LIVRE VI
CHAP. L— Etablissement de la Louisiane.— 1683-1712.
De la Louisiane. — Louis XIV met plusieurs vaisseaux à la disposition de la Salle, pour aller y fonder un établissement. — Départ de ce voyageur ; ses difficultés a* ee le commandant de la flottille, M. de Beaujeu. — L'on passe devant les bouches du Mississipi sans les apercevoir, et Ton parvient jusqu'à la baie de Matagorda (ou St.-Bernard;, dans le pays que l'on nomme aujourd'hui le Texas. — La Salle y débarque sa colonie et y bâtit le fort St. -Louis. — Conséquences désastreuses de ses divisions arec M. de Beaujeu, qui s'en retourne en Europe. — La Salle entreprend plusieurs expéditions inutiles' pour trouver le Mississipi.— Grand nombre de ses compagnons y périssent. — 11 part avec une partie de ceux qui lui restent pour les Illinois, afin de faire demander des secours en France. — Il est assassiné.
— Sanglans démêlés entre ses meurtriers ; horreur profonde que ces scènes causent aux Sauvages. — Joutel et six de ses compagnons parviennent aux Illinois. — Les colons laissés au Texas, «ont surpris par les Indigènes et tués ou emmenés en captivité.
— Guerre de 1689 et paix de Riswick. — D'iberville reprend l'entreprise de la Salle en 1698, et porte une première colonie canadienne à la Louisiane l'année suivante ; établissement de Biloxi (1698). — Apparition des Anglais dans le Mississipi. — Les Huguenots demandent à s'y établir et sont refusés. — Services rendus par eux à l'Union américaine. — M. de Sauvole lieutenant gouverneur. — Sages recommandations du fondateur de la Louisiane touchant le commerce de cette contrée. — Mines d'or et d'argent, illusions dont on se berce à ce sujet. — Transplantation des colons de Biloxi dans la haie de la Mobile (1701).
— M. de Bienville remplace M. de Sauvole. — La Mobile fait des progrès. — Mort de M. d'Iberville j caractère et exploits de ce guerrier. — M. Diron d'Artaguette commissaire-ordonnateur (1708). — La colonie languit, — La Louisiane est cédée à M. Crozat en 1712, pour 16 ans. p. 161
CHAP. IL— Traité #Utrecht.—YtO\-Vm.
Une colonie canadienne s'établit au Détroit, malgré les Anglais et une partie des Indigènes. — Paix de quatre ans. — Guerre de la succession d'Espagne. — La France, malheureuse en Europe, l'est moins en Amérique. — Importance du traité de Montréal ; ses suites heureuses pour le Canada. — Neutralité de l'Ouest ; les hostilités se renferment dans les provinces maritimes.— Faiblesse de l'Acadie. — Affaires des Sauvages occidentaux ; M. de Vaudreuil réussit à maintenir la paix parmi les tribus de ces contrées. — Ravages commis dans la Nouvelle-Angleterre par les Français et les Abénaquis. — Destruction de Deerfield et d'Haverhill (1708). — Remontrances de M. Schuyler à M. de Vaudreuil au sujet des cruautés commises par nos bandes ; réponse de ce dernier. — Le colonel Church ravage l'Acadie (1701). — Le colonel March assiège deux fois Port-Royal et est repoussé (1707).— Terreneuve : premières hostilités ; M. de Subercase échoue devant les forts de St.-Jean(1705). — M. de St. -Ovide surprend avec 170 homme*, en 1709, la ville de St.-Jean défendue par près de 1000 homme» et 48 bouches à feu, et s'en empare. — Continuation des hostilités à Terreneuve. — Instances des colonies anglaises auprès de leur métropole pour l'engager à s'emparer du Canada. — Celleci promet une flotte en 1709 et 1710, et la flotte ne vient pas. — Le colonel Nicholson prend Port-Royal ; diverses interprétations données à l'acte de capitulation ; la guerre continue en Acadie ; elle cesse. — Attachement des Acadiens pour la France. — Troisième projet contre Québec ; plus de 16 mille hommes vont attaquer le Canada par le St. -Laurent et par le lac Champlain ; les Iroquois reprennent les armes. — Désastres de la flotte de Pamiral Walker aux Sept-Iles ; les ennemis se retirent. — Consternation dans les colonies anglaises. — Massacre des Outagamis, qui avaient conspiré contre les Français. — Rétablissement de Michilimackinac. — Suspension des hostilités dans les deux mondes. — Traité d'Utrecht ; la France cède l'Acadie, Terreneuve et la baie d'Hudson à la Grande-Bretagne. — Grandeur el humiliation de Louis XIV ; décadence de la monarchie. — Le système colonial français. p. 189.
CHAP. III.— Colonisation du Cap-Breton.— 11 13-17±*m
Motifs qui engagent le gouvernement à établir le Cap-Bre»
ton. — Description de cette île à laquelle on donne le nom d'Ile- Koyale. — La nouvelle colonie excite la jalousie des Anglais. — Projet de l'intendant, M. Baudot, et de son iils pour en faire l'entrepôt général de la Nouvelle-France, en 1706. — Fondation de Louisbourg par M. de Costa Bella. — Comment la France se propose de peupler l'île. — La principale industrie des habitans est la pêche. — Commerce qu'ils font. — M. de St.-Ovide remplace M. de Costa Bella. — Les habitans de l'Acadip, maltraités par leurs gouverneurs et travaillés parles intrigues des Français, menacent d'émigrer à t'Ile-Koyale. — Le comte de St.-Picrrc forme une compagnie à Paris, en l^li^fjour établir File St.-Jean,voisine du Cap-Breton ; le roi concède en outre à cette compagnie les îles Miscou et de la Magdeli'iue. — L'entreprise échoue par les divisions des associés. p. 264.