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de Sauvages furent mis sous les ordres de M. De Viz- LIERS, frère de JuMonvicze. Cette petits armée se | mit aussitôt en marche, arriva au fort Necessity, et l’inji vestit, dans l’intention de le prendre à l’assaut, s’il ne se rendait pas, à la première sommation. Les Anglais n’attendirent pas l’attaque : n’espérant point de quartier, si leur fort était emporté de vive force, ils se hâtèrent de capituler, et se rendirent prisonniers de guerre.* Quoique parti pour venger la mort de son frère, DE
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| | À VILLIERS se conduisit avec une modération qui lui fit | h | le plus grand honneur. Cette affaire eut lieu au com- P | & mencement de juin 1753. P
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l L’Angleterre n’eut pas plutôt appris ce qui s’étai k passé, sur les bords de l’Ohio, qu’elle résolut de faire : |
les plus g'ands efforts pour chasser les Français des 4
postes qu’ils occupaient dans ces quartiers. Non seulement elle donna ordre aux gouverneurs de ses colonies | hü de repousser la force par la force ; elle fit encore passer plusieurs régimens d’Irlande en A mérique, pour les mettre en état d’agir sur l’offerisive. La France, qui \ LL regardait sa rivale comme ayant été l’aggresseur, dans l'affaire de JuMon vice, et qui prévoyait que la paix ne pouvait pas se prolonger encore bien longtemps, se prépara, de son côté, à soutenir la guerre, en Amé- Æ ;,; rique, et fit partir de Brest, sous le commandement de Æ 3, Pamiral Bois pe LA MoTxE, une flotte considérable, portant plusieurs régimens de vieilles troupes, et un grand approvisionnement de munitions et d'effets militaires.
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* Ils furent échangés, ou renvoyés, sans échange, quelque temps après ; car WASHINGTON, leur commandant, se trouve, l’été suivant, dans l’armée du général Brappocx.
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échange, quelommandant, 5e éral BRADDOCK-
Quoique la guerre n’eût pas encore été déclarée, le cabinet britannique crut qu’il lui était permis d’empêcher la France de se fortifier en Canada, et en conséquence,une escadre d’onze vaisseaux de ligne et plusieurs frégates sortit de Plymouth, le 27 avril 1754, sous les ordres de l’amiral BoscawEn. Les deux escadres arrivèrent, presque en même temps, sur les bancs de Terre-Neuve, et fort heureusement pour l’amiral français, dit M. Smuiru, les épais brouillards qui règnent dans ces parages, donnèrent à toute sa flotte le moyen de s’échapper, à l’exception de deux vaisseaux, lAcide et la Lys, qui furent pris par l’escadre anglaise ; d’où il paraît que l’amiral BOSCAWEN n'avait pas seulement reçu l’ordre d'épier les mouvemens de la flotte française, comme s’exprime notre historien, mais encore eelui de attaquer. Il y avait, sur ces deux vaisseaux, huit compagnies de troupes, et un grand nombre d’officiers du génie. M. De LA MoTHE arriva, quelques jours après, à Québec, avec le reste de son escadre, à la grande joie du gouverneur général et de la colonie.
Aussitôt que la prise des deux vaisseaux français eût été connue, à la cour de France, le comte de Mirepoix, ambassadeur français à Londres, fut rappellé : il fut publié un manifeste, et les journaux retentirent de plaintes contre la conduite du gouvernement anglais. Celui-ci répondit que la conduite des Français, sur les bords de l’Ohio, avait rendu la mesure à laquelie il avait recouru nécessaire et justifiable.
Cependant, le général BraDpock s’était mis en marche, le 10 juin de cette année 1754, à la tête de 2,200 hommes, pour se rendre sur les lieux où le colonel WASHINGTON avait été fait prisonnier, avec ses gens, Y B
l’année précédente ; et les colons de la Virginie et de la Pensylvanief avaient fait partir plusieurs détachemens de volontaires, pour le renforcer.
M. DE CoNTRECŒUR, qui commandait toujours, au fort Duquesne, fut informé, de bonne heure, de Ia marche des troupes anglaises, sous le général Bran- DOCK, et envoya un parti Consistant en deux centcinquante Canadiens, ct six cent-cinquante Sauvages, sous le commandement de MM. pe Brauseu et Du- MAS, pour les attaquer, à un défilé qu’elles avaient à passer, à environ trois lieues du fit. Brabpock savança sans méfiance et sans précautions, jusqu’à l’endroit où les Français s'étaient postés, comme en am- HUE buscade. Ceux-ci firent une décharge générale de
[hi | leur mousqueterie, sur Pavant-garde des Anglais, fl id h |
qui se replia aussitôt, en désordre, sur le corps
d'armée, Le mouvement rétrograde et précipité
de leur avant-garde jetia les Auglais dans une es-
pèce de terreur panique, et ils se mirent presque tous
| à fuir, dans le plus grand désordre. BRADDoCKk parvint néanmoins à en rallier un certain nombre, et alla, avec eux, à la charge, une seconde fois, mais avec | aussi peu de succès que la première : il y fut blessé
[1 | mortellement, et les soldats, dévouragés par la perte de [li leur chef, se mirent aussitôt à fuir, en désordre et | pêle-mèle. La perte des Anglais se monta à environ ill sept cents hommes, parmi lesquels il y avait plusieurs officiers de mérite, Toute leur artillerie, leurs munitions et leur bagage tombèrent entre les mains des Français, ainsi que les plans et les instructions du comman-
dant,
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depuis l’oues
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oujours, au eure, de la ral BRADdeux cent- 2 Sauvages, seu et Dules avaient à ADDOCK $ajusqu’à Pen- 1me en amgénérale de des Anglais, sur le corps et précipité dans une espresque tous ppock parvint mbre, et alla, s, mais avec y fut blessé bar la perte de désordre et nta à vait plusieurs leurs muniains des Frans du comman-
environ
Du côté des Français, il y eut une trentaino d'hommes de tués, et à peu près autant de blessés : M. De BEauyeu, ct MM. DE LA PERADE et Corns- | | VAL, officiers du corps de la marine, furent du norabre des derniers,
NT. Dumas se distingua particulièrement dans ce combat, qui se livra, le 9 juillet, à midi: les Canadiens y donnèrent de nouvelles preuves de leur bonne volonté, et les Sauvages s’y conduisirent en alliés fidèles et zelcs.
Au lieu de se fortifier, après leur retraite, de crainte que la victone que les Français venaient de remporter ne les portàt à tenter de pénétrer dans la Virginie, ou dans Ja Pensylivanie," les Anglais, se contentèrent de | laisser un petit détachemcut, au fort Cumberland, sur le | Potomac, et se retirèrent, sous la conduite du coicnel | WAsHINGTON. Îls arrivèrent à Philadelphie, le 2 août, au nombre de 1,600 hommes, et furent aussitôt | embarqués pour Albany, où l’on formait un dépot de troupes pour une expédition contre le Canada.
Le marquis DUQUESNE s’étant démis du gouvernement du Canada, pour rentrer dans le service de mr, on lui donna pour sucee
sseur le marquis de VAUDREUIL DE CAVAGNAL, gouverneur de la Louisiane. Les pro= | il visions de ce dernier, datées du 1er janvier 1755, fu- | rent enrégistrées à Québec, le 13 juillet de la même année. M. Bicor, qui était passé en France, l’an- “|
* La plupart des écrivains anglais prétendent que c’étaient les Français qui avaient empiété, en érigeant îe fort Duquesne, ete, Ce fort, situé au confluent de l'Ohio et de la Monong'iuela, «° trouvait dans les limites données depuis à la Pensylvanic, mais quinze ou vingt lieues à l’ouest des monts Apulaches.
née précédente, en était revenu depuis quelques mois.* M. VARIN avait rempli, en son absence, les fonctions d’intendant.
* Avant son depart pour la France, il avait obtenu du gouverneur général la place de commandant de Beauséjour, et la charge lucrative de commissaire, pour un de ses favoris, nommé DE VErGOR, homme sans talens, et dépourvu de tout sentiment d’honneur et de probité. A peiñe ce nouvean fonctionnaire fut-il arrivé à Beauséjour, qu’il reçut de M. BiaoT une lettre dans le genre de celle que Lours XIIT, si inconvenablement surnommé le Juste, écrivit au maréchal DE MariLLAC, exécuté ensuite, pour concussion dans la province dont il avait été gouverneur. Dans cette lettre, datée du 20 août 1754, l’intendant disait à son favori ; Retirez autant d'argent que vous pourrez de votre poste, mon cher pe VErGor ; les moyens sont entre vos mains ; faites en sorte d’être bientôt en état de repasser en France, et d’acheter une terre près de moi.” Le favori sut mettre à profit, comme on peut croire, l'avis de son protecteur.
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