‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 37 sur 77 · III.—CARLETON · texte numérisé non relu

III.—CARLETON

lèges reçut le nom d’Acte de Québec, et porte la date de 1774.

117.— Pendant qu’on était à régulariser la nouvelle organisation établie par l’Acte de Québec, voici que les Américains mécontents de ce que l’Angleterre voulait les taxer sans leur consentement, lèvent l’étendard de la révolte et engagent les Canadiens à se soulever avec eux.

118.—Dès le printemps de 1775, on s'empare de Crown-Point (St-Frédéric), de Carillon et de St-Jean. Montréal, Sorel, et Trois-Rivières tombent aussi en leur pouvoir ; de sorte que Québec seul se trouve à rester aux anglais de tout le Canada. Et chose étonnante, ce sont les Canadiens, ces vaincus que l’on a traités avec si peu de ménagement, qui vont conserver le Canada à son légitime possesseur. Les anglais font cause commune avec les révoltés: américains, tandis que les Canadiens, sur la voix de leurs pasteurs, répondent à l’appel de Carleton et s’unissent aux troupes anglaises pour repousser l’ennemi.

119.—Le général américain Montgomery, après s'être emparé de Montréal, marche sur Québec en descendant le fleuve, devant être joint par Arnold qui s’avance par le Kénébec. Dans la nuit du 30 décembre, on tente de s'emparer de la ville d'assaut à la faveur d’une tempête sévissant alors. Montgomery s’avance par le Foulon, à la tête de sa troupe. La première barrière qu’on avait érigée là est emportée sans peine. Mais à la seconde, que gardait le capitaine Chabot, une décharge de pièces de canon, presque à bout portant, vient foudroyer la troupe américaine en laissant Montgomery parmi les morts, et sauver la ville et la colonie à deux doigts de leur perte.

120.—Le général anglais Burgoyne qui arriva au printemps de 1776 avec des renforts, força les aménaas à reprendre la route de leur pays, en laissant

derrière eux leur artillerie, leurs bagages et leurs munitions. Ils brûlèrent en passant les forts de Chambly et de St-Jean. Les américains furent encore battus en 1776 près de St-Frédéric, sur le lac Champlain ; mais en 1777, Burgoyne s’étant avancé imprudemment sur le territoire américain, fut cerné à Saratoga et obligé de déposer les armes avec son armée.

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