II.— GÉNÉRAL MuRrRAY
113.—En 1763, le générai Murray remplaça Amerst comme gouverneur général. L’Angleterre ne roulant pas perpétuer plus longtemps le régime rilitaire, établit un gouvernement civil, au moyen uquel—on l’espérait—les aventuriers anglais qui renaient chercher fortune dans le pays annihileraient es Canadiens qu’on éloignerait des emplois et des harges civiles. Aussi, sur les 13 membres qui deaient composer le Conseil, nommé uniquement par a couronne, ne fit-on entrer qu’un seul Canadien, rançois Meunier, homme obscur et sans influence. 114.—Mais non seulement on voulait traiter les anadiens en vaincus, on tenta même de leur enever leur religion. On les obligea à prêter le serent du test, qui constituait une véritable apostasie e la foi catholique, niant la transubstantiation, le acrifice de la messe, l’invocation des saints, etc. ussi, dans le Conseil qu’on forma en 1765, personne e voulant prêter ce serment, on ne put siéger.
Murray, quoique d’un caractère sévère, était un
esprit droit et respectait la justice. Il aimait les canadiens, et s’efforça de concilier les injonctions rigides qu’il recevait de son gouvernement, avec la bienveillance que la justice lui commandait envers ses administrés. [Il permit qu’on se servît des lois françaises dans les causes qui concernaient la propriété foncière ; il n’insista pas sur l’ordre tone aux habitants d’avoir à livrer leurs armes, etc. Cette condescendance lui valut son rappel; les intrigants anglais venus dans le pays, trouvant qu’il ne favorisait pas assez leurs projets d'avancement au détriment des Canadiens.
115.—C'est sous l'administration de Murray que parut le premier journal publié dans le pays, la Gazette de Québec, en 1764.
C’est aussi sous son administration que Ponthiac, chef des sauvages Outaouais, fit perdre aux anglais un grand nombre de forts dans l’ouest.