Les peuples qui rentrent dans leurs droits ne son pas des peuples révoltés. "*

RSR ..

* “ Les Canadas approchent de l'époque fortunée de leur affranchissement..….. Toutes les mesuros arbitraires auxquelles on pour

rait avoir recours pour arrête qu'accélérer la catastrophe e est destinée à subir une gran.

r da marche des Canadiens ne forui t l'on peut prédire que cette colonie le Commotion populuire, qui ne smurait

être éloignée... Un homme se trouve au sein de notre asge illes dépasse de ce qu'un géant dépasse un pygmée... IH n'iguorn 8 que le pouvoir ne se donne pas.…....il se prend”...

$ par prosque tous ©, déplurent aussi au t “hautement” !à sur la question des subaides, ent la minorité, dont il avait Il les blâmait Pourtant moins er

A | nutic poli ti et In

" L rié de popul latif & res, sa çant « n'ayan pouvo est da sujet, 4 des r£ inévits sora ul du Bas

Ces el Ang peu ré l'esprit M. Roc mais d’ [OUT p plaire £

Quan aussi, T rom plis ses, de CIEUX, € qui par nous nl milieu

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1 prosque tous rent aussi au iautement ” }a n des subsides.

é, dont il avait ant moins er \-propos ni bui sC#Sion, de pa

1ais, après un nanifestations urrait croire santos impor

leurs amis, ou

28 Sont fuite:

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elles étaier jointes à

le faire tour de fanatiser L: “le Vieux ie, où s'était pour texto, ‘Oits ne sont

de leur affran 1elles on pour iens ne ferai

8e cette colouis:

qui n6 Smuruit tre Asge

Il n'ignor

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