‹ Histoire du Canada (volume 2)Chapitre 65 sur 95 · GÉNÉRALITÉS. — PROGRES RÉSUME · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS. — PROGRES RÉSUME

?91. Causes des troubles de 1837-38.- Les principales causes qui amenèrent les troubles de 1837-38 furent : la question des subsides qui suscita de violents débats entre l'Assemblée législative et le Conseil exécutif ; l'administration despotique des gouverneurs Haldimand, Craig, Prescott et Dalhousie ; l'exclusion des Canadiens français des charges publiques.

292. Family Compact et Réserves du clergé.— Le Family Compact formait une aristocratie anglaise officielle, qui s'empara des terres de la Couronne et des richesses du pays. Les Réserves du clergé consistaient à prendre le septième des terres de la Couronne pour le soutien de l'église anglicane.

293. Réforme dans les provinces maritimes.- Les réformistes des provinces maritimes réclamèrent leurs droits par des moyens constitutionnels, sans recourir aux armes.

294. Affaires de l'Eglise.— Depuis îa cession on vit sur le siège épiscopal de Québec : ^A^x Jean- Olivier Briand (1766-1784) ; 'M.gr Louis-Philippe d' Esglis,^r&va.iQ.r évè.<\\x& canadien (1784-1788) ; Mgr Jean- François Hubert (1788- 1797) ; Mgr Pierre Denault (1797-1806) ; Mgr Joseph- Octave Plcssis (1806-1825). En 1819, Québec fut érigé en métropole ecclésiastique : Mgr Plessis reçut le titre d archevêque ; ses suffragants furent Mgr MacDoiald, dans le Haut-Canada, et Mgr MacEacheani, au Nouveau- Brunswick.

295. Education.— Plusieurs collèges classiques s'ouvrirent sous le gouvernement constitutionnel, des écoles de paroisse et de comté furent établies, et les Frères des Ecoles chrétiennes arrivèrent au Canada, pour fonder une école à Montréal (1837).

296. Journalisme.— Des journaux, pour défendre ou contester nos droits, prirent naissance, à différentes dates, surtout à Québec et à Montréal.

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297. Théâtre. --Québec et Montréal donnaient des représenlaiions théâtrales pour la classe instruite.

298. Progrès tnatériel. — Afin de favoriser le commerce et d'encourager l'agriculture, des bateaux à vapeur firent le trajet entre Montréal et Québec, des chemins de fer furent construits et des canaux creusés.

299. Immigration.— C'est surtout après le traité de Gand (1814) qu'un flot d'immigration de l'Angleterre, de l'Irlande ^.t de l'Ecosse déferla sur nos rives.

DÉVELOPPEMENT

201. Causes des Troubles de 1837-38.— Depuis la le^.-ion ju.-qu'en 1837, les Canadiens eurent à se plaindre c'Àni gouvernement oligarchique, voulant les anglicit»r, 'eur faire prêter le serment du test, les priver de leurs ioH, de leurs coutumes et leur faire oublier leur nationalité.

Les invasions anglo-américaines, qui menacèrent de s'emparer du Canada, forcèrent l'Angleterre d'accorder aux C.in.idiens le libre exercice de leur religion, de leurs lois civiles et de leurs droits légitimes de citoyens (1774). Alors les Canadiens payèrent la métropole de retour en demeurant .«-".ufîs aux promesses séduisantes des Etats-Unis, et en con.l) ittant avec les armées anglaises sur les champs de l);i taille.

Des rivalités de races et la proscription de la langue française dans l'administration des affaires mirent un terme au gouvernement civil absolu qui fut remplacé par le gouverutment représentatif non responsable (1791). Sous ce nouveau régime, des luttes parlementaires, à propos des sulisides, tournèrent les représentants du peuple contre les membres du Conseil législatif. Les despotiques gouvernems, Haldimand et Craig, redoublèrent les corvées, voulurent angliciser le pays, méconnurent la liberté de la presse et refusèrent de se conformer aux ordres de l'An-

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gleterre, réglant que les juges ne devaient ni voter ni siéger dans les chambres. Le Canadien, qui pensa tout haut dans ces temps orageux, fut suspendu, et ses presses confisquées.

Les guerres américaines (1812-14) mirent trêve aux hostilités, mais celles-ci reprirent leurs cours avec plus d'intensité, dès que les Anglo-Américains eurent tourné le dos.

Pour dissiper l'orage révolutionnaire, l'Angleterre proposa d'unir les deux provinces en une seule, accordant à chacune un égal nombre de députés (1822) ; mais ce projet fut rejeté avant même la lecture des enquêtes. Dans cette circonstance, la chambre entraînée par l'éloquence virulente de Louis Papineau, fut sur le point de ne pas voter les subsides.

La situation s'aggravait de jour en jour. La presse, livrée au délire des partis, échaufîait les esprits ; on en vint même aux rixes dans le comté des Deux-Montagnes. Cependant, des rapports circonstanciés des mesures vexatoires du Conseil législatif et de certains gouverneurs, disposèrent momentanément l'Angleterre en faveur des Canadiens. A cette occasion, les délégués Neilson, Viger et Cuvillier écrivaient de Londres : " Ne heurtez les sentiments de personne."

Le gouvernement de Dalhousie monta les esprits jusqu'au paroxysme du mécontentement, et le roi réprouva les plaintes de la Chambre d'assemblée. Sous Kempt, les mécontents se calmèrent un peu, le ton des journaux s'adoucit, et la session de 1830 fut moins agitée que les précédentes. Toutefois, la parole du docteur Lahrie^ fut pleine de verve, et celle de Viger, chaude et véhémente.

1 Jacques Labrie (1783-1831). patriote et publiciste oanadien, rédigea le premier ouvrage sur la constitution du pays, et mourut avant de publier son Histoire du Caiiada, dont le manusciit fut perdu pendant les troubles de 1837-38. Su vie a été publiée par l'abbé A. Gosselia.

Papineau prononça un discours si virulent contre les pouvoirs exécutif et judiciaire, que see admirateurs même lui en firent des reproches.

De tous côtés on levait la tête, on blâmait ouvertement les Chambres, et on accusait l'Angleterre de vouloir soumettre le Canada au joug tyrannique qui, pendant longtemps, a fait gémir la catholique Irlande. Enfin l'esprit de révolte, ne connaissant plus de frein, amena les scènes sanglantes de 1837-38, qui firent bon nombre de victimes.

292. Family Compact et Réserves du clergé. — Dans les deux Canadas, le Family Compact^, <\m n'était responsable qu'au bureau colonial de Londres, formait une aristocratie officielle, dont les membres étaient liés par le sang ou au moins par l'intérêt personnel. Le Family Compact contrôlait toutes les ressources du pays, en dehors de l'autorité des Chambres d'assemblée. Des abus considérables se glissèrent alors à l'avantage des favoris dans la finance, les charges publiques et les concessions de terres. L'intrigue du Family se faisait sentir dans les élections, et tout ce qui lui déplaisait était sûr d'échouer. Cet état de chose contribua beaucoup à monter les esprits.

Les réserves du clergé consistaient à prendre la septième partie des terres de la Couronne, pour le soutien de l'église anglicane. Ce privilège fut toujours regardé comme une injustice à l'égard des autres dénominations religieuses ; le malaise qui en résultait s'augmenta considérablement quand le gouverneur établit 57 rectories, dotés de terres d'une grande valeur.

293. Réforme dans les provinces maritimes.— Les réformistes des provinces maritimes réclamèrent leurs

1 Ce nom fut donné à une certaine association formée de fonctionnaires civils du Haut-Canada. De.s intérêts coniniuns, matériels ou sociaux les unissaient. Le conseil du gouverneur de chaque province était composé des principaax membres de cette Atliaiice de. Famillt.

droits par des moyens coustitutiotinels, saus avoir recours aux armes. Joseph Howe, traduit en justice par les magistrats d'Halifax, qu'il avait réprimandés pour leur mauvaise administration, se constitua l'avocat de sa propre cause; il se défendit avec tant d'habileté que le jury se prononça en sa faveur. C'est aussi lui qui rédigea les douze ré-iolutions présentées à la Chambre contre l'administration du Conseil exécutif.

Lemuel Allan Wihnot, chef du parti politique au Nouveau-Brunswick, obtint de la Couronne que, dans sa province, l'assemblée eut le contrôle des revenus casuels et territoriaux.

Dans l'île du Prince-Edouard, on ne vit que plus tard les luttes entre les deux Chambres.

294. Affaires de l'Eglise.— Le siège épiscopal de Québec, demeuré vacant depuis la mort de Mgr Pontbriand (1760), fut occupé par Mgr Olivier Briand (1766). Le caractère énergique du nouveau prélat empêcha les Anglais d'empiéter sur le domaine de l'Eglise. Il lutta avec prudence et succès contre le pouvoir colonial, qui prétendait que le gouverneur devait nommer les eut es des paroisses catholiques comme il nommait les ministres protestants.

Après la mort de Mgr Briand (1784), on vit se succéder Mgr Louis- Philippe d'Esglis (1784), premier évêque canadien, Mgr Jean-François Hubert (1788), Mgr Pierre Denaut (1797), et Mgr Joseph- Octave Plessis (1806). M. Dunn, administrateur du gouvernement provincial jusqu'à l'arrivée de Craig (1805-1807), reconnut le dernier prélat comme évêque de Québec, malgré les récriminations des Anglais, qui ne voulaient accorder ce titre qu'à l'évêque protestant.

Les belles qualiiés de Mgr Plessis le faisaient aimer et respecter de tous ceux qui avaient des rapports avec lui. Pendant longtemps, lorsqu'on demandait : Quel est le plus grand homme que le pays ait produit? — Les Canadiens s'empressaient de répondre : C'est Mgr Plessis ! Dans ses visites pastorales aux provinces maritimes, l'illustre prélat pleurait sur les ruines de Louisbourg, mais en même temps il éprouvait un indicible bonheur en voyant les Acadiens conserver leur foi intacte quoiqu'ils fussent entourés de puritains ou presbytériens rigides, qui se vantaient de suivre la religion la plus pure.

De leur côté, les sauvages repoussaient partout les ministres protestants et demandaient au Grand Père des priants des robes noires, semblables à celles qui avaient évangélisé leurs aïeux.

L'Eglise du Canada florissait au milieu des difficultés parlementaires. Vu l'accroissement de la population catholique, le pape Pie VII érigeait Québec en métropole ecclésiastique, et Mgr Plessis recevait le titre d'archevêque qu'il ne porta point officiellement afin de ne pas froisser les esprits fanatiques. Ses suffragants furent ]\Igr 3IacDonoId, dans le Haut-Canada, et Mgr MacEachearn, dans le Nouveau-Brunswick.

Jusqu'à l'acte d'Union, nous voyons encore sur le siège de Québec, après la mort de Mgr Plessis, Mgr Panet (1825) et Mgr Signay, premier archevêque qui porta officiellement son titre. En 1836, Montréal fut érigé en diocèse, et Mgr Lartigue en fut le premier évêque.

295. Education. — Les nombreuses écoles ouvertes pour angliciser le pays portèrent le clergé à fonder des collèges, où se formèrent ces hommes politiques dont l'habileté et l'énergie étonnèrent souvent leurs adversaires

dans les chambres. Le collège de Montréal, fondé et tenu par les Sulpiciens, ayant pris naissance au presbytère de la Longue- Pointe (1773)^, fut transféré dans le château de VaudreuiP , puis au marché de Sainte-Anne (1806), et enfin au pied de la montagne, où il s'est développé avec ies exigences de notre population.

Les MM. de Saint-Sulpice entretenaient aussi une école gratuite, comptant jusqu'à 300 élèves.

D'autres collèges furent ouverts : à Nicolet (1804)^, à Saint-Hyacinthe (181 1)*, à Sainte- Thérèse (1825)5, à Chatnhly (1826)^, à Sainte-Anne de la Pocatière (1827)'^, et à l'Assomption (1882)*.

Une commission scolaire ouvrit des écoles dans toutes les campagnes et fonda des écoles de comté, où l'on enseignait la grammaire, l'arithmétique, la comptabilité, le jaugeage, la navigation et les autres parties pratiques des sciences exactes.

Sur la demande des Sulpiciens et avec l'agrément de Mgr Lartigue, quatre Frères des Ecoles chrétiennes vinrent ouvrir une école à Montréal (1837). De là leur œuvre se répandit dans tous les grands centres du Canada, des Etats-Unis et de quelques autres contrées de l'Amérique, où ils donnent l'instruction à des milliers d'élèves.

Le collège McGill (1835) était la seule maison d'éducation anglaise de premier ordre dans le Bas-Canada. Cette institution s'est transformée depuis en une Université florissante.

1 M. J.-B. Curatenude la B!nisene en fut le premier directeur.

2 Le château de Vaudreuil devint la proie des flammes (1803) ainsi que l'église des Jésuites, construite à proximité.

3 Cette maison ouverte à la jeunesse nicolétaine par M. l'abbé Brassard (1795), fut érig-ée en collège en 1804.

4 Fondé par M. l'abbe Cirouaixl.

5 Fondé par M. l'abbé Ducharme^

6 Fondé par M. l'abbé Mignault.

7 Fondé par M. l'abbé Painchaud.

8 Fondé par M. l'abbé Labelle.

Le Haut-Canada avait comme établissements supérieurs : l'université de Toronto (1827), le collège catholique de Kingston (1837), le Queen's Collège, de la même ville, auquel fut octroyée une charte royale (1841), et l'académie du Haut-Canada, qui, cinq ans après sa fondation (1841), fut incorporée sous le nom de collège Victor i il de Cobourg.

Saint Jean-Baptiste de La Salle faisant la classe aux enfants.

296. Journalisme. — Le journalisme, qui joue un si grand rôle dans les destinées des peuples, prit naissance au Canada sous la domination anglaise. Après l'abolition de Tant pis, tant mieux, la Gazette de Québec (1764), fut

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le seul journal pendant plusieurs années. Cette feuille, rédigée dans les deux langues, et n'étant ni politique ni polémiste, était loin de répondre à l'idée que l'on se forme aujourd'hui de la presse. John Neilson, qui en devint le rédacteur en chef après la mort de William Brown, lui donna un cachet plus sérieux. Le Québec Herald, qui dura peu de temps, parut en 1788. La Gazette littéraire^ fondée à Montréal par Fleury Mesplet, donna l'impulsion à la littérature. Cette feuille trouva son coup de mort en se prononçant en faveur de l'annexion du Canada aux Etats-Unis. Le Canadien, que l'on a vu lutter dans l'arène politique contre le Mercury"^, eut deux étapes : la première (1806-1810) réchauffa l'amour national ; la seconde fut moitié politique et moitié littéraire. Un article imprudent contre Mgr Plessis le fit supprimer. Le Courrier de Québec (1807) publia d'intéressantes leçons d'histoire du Canada, par le docteur Labrie. Le Spectateur (1813-1817), rédigé à Montréal, était instructif et bien écrit pour l'époque. La Minerve (1827), fondée à Montréal par A. N. JTorin, devint, l'année suivante, la propriété de Ludger Duvernay, qui fit vibrer bien haut la corde patriotique. Québec eut de nouveau son organe combatif dans le Canadien (1831), rédigé par Etienne Parent.

297. Théâtre. — Les études littéraires donnèrent le goût du théâtre, et des représentations se faisaient à Québec et à Montréal, surtout pour la classe instruite. Les collèges avaient aussi leurs séances annuelles. Quesnd, poète et musicien, qui ne voyageait pas sans avoir comme vademecum, Molière, Boileau et son violon, s'occupait avec succès des amateurs chargés des pièces.

1 Voit 26e les^ûii.

298. Progrès matériel- —Après la guerre anglo-américaine, l'agriculture fut encouragée, et le commerce prit de l'extension. Le Nouveau-Brunswick construisit des vaisseaux pour l'exportation du bois, des fourrures et le produit des pêches. Outre l'Accommodation, qui fit son premier voyage entre- Montréal et Québec en 1809, il yi avait, quelques années plus tard, une dizaine de vaisseaux à vapeur faisant le même trajet. Le Royal- WiUiam,,

<rr.

Rojal- William

construit à Québec, fut le premier steamer transatlantique canadien (1833). Le Beaver, construit en Angleterre, pour la compagnie de la Baie-d'Hudson, pénétra dans le Pacifique, en 1835, et doubla le cap Horn.

Afin de favoriser le commerce, on commença alors lesl voies ferrées. La première mit en communication Laprairie et Chambly : six lieues (1836). Vers le même temps, une autre voie fut ouverte pour transporter le charbon de la Nouvelle-Ecosse à New-Glasgow. C'est à partir de 1850 qu'on attacha une plus grande importance aux chemins de fer.

. Pour faciliter les communications, on creusa alors les canaux de Lachine, de Welland et de Chambly.

299. Immigration —La population, qui en 1765 était de 60,800 àuies, s'élevait à 113,000 en 1784, dont 7 à 8,000 Anglais. Cet accroissement ne provenait que des naissances et de l'immigration anglaise, puisque les communications avec la France étaient interrompues. Les grandes seigneuries des Deux-Montagne?, de Vaudreuil, de Beauliarnoi^, de Saint-Hyacinthe et les fiefs voisins prenaient de l'importance.

La déclaration de l'indépendance des Etats-Unis amena environ 25,000 Loyalistes sur nos rives. L'immigration anglaise reprit son cours après les guerres américaines de 1812-1814. C'est à cette époque que, dans quelques comtés du Bas-Canada, se formèrent des groupes agricoles anglais.

En 1831, la population du Bas-Canada atteignait le chifi're de 553,000 habitants, dont 132,000 Anglais. Comme on le voit, la population anglaise avait pris beaucoup d'extension depuis 1784.

Plusieurs groupes canadiens-français, exclusivement occupés du commerce ou fixés sur les frontières, jterdirent leur langue et l'esprit de leur nationalité.

Cependant, les 30,000 Anglais répandus dans les campagnes, exerçaient peu d'influence ; car les paysans français tenaient peu à parler la langue de leurs vainqueurs, trop souvent devenus leurs tyrans.

Après le traité de Gand (1814), un flot d'immigration de l'Ans-leterre, de l'Irlande et de l'Ecosse déferla sur nos rives. C'est en 1819 que commença le courant d'immigration dans les provinces maritimes ; il se dirigea surtout dans le Nouveau-Brunswick : Saint-Jean eu reçut 7,000, tous Irlandais moins 1,200 Ecossais. De 1824 à 1847, U poDulation du Nouveau-Brunswick se doubla;

de 7ô,000 elle se porta à 150,000; de 1814 à 1844, celle de la Nouvelle-Ecosse passa de 100,000 à 250,000 ; celle de rile-du-Prince-Edouard, à peine de 15,000 en 1812, s'élevait à 62,000 eu 1848.

QueRtionnaire. — 1. Quelles causes occasionnèrent les troubles de 1837-38 ? — 2. Que savez-vous du Family Compact ?— des Réserves du clergé ? — 3. Comment les réformistes des provinces maritimes réclamèrent-ils leurs droits ? — 4. Parlez des affaires de l'Eglise. — 5. Parlez de l'étlucation, — du journalisme, — du théâtre, — du progrès matériel, — de l'immigration.

Devoirs. — 1. Racontez les causes des troubles de 1837-38. —

2. Dites ce que vous s;ivez du siège épiscopal de Québec jusqu'à l'Union. — 3. Parlez du progrès intellectuel et du progrès matériel.

^ ■ TROISIÈME ÉPOQUE

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