‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 64 sur 120 · PROVINCES MARITIMES · texte numérisé non relu

PROVINCES MARITIMES

La Nouvelle-Écosse. À la dispersion des Acadiens et à la chute de Louisbourg, tout le territoire au nord-est de la province de Québec devint territoire anglais sous le nom de Nouvelle-Écosse. l'Angleterre avait

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porté là comme dans ses autres colontes les principes de gouvernement populaire et le 7 octobre 1758 le gouverneur Lawrence ;tristement célèbre, inaugurait un parlement composé de vingt-deux représentants du peuple. La population, formée jusque-là de militaires licenciés, s'augmenta bientôt de 7,000 à 8,000 colons agriculteurs, venus de la Nouvelle-Angleterre à l'appel du gouverneur, et d’un contingent d’émigrés irlandais. ‘Tous ces colons étaient échelonnés sur les côtes de l’Atlantique et ce n’est qu'à l’arrivée des milliers de loyalistes américains que la province se couvrit à l’intérieur d'agriculteurs actifs et entreprenants. De 1792 à 1808, sir John Wentworth fut lieutenant-gouverneur et son administration, bien qu'un peu raide, fut marquée par un progrès constant et un développement solide de cette province. Wentworth était à vrai dire peu sympathique à la législature, il alla jusqu’à refuser d’accepter le choix d’un président de la Chambre. sous le prétexte d’animosité personnelle : l’Assemblée se rendit à ses exigences et fit un nouveau choix. Là aussi le gouvernement était aux mains des fonctionnaires, mais le peuple"semblait satisfait de son sort. Sir George Prévost succéda à Wentworth en 1808 et gouverna la province jusqu’à son transfert à la tête du gouvernement du Bas-Canada. Il eut pour successeur sir John Coape Sherbrooke. Le duc de Kent. père de la reine Victoria, passa dans la colonie en 1794, et exerça le commandement militaire à Halifax jusqu’en 1800. Le duc vint chez nous où il laissa le meilleur souvenir de ses relations avec la société canadienne.

Le Nouveau-Brunswick-—Un fort groupe de loyalistes s'étaient de préférence établis le long de la rivière Saint-Jean dans la partie ouest de la Nouvelle- Écosse, qui demandèrent vite d’être représentés en Chambre proportionnellement à leur chiffre de population ; ceci leur fut refusé, ils réclamèrent un gouvernement pour eux et le Nouveau-Brunswick fut érigé en province indépendante en 1784. Le premier lieutenant-gouverneur fut Thomas Carleton, frère de lord Dorchester : il conserva le pouvoir jusqu'en 1803. Saint-Jean, fondé en 1785, fut d’abord le siège du gouvernement, mais vers 1790 Fré-

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déricton fut définitivement choisie Pour capitale. Carleton,comme son frère, était Peu Sympathique à la classe des fonctionnaires, qui, là aussi, comme dans toutes les provinces britanniques d'Amérique, avaient des prétentions à tout régenter. La colonie orienta son activité beaucoup dans les affaires agricoles mais bien davantage dans les pêcheries et le commerce des bois de Construction : la politique, rejetée au second plan, laissait l'avantage aux intérêts commerciaux du peuple.

Ile du Prince-Edouard,— Cette ile, au nord de la Nouvelle-Écosse, portait le nom d’ile Saint-Jean au temps des Français. Cédée par le traité de 1763, elle fut d'abord réunie à la Nouvelle-Écosse, puis quelques années plus tard soumise au contrôle immédiat de l’Angleterre. Elle n’était alors habitée que par un petit nombre de familles acadiennes, vivant exclusivement de pêche. En 1767 elle fut divisée èn 67 Cantons, donnés à autant de

fut le premier iieutenant-gouverneur et il réunit le premier parlement en 1773. Cette petite colonie resta longtemps aux mains de spéculateurs assez puissants pour empêcher tout mouvement de progrès surtout de colonisation. Selkirk se montra davantage colonisateur, mais le dévelopnement de cette province fut très lent à s’accomnlir. L'on remarquera que jusqu’au temps de Ja

tution octrovée nar les Chambres anglaises. (C’est en 1798 aue le nom de Prince Édouard fut donné à l’ancienne île Saint-Tean, en souvenir du duc de Kent, père de la reine Victoria.

Le Cap-Breton.-— Ie Cap-Breton lui aussi avait été réuni à la Nouvelle-Écosse en 1763, puis gouverné Comme territoire distinct en vertu d’un décret royal de 1770 renouvelé en 1784. Il fut défendu à tout colon de s'y établir et lorsqu’en 1784 cette défense fut levée, je

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