ATOUT “0 HISTOIRE
du Sud, avec 1,900 hommes seulement et sans artillovie. Ïl rencontra une garde avancée de 1,000 à 1,200 hommes, sous le colonel Wiberans, la defit, et arriva, on la poursuivant, à la vue des retranchemens des Anglais, Zu lou de continuer à avancer sur ces retranchemens, pendant que les fuvards y arrivaient en désordre, il s'arrêta à cent-cinquante verges de distance, peur faire ses dispositions d'attaque. fit sa grande attaque de centre avec ses troupes régulières, pendant que les Canadiens et les Sauvages, dispersés sur les flancs, fui stiont un fou de trailleurs, La bataille devint bientot generale sur toute la ligne: les soldats français combatrent avec un ordre etune bravoure, qui firent croire que, si leur commandant m'avait pas fait la faute de laisser la moitié de son monde à la Pointe à la Chevelure, il aurait remporté une victoire éclatante, au lieu d'essuyer une défaite signalée ; car accablées par la grande supériorité du nombre de vs adversaires, les troupes de ligne furent obligées à: .e un mouvement rétrograde, sur la droite des Anglais, et quoique renforcées par un corps de Canadiens, après quatre heures d'un combat si inéoeal, il ne leur fut plus possible de résister, et la retraite eur devint inévitable. Les Français la firent sans être poursuivis; mais leur perte avait éte énorme: les historiens anglais la font de sept à huit cents honunes, tandis qu'ils ne portent celle de leurs gens qu'à deux cent-quatre-vinets. Ces derniers y perdirent, entr'autres ofliciers, les colonels WiL- LIAMS et TircomBe etle major Asnvey, etles Agnicrs, leur grand chef Hexprick. Le baron Dres- KAU, qui combattit avec la plus grande bravoure, fut blessé grièvement, à la jambe et à la hanche, et fait
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Le corps que commandait le général Srntev était parti d’'Albany, à la fin de juillet, et était arrivé à Os Wwego, au commencement daoût, Le général y attendit des provisions qui ne lui crrivérent qu'à la fin de septembre, erut qu'il était trop tard alors pour en reprendre une expédition contre Niagara, qu'il avait eue en vue, etayant lus: une garnison de six à sept conts hommes à Oswego, il reparüt, le 2% octobre, pour Albany.
Lo Canada souflrait, depuis quelque temps, de la rareté et de Ta cherté des provisions de bouche les choses empirérent, sous ce rapport, pendant Phiver de [795 à 1796, on grande partie, par Ja faute de Pintendant Bicor et des employés du gouvernement. La compagnie dont nous avons parlé plus haut, accaparait tout le commerce intérieur des grains et des farines. Elle expédia ses agens dans les campagnes, pour y acheter autant de bled que possible ; elle en revendit ensuite au gouvernement ce qu'il lui en fallait, à un prix exhorbitant, fixé par Pintendant lui-même, et demanda le même prix aux particuliers, pour ce quil lui en restait. On se plaignit à l’intendant de Ja conduite de ses associés 3 mais eeux-ci lui firent entendre que la rareté du bled provenait de ce que les cultivateurs le tenaient à un haut prix, dansla vue den tirer un plus grand profit, et lui conseillèrent de faire faire des perquisitions dans les campagnes, et de contraindre les habitans à fournir ce qu’il fallait de grains pour la
| ù subsistance des villes. M. Bicor fit l'estimation de la \ bl | quantité requise, et en fixa le prix à un taux beaucoup C plus bas que celui de la compagnie. Aussitôt, le sieur hu CADET, commis aux vivres, et ses emp'oyésse mirent fo à parcourir les paroisses de la campagne, pour con- r'ê fi traindre les cultivateurs à leur vendre leur bled, au bas G À [! prix fixé par l’intendant ;et ceux qui ne le voulurent re HE | pas faire le perdirent; car il fut saisi et enlevé, sans O. il | paiement ni rémunération quelconque. Quelques una f se plaignirent des procédés de Caver à M. Bicor; à Î mais celui-ci les renvoyait à quelqu'un des associés, leu qui, ligué nvec les autres, menaçait les plaignants de la ça prison, sis ne cessaienit de murmurer. Ce manège se le continua, les années suivantes.
Cependant, M. pe VAUDRFUIL ne restait pas inactif, de dans la capitale : ayant appris que les Anglais avaient ue |
construit un nombre de petits forts, sur la route d’Oswego, afin de couper la communication entre le lac Ontario et les postes français situés au-dessus, il forma un parti d'environ trois cent-cinquante hommes, qu’il mit sous le commandement de M. pe Lery, fils du célèbre ingénieur de ce nom. Ce détachement partit
de Montréal, le 17 mars 1756, et après avoir traversé DE un immense desert, et enduré de grnides fatigues, il M.
arriva à la vue «un fort en pieux debout, où était posté un lieui-nant, nvec vingt-cinq hommes. M. pe Lery fit sommer cet officier de se rendre : su" son refus, le fort fut attaqué avec vigueur, et emporté de vive Æ ng force. La plus grande partie de ceux qui le défendaient # 1 furent massacrés par les Sauvages, malsré les efforts de K Lev M. pe Lery et des Français, pour les sauver. | Le Cette expédition fut suivie d’une autre, sous M. 2
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Viziers, le même dont il a été parlé plus haut. Cet oflicier, parti de Montréal, a la tête de trois cents hommes, construisit, à quelque distance d’Oswego, un fort en palissades, tellement entourré d’épaisses forêts, qu’il fallait en être tout près, pour l’appercevoir ; ce qui lui donna le moyen W’intercepter, à plusieurs reprises, les effets et les provisions envoyés d’Albuny à Oswego.
Sur ces entrefaites, trente députés iroquois arrivèrent à Montréal, pour assurer le gouverneur général que leur nation désirait observer la noutralité entre les Fran çais et les Ang'ais, et le prier de ne lui point fermer le chemin en're Oswego et Montréal,
M. pe Vaupreuie leur répondit, que ja coutume de ses guerriers était d’aller chercher leurs ennemis et ue les combattre, partout où ils les trouvaivat; mais que, quant à la nation iroquoise, tant qu’elle continusrait à demeurer neutre, elle n’aurait rien à craindre, de leur part.
Cependant, la plupart des postes de l'Ouest avaient changé de commandans : M. DE CoNTRECŒUR avait été remplacé, au fort Duquesne, par M. Dumas: M, DE BIENVILLE avait eu pour successeur, au Détroit, M. pe Merry, capitaine dans les troupes de la colonie ; et ce dernier avait été remplacé ensuite par M. Picore’ DE BELESTRE, gentilhomme canadien.
Au commencement de juillet, il arriva à Québec, un grand co: »: de troupes, sous les ordres du marquis de MonTcaLM, maréchai de camp, du chevalier de Levis, brigadier, et de M. px BOURLAMAQUE, colonel. Le marquis !» MoNtTcALM monta incontinent à Moniréal, où ét:it le gouverneur, afin de se concerter avec
lui, sur les opérations de la campagne. Il approuva fort qu’on eût envoyé des troupes pour bloquer Oswego, ou lui couper la communication avec Albany ; et après avoir donné les ordres qui lui parurent nécessaires, il se rendit au fort Frontenac, pour y attendre l’arrivée des troupes qui montaient de Québec, ainsi que des Canadiens et des Sauvages, qu'on assemblait à Montréal, I atteudant, il fit bloquer lenbouchure de la rivière d'Onnontagué, par deux envoya des partis de Sauvages en die rents endroits, sur la route d'Albray, afin d’ôtor aux Anglais tout moyen de communication.
Les troupes attendues arivérent enfin, et le 4 août, M. pe MoxrcaLu se mit en roule, par eau, avec la
iscaux armés, et
première d', on, et fut joint, deux jours après, par la seconde, avec lartillerie et les provisions. M. Ricaup DE VAUDREUIL, gouverneur des Trois-Rivières, avait eu ordre de prendre les devans, avec un corps considérable de Canadiens: il arriva le 7, à trois lieues d’Oswego, et fut joint, le 10, par la première division. M. RiGaUD s’avança, par les bois, jusqu’à une demi-lieue des forts anglais, (car il y en avait deux, à l'embouchure de la rivière), afin de favoriser le débarquement du principal corps d'armée. Les deux divisions s’y étant réunies, le débarquement se fit, le 12, à minuit.
Le général ayant fait ses dispositions, ouvrit d’abord la tranchée devant le fort nommé Ontario. La garnison fit un feu soutenu, le 13, depuis la pointe du jour jusqu’à six heures du soir ; mais alors, ses munitions se trouvant épuisées, elle encloua ses canons, et se retira au fort Oswego. Aussitôt que le marquis de MonTcaLM se fut apperçu de ce mouvement, il fit
approuva er Oswego, ; et après essaires, il re l’arrivée si que des uit à Monuchure de armés, et :ndroits, sur tout moyen
le 4 août, au, avec la après, par la M. RiGAuD vières, avait ps considélicues d’Osivision. NI.
demi-lieue embouchure quement du bns s’y étant inuit.
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occuper par un gros détachement le fort abandonné. Plusieurs des canons laissés par la garnison s'étant trouvés en état de servir, on les dirigea contre l’autre fort, qui était le plus considérable. Le feu de ces canons, joint à celui des batteries qu’on avait érigées, effectua bientôt une brèche considérable dans les murs du fort Oswcgo, et le colonel MexcEr, qui y commandait, ayant été tué, la garnison, forte de plus de 1,200 hommes, demanda à capituler, à la condition d’être conduite à Montréal prisonnière de guerre ; ce qui lui fut accordé.
La perte des Anglais fut de cent-cinquante hommes, tués et blessés, et celle des Français de quarante. Le colonel BourLAMAQUE fut du nombre des blessés. Outre les deux forts, sept bâtimens de 10 à 15 canons, deux cents bateaux, plusieurs pièces d’artillerie, et une grande quantité de provisions de bouche et deffets militaires tombèrent au pouvoir des Français. Les étendards pris aux Anglais furent suspendus, comme des trophées, dans les églises de Québec, de Montréal et des Trois-Rivières. Les prisonniers, au nombre de 1,200, furent traités avec beaucoup d'humanité, à Montréal, et échangés, avant la fin de l’année.
La victoire d’Oswego, ou de Chouaguen, ajouta beaucoup à la réputation que le marquis de MoNTCALM s'était déjà faite en Europe, et ne contribua pas peu à entretenir, à augmenter même le goût pour la guerre, l'enthousiasme militaire des Canadiens. Ce général, après avoir démoli les forts dont il venait de se rendre maître, redescendit à Montréal, avec ses troupes.
Par la destruction des forts anglais d’Oswego et d’Ontario, les Français devenaient maîtres de tous les grands
249 HIRTOINR DU CANADA,
lacs { lea communications entre les Anglais ot log Tro quoir ge trouvaient coupées, et les plantations anglataon situées eur la mvicre Mohatw#, où des Agniore, demeu- 4 raient exposées aux ravages des alliés sauvages de In colonie française, qui, en ellet, se prévalurent de ect Stat de chosor, Vers l'automne, le fort Grenelle, sur lea frontidres de la Pensylvanie, fut surpris, pilé et brûlé par les Français, gai emmendrent prisonniers les soldats et les habitans.
otles ro na anglais or8, demeuuvages de In went de ect
en frontidres vûlé par lex soldats et les