PACE
PFREFACE.
I! serait, sans doute, superflu d’argumen.
ter longuement, pour prouver Futilité, ou l’à-propos de la présente publication. Tous les hommes doivent désirer de connaître l’histoire de leur pays, de leur nation ; tous doivent aimer à savoir ce qu’ont été, ce qu'ont fait leurs ancêtres, Nous avons, il est vrai, une “Histoire Générale dela Nouvelle France,” par le P. Francois DE CHARLEvVoIx , et une histoire du ‘Canada, en langue anglaise, par M. (maintenant JPhonorable) WizcraM SMIrn ; nous avons RaAyNaz; nous avons, enfin, les “ Beautés de PHistoire du Canada :” mais l’histoire de CHARLEVoIx, qui est devenue rare, même en Canada, et qui ne sera probablement pas réimprimée, ne va pas audelà de 1725, et est d’ailleurs remplie de détails minutieux, et souvent hors du sujet, qui en rendent la lecture ennuyeuse et rebutante pour la plupart des lecteurs ; louvrage de M. Smirx est plein de faits, (ou pour mieux dire d’anecdotes,) qui ont
tout l’air d’être, sinon absolument controuvés, du moins étrangement défigurés.Ray-
NAL, dans son ‘ Histoire du Commerce et des Etablissemens des Européens dans les deux Indes,” ne rapporte que quelques traits isolés de bhistoire du Canada; et Pauteur des “ Beautés ” de cette histoire, qui s’est principalement attaché à décrire les mœurs et les usages des Sauvages, n’ajoute rien à ce qu’on en lit dans l’ouvrage volumineux du P. CHarzevoix. Une histoire suivie, uniforme, et complète du Canada, sous la domination française, manquait donc aux Jecteurs canadiens, et nous avons eu l'intention, au moins, de bien mériter de nos compatriotes, en leur donnant cette histoire. Si cet ouvrage est bien reçu du public, comme nous ôsons espérer qu'il le sera, nous nous proposons de le faire suivre d’une ‘“ Histoire du Canada, sous la domination anglaise,” aussitôt que nous aurons pu nous procurer les matériaux nécessaires pour l’entreprise.
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