‹ Histoire du Canada et des Canadiens sous la domination anglaise [microforme]Chapitre 65 sur 72 · Commerce libre et étendu: source de richesse d’un pays · texte numérisé non relu

Commerce libre et étendu: source de richesse d’un pays

17. Le beau sexe canadien, qui ne le cède à celui d'aucun autre pays,

Il y avait, dans quelques-unes de ces santés, des propositions dont la vérité, ou l’applicabilité à cette colonie était très contestable, mais ce que nous soulignons de la 13ème nous convainc que si, dans chacune des localités où il y eût des assemblées ou des réunions

patriotiques, il sé, fût trouvé des patriotes modérés, |

qui eussent voulu user de leur influence pour les restreindre dans de justes bornes, on n’aurait jamais eu à les réprouver comme immorales ou séditieuses ; et peut-être que le temps ne serait pas venu où l’on pût dire ou croire avec Bopin, que ‘quand on a de bonnes raisons pour ne pas se déclarer ouvertement pour le peuple, il est prudent, nécessaire même, pour son salut de ne lo pas contrarier.’ Cette Prudence, devenue plus tard nécessité, dans une partie du district de Montréal, a fait croire le nombre des révolutionnaires beaucoup plus grand qu'il n'était, et le machiavélismé ou l'antipathie nationale a tenté de s’en prévaloir. L'idée de la pusillanimité plutôt que celle de la prudence, nous ramène à notre sujet, et nous voÿons une paroisse, où l’éloquence démagogique eût carte blanche, offrir à sa fête de Saint J ean-Baptiste, les santés qui étaient comme le présage des scènes qu’on eût à y déplorer, un peu plus tard,

Un autre moyen, sinon d’agitation, du moins de dé. ception, c'était de donner pour “ la voix du peuple,” ce qu'on aurait pu appeler, à plus juste titre la voix de la populace. A Stanbridge, comté de Missisconi, ce fût, il paraît, une populace étrangère qui, le 4 juillet, jour mémorable chez nos voisins, fit parade de ses sen-

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timens, et de ses idées innées. La farce qu’elle joua fût en harmonie avec les résolutions qu'elle adopta.

Les amis de la constitution et du gouvernement çomprirent que les circonstances exigeaient d'eux des démonstrations plus énergiques et plus influentes que des articles de 8azette, et résolurent d’avoir aussi des assemblées anti-agitatrices ou Constitutionnelles. La première de ces assemblées, convoquée par une réquisition signée d'environ 2,000 nom; anglais et français, eût lieu sur la Place d’Armes de Montréal, le 5 juillet. Il y fût prononcé des discours énergiques, en français et en anglais, à l'appui des résolutions qui furent :

1. “Que le refus inexcusable de la chambre d’assemblée de faire les appropriations nécessaires pour l’adisinistration de la justice et le soutien du gouvernement civil........a été la principale cause des résolutions proposées par les ministres de sa Majesté, et adoptées par le parlement impérial ;

2. “Que cette assemblée désapprouve hautement les procédés outrés de la majorité de la chambre d’assemblée, dans son refus formel de procéder aux affaires publiques, dans sa détermination déclarée de ne point coopérer avec le Bouvernement, et dans sa résolution de continuer à suivre la ligne de politique qu'elle a adoptée, et que Ces procédés sont la source des plus grands maux pour la province en général, pour le commerce du Pays, et funestes aux intérêts des classes agricoles et industrielles ;

3, “ Que cette assemblée ne peut exprimer en termes assez énergiques son horreur pour l’effet immoral et désorganisatour des mesures recommandées et des résolutions adoptées aux assemblées publiques récemment tenues dans diverses parties de cette province, et que cette assemblée désapprouve comme directe-

444 HtsToth£

ment opposées aux sentimens de fidélité à sa Majesté et de dévouement à son gouvernement, nourris par ses loyaux sujets canadiens, par toute la province ;

4. “Que cette assemblée est intimement convaincue que les griefs réels et reconnus des sujets de sa Majesté, dans le Bas-Canda, seront pleinement redressés par le gouvernement de sa Majesté ; que la continuation de la connexion du Bas-Canada avec la mèrepatrie est absolument nécessaire à la prospérité et à l'avancement de cette province, et que toute tentative pour troubler cette connexion, est directement contraire'à l'opinion de cette assemblée, et absolument opposée à ses désirs comme à ses intér êts.”

Cependant, loin de “ discontinuer la publication de tous écrits d'une tendance irritante ou séditieuse,” le Vindicator.et La Minerve semblaient s’efforcer de faire tous les jours de nouveaux progrès. Ces journaux avaient appelé à l'aide de la pernicieuse correspondance de Londres la correspondance canadienne du Daily Express de New York, et cette dernière correspondance ne tarda pas à l'emporter de beaucoup eur la première, dans la carrière de la trahison et de la rébellion : la première prêchait “lâchement” la révolte aux Canadiens, si l’on faisait ceci, ou si l’on ne faisait pas Cela; la dernière, comptant sur la faiblesse et l'inertie de lord Gosford, voulait, pour ainsi dire, les Y Contraindre par les mciifs les plus coupables, à l’aide de l'étranger, qu’elle appelait de toutes ses forces, en lui traçant efirontément des plans de campagne, un système de guerre dont la scélératesse égalait l'extravagance, faisant de temps à autre des efforts risibles pour se surpasser par le mépris de ia moraio publique, l’effronterie et le cynisme,

Dans le même temps que le Vindicator et La Minerve

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DÙÜ CANADA, 445

publiaient impunément cette Correspondance “ architraitresse,” on lisait dans ces feuilles des articles comme le suivant (daté, Londres 21 janvier 1837) : “On doit faire sentir au peuple la nécessité de cesser de faire usage des articles qui contribuent le plus à produire des revenus. …….Il paraît être du devoir du parti populaire de porter la détresse Chez le marchand. Si vous trouvez que le système de diminuer ou de détruire les revenus ne réussit pas, alors, il ne vous restera plus qu’une seule ressource, l'indépendance.”

Toutes ces exhortations à la révolte et cos plans do petite guerre, que lord Gosford laissait publier, et qui tendaient à faire des Canadiens, pour la gratification hasardeuse de quelques indigènes exaltés, ou d’étrangers désespérés, un peuple de Miquelets, de Barbets et de Chouans, contrebandiers, brigands, meurtriers, sans {oi ni loi, excitérent l'indignation de tous les journalistes ennemis des excès populaires et la Gacette de Québec exhala particulièrement la sienne, le 13 juillet, dens un article intitulé: « Plan de trahison formé à Montréal pour livrer le Canada aux américains, et dévoilé par L. M. N.,” dont nous extrayons ce qui suit :

“Nous avons déjà donné quelques extraits des correspondances de l’architraître L. M. N., qui écrit de Montréal au Daity Express, de New York, et dont les lettres sont reproduites avec avidité par le Vindicator et traduites avec empressement par La Minerve. On a vu que L, M. N. s'était imposé la ‘ noble ” tâche de convaincre les américains que le Canada était prêt pour la révolte, qu’il leur tendait los bras ot les appelait de tous ses Vœux, et que l'intérêt, l'honneur et la reconnaissance envers l'Etro Suprême, les obligeaient de venir à son secours, On a vu aussi que

446 titsttothà

le journal officiel de M. Papineau, d'intelligence avec L. M. N., ajoutait le poids de son autorité à tout ce que disait le correspondant de Montréal, et le vantait aux habitans des Etats-Unis, comme devant leur donner enfin des idées exactes sur le Canada. Ona vu de plus, avec quel empressement La Minerve à l'exemple du Vindicator, (dont elle n’est, pour ainsi dire, que la version française,) recueillait tous les articles dans le même sens qu’elle trouvait dans les journaux américains, et les présentaient à ses lecteurs comme unc preuve que nos voisins avaient ‘“ les yeux ouverts sur nous,” et n’attendaient qu'un signal pour voler à notre secours. On peut se rappeler quelles bodées d’injures nous nous sommes attirées, en signasant l’existénce de ce complot bien avant qu'il fût question de la mesure ministérielle, dont on est bien aise aujourd’hui de se faire un prétexte pour avouer hautement des projets criminels conçus depuis longtems,* auxquels on a voulu lier le peuple en 1834, en l'engageant à souscrire à des résolutions dont il ne comprenait pas la portée ; auxquels on a voulu lier ses représentans, en 1836, en les engageant à déclarer solennellement qu’ils ajournaient leurs délibérations, jusqu’à ce qu’on leur eût accordé l'impossible, et auxquels on veut, aujourd’hui, lier, d’une manière inséparable, et le peuple et ses représentans, en les engageant à se compromettre par une résistance ouverte à une mesure qu'on a prévue, qu’on aurait pu détourner, et qu'on a volontairement rendue inévitable,

‘“ À Dieu ne plaise que nous rendions complices de ces projets tous les signataires des 92 rés: lutions. Loin de là, nous croyons que la plupart d’entre eux, ani. més des sentimens du plus pur patriotisme, et entrai.

* Voir la lettre de M. Joseph Howe à M. E. B, O’Callaghan.

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nés par une confiance aveugle dans des chefs qu'ils croyaient animés des mêmes sentimens, ont agi de bonne foi, sans-arrière pensée, et sont revenus ou reviendront sur leurs Pas, du moment où ils se seront aperçus où on les a voulu conduire. Comme sujets, comme citoyens, ils exerçaient un droit, en s’adressant à l'autorité légitime..…..mais refuser de se soumettre à la décision de cette autorité, se révolter contre elle et l’injurier, parce qu’elle n’a pas cru devoir accorder tout ce qu'on lui demandait, et cela,

sans vouloir même entrer dans les motifs de son refus |

partiel, ce serait prouver qu'on n'a pas agi de bonne foi, et qu’on aurait mérité un refus absolu ‘et non motivé, l’objet de la demande eût:il été, d’ailleurs, juste et raisonnable, Il est donc de l'honneur, comme il est du devoir et de l'intérêt de tous ceux qui, de bonne foi et sans arrière-pensée, ont adhéré, en leur qualité individuelle, aux 92 résolutions, de protester solennellement contre les intentions qu'on pourrait leur prêter, s'ils ne séparaient pas leur cause de celle des traîtres, qui font de ce refus, partiel et motivé un prétexte pour justifier la rebellion, et pour livrer le pays à une horde d’aventuriers, sans foi ni loi, comme on a la preuve qu'ils entendent le faire.

“A Dieu ne plaise, non plus, que nous rendions complices de ces sinistres projets, tous les auteurs de résolutions, source de tant de maux, ou tous les membres de l'assemblée qui ont concouru à l'adresse de 1836, où la chambre déclarait ajourner ses délibérations jusqu’à ce qu’on lui eût accordé ses demandes, dont la principale, sans laquelle toute autre condition, disaitelle, serait inefficace, était que la nomination des membres de la chambre haute fût ôtée au roi et donnée au peuple, conformément au vœu exprimé dans

118 HistotRt

une des résolutions de 1834. On n'exigern jar que nous fassions l'apologie de ceux qui ont pu imnocvm: ment participer à cette détermination, mais il nous sera permis de rappeler les bruits qui ont couru dans le temps, qu'une partie des membres avaient été comme circonvenus, pris aux piège, et qu’ils n'avaient pas plutôt ouvert les yeux, qu'iis voulurent retirer leur adhésion, mais qu'il n'était plus temp, les autres s'étant immédiatement débandés.”

<e9 92 résolutions, l'adresse du 30 septembre 1836, et les rerisrques qu’on vient de lire, rappellent le passage cuivant d'un article que La Misrerve du 5 décembre de la même année 1886, offrait à ses lecteurs comme transcrit de l'Echo de la Louisiane du 9 novembre précédent, laissant à deviner à qui devaient être attribués les desseins et le machiavélisme populicide exposés dans ce passage. -

“IL est vrai que l'adresse des députés canadiens contient de très-humbles protestations de respect pour sa Majesté, et les assurances d’une constante fidélité ; maïs de telles paroles ne peuvent tromper, et ne trompent, en effet, personne. C'est le langage de toute révolution qui commence. Les choses sont encore indécises, et l’on cherche à se ménager une excuse, qui, cependant, ne servirait de rien, après une défaite, parceque le vainqueur sait très bien que si on le respecte, c’est qu'on n’a pu le briser. Cette litanie de dévotement et de loyauté est tellement passée en habitude, que l’histoire nous montre les hommes les plus décidés à produire vn bouleversement social, faire souvent usago de cette formule courtisane, ::2 néanmoins, nous devons convenir qu’elle a 5>ivent son avantage, €! :1ême sa nécessité ; pour & hémme courageux, qui ::+ envisager une révol::2: et marcher

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droit à elle, il en est cent mille qui recuieraiont peutêtre, s'ils comprenaint tout d’un coup le but où on les conduit. Or, ces cent mille, c’est la foule, c'est la masse, dont un jour le poids fera pencher la balance en faveur de la liberté, mais à laquelle il est bon de cacher la longueur de la route, l'immensité de l'œuvre qu'on veut lui faire entreprendre C'est elle qu'il faut tromper par des protestations de dévouement, afin de lui laisser l'espérance d’un accommodement, dont la réalisation n’arrivant jamais, ne servira qu’à l’irriter encore plus, et cela doit se faire ainsi jusqu’à ce qu'on ait amené cette foule irritée à n'avoir à résoudre qu'une seule question, ‘to be, or not to be ”

Comme pour venir en aide au but de la correspondance qu'il publiait “ avec avidité,” le Vindicator comptant, en apparence, sur l'impunité, ne se fit pas scrupule d'exciter les soldats à la désertion, et son numéro du 14 juillet le montra entrant dans cette carrière de lâcheté, et d'iniquité et il s’y distingua tellement, de toutes manières, qu’il fâcha grandement le Canadien qui, finalement, trouva dans ce Journal des expressions propres à Corrompre le goût, si elles n'inspiraient pas le plus profond dégoût, un dévergondage d’idées et de sentimens qu'on ne s’attendrait pas à trouver dans une maison de maniaques ; il n’y voyait plus que de la “fougue,” des “ écarts,” des “injures gratuites, le produit d’une imagination délirante, de l'extrême violence, de l'extrême imprudence, de l'extrême intolérance, de la tyrannie.” Enfin, il ne put s'empêcher de dire “ qu'il y avait, à Montréal, des gens payés pour ruiner le parti qu'ils faisaient semblant de ‘éfendre.” C'était, en effet, de Montréal qu'était zarti ce qui, de Londres, revint trouver place dans La Minerve, savoir: “ Nous lui déclarons une

guerre ouverte, pour la même raison qui nous a fait combattre lord Aylmer, et nos hostilités ne cesserons jamais que nous ne l’ayons chassé du pays. Mais, hélas ! à quoi bon cette opposition? Gosford serait remplacé par quelque autre lord muni d'instructions semblables aux siennes; de sorte que notre unique espérance est d’élire nous-mêmes notre gouverneur, en d’autres termes, de cesser d'appartenir à l'empire britannique.” Sur quoi, le Canadien s'écrie en: vrai prophète : “Courage, amis, courage ! encore quelque temps de cette belle politique, et le parti oligarchique n'aura plus qu’à vous voter une médaille ou couronne civique.” ‘ Si cette ‘“ belle politique ” ne mérita aux “amis ” du Canadien, ni couronne ni médaille, elle réjouit le cœùr de l'objet de ses grands et fréquents éloges passés, de M. W. L. Mackenzie, qui, dans une espèce d’extuse prévisionnelle, s'écrie : “ Tous les yeux sont tournés sur les braves et courageux patriotes du Bas-Canada.”

Si le gouvernement était trop faible et trop inerte pour tenter de réprimer autrement que par des exhortations, une presse qui allait jusqu’à exciter les militaires à déserter leurs drapeaux pour passer à l’étranger, et à publier pour le peuple des plans d’insurrection et de chouannerie, il crut pouvoir au moins punir par la destitution ceux des agitateurs qui tenaient de lui des charges honorifiques.

Le premier sur qui tomba l’animadversion du gouverneur fût le lieutenant-colonel Ignace RAIZENNE qui avait figuré éminemment à l'assemblée anti-coercitive du comté des Deux-Montagnes, et ensuite refusé de se conformer à l'ordre général du 21 juin. Une longue lettre en réponse à une demande d'explication n'ayant pas paru satisfaisante, l’ordre général suivant fût

publié sur la date du 3 juillet :

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“ Le lieutenant-colonel Raizenne ayant désobéi à l'ordre du 12 juin, requérant la lecture, à la tête de son bataillon, de la proclamation de son Excellence, le gouverneur en chef, sa Majesté se dispensera, à l'avenir, de ses services.”

M. Raizenne ne tarda pas à être dédommagé de la perte de son grade par une résolution du comité central et permanent, dans laquelle, après un préambule contre la conduite du Bouverneur, il était dit que “le colonel Raïizenne, par un refus de lire la Proclamation, a donné une nouvelle preuve de sa fermeté et de son indubitable patriotisme, et que sa démission..……..lui donne de nouveaux droits à l'estime de ses concitoyens, Conséquemment, ce comité lui offre, à l’unanimité, ses remercimens,”

Le second objet de l'animadversion de lord Gosford fût un juge de paix, accusé d’avoir « traité la proclamation avec le plus grand mépris et conseillé au peuple d'en rire.” La correspondance entre ce magistrat et lo secrétaire civil, commencée le 30 juin, fût terminée le 29 juillet, par la lettre suivante : “ Le gouverneur en chef m'enjoint de vous informer, que votre conduite comme juge de paix a été telle, que son Excellence s'est crue obligé de faire émaner l'instrument né-* cessaire pour vous décharger de la commission de la paix, et que, Conséquemment, vous êtes déchu de vos fonctions magistrales.”

Il fût »ésolu par le comité central et permanent, que ce juge de paix “ avait acquis de nouveaux droits à l’estime et au respect de ses concitoyens,” etc.

Si les magistrats et officiers de milice destitués ävaient leurs approbatcurs, le gouverneur avait aussi,

de temps à autre, des inanifestations publiques en sa faveur.

À une a sombiée nombreuse, tente à Napierville, comté de l’Acadie, le 24 juillet il fût réso/u : ‘avec une entière connaissance de cause,’

2. Que la ligne de conduite tonue par la majorité de la chambre d’assem!e +puis quelques années, et le refus continuel de ce corps de coopérer avec les autres branches de Ja législature......ont imposé aux ministres de sa Majesté la nécessité de recourir à l'autorité du parlement impérial, afin d'arrêter un cours de choses funestes aux intérêts de la colonie, et pesant avec le plus grand préjudice sur toutes les classes de la population ;

3. ‘ Que la chambre d'assemblée ayant virtuelle. ment abdigué ses fonctions, en refusant de pourvoir aux dépenses du gouvernement local....cette nxsemblée se sent appelée à exprimer son approbation des résolutions récemment soumises aux chambres du parlement ;

4, “ Que cette assemblée condamne les mesures suggérées, et les principes avoués dans les différentes assemblées tenucs dans diverses parties de la province ;

5. Q1° cette assemb' 6e conçoit que la majorité des lois, ainsi qu’un ferme exercice de l'autorité confiée au gouvernement, sont devenus nécessaires pour réprimer la diflusion de principes séditieux et désorganisateurs ;

6. ‘ Que cette assemblée se repose sur les honora bles intentions du go vernemnent de sa Majesté envers ses sujets canadiens ;

7. ‘ Que cette assc:.blée approuve l'administration de lord Gosford ;,

8. “ Que cette assemblée.……..croit fermement que tous les troubles qui détruisent le pays, proviennent üniquement des rêves ambiteux de L. J. Papineau ;..

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Le 25 juillet, “à une assemblée nombreuse des ciloyens des Trois-Rivières,” il fût résolu :

“ Que cetto assemblée désapprouve le refus opiniâtre de la chambre d'assembléo de faire les appropriations nécessaires... :,

“Que la chambre d’assomblée, en refusant de procéder aux affaires, en a arrêté entièrement la marche, et que ce procédé est la source d’uno infinité de maux qui pèsent déjà sur ce pays...

“Que l'appel aux passions haineuses, au mépris des lois, anx sympathies étrangères, ne sont que d’autres mots pr siguifier le val, le mourtre et la trahison, et que cette nssemblée doit exprimer ot exprime son horreur cls procédés, qui ne Peuvent qu'attirer des malheurs sans nbre sur cette Province, comme ils devraient attire: ‘animadversion des lois sur leurs coupables auteurs.”

Le 31 juillet eût licu, à Québec, particulièrement “ pour protester contre les mesures (ou menées) sédi: ticuses de certaines assemblées,” et à la réquisition de plus de 3,000 signataires, la réunion la plus nombreuse qu'on eût encore vue en Canada,* et où l’on adopta, entre autres, les résolutions suivantes :

‘ Que c’est avec un profond regret que nous avons observé les tentatives faites à des assemblées récem.ment tenues en différentes parties de cette province, Pour diriger Îles autorités publiques.........et pour exciter à la violation des lois ;

"+ près un grand nombre de tém ignages publics et privés, elle se composait de 8 à 10,000 personnes,

‘“ Que, quelque différence d'opinion qui ait pu régner eh're les habitans de la provinec, à l'égard de: affaires publiques, ils se sont toujours distinqués pe leur fidélité au souverain, par l'amour de l'ordre et pa l'obéissance à l'autorité légitime, et qu'il est du devoir de désavouer les dites tentatives ;

“# Que, dans les circonstances actuelles, il est di notre devoir d’assurer le gouverneur qu'il peut com}: ter entièrement sur notre fidélité, etc,

‘“ Qu'une humble adresse soit présentée à son Excellence, etc.”

Le gouverneur répondit à l'adresse qui lui fût pré sontée : “Ces témoignages de loyauté..…..ne peuven! être que bjen accucillis, dans un temps où l'on a re cours À des tentatives, insidieuses pour répandre de. doctrines contraires à la moralité et à la justice, ci tondant à la violation et à la destruction des lois et des institutions par lesquelles sont maintenus les droits et les libertés dont jouit le corps entier des sujets de sa Majesté.”

À une assemblée des francs-tenanciers du comté de l'Outaouais, tenue à Aylmer, le + août, il fut réso/r.

1: ‘ Que cette assemblée exprime son entitre désapprobation des procédés du parti de la majorite de la chambre d’assemblée ;...…..

4, ‘ Que l'hostilité invétérée du dit parti de la chambre d’assemblée envers une branche coordonnée de la législature a été cause que la province a été privée de plusieurs avantaes, dont elle aurait joui sans cette hostilité ;

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