‹ Histoire du Canada. Tome secondChapitre 32 sur 32 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

CHAP. L— Commerce.— 1608-1744.

De l'Amérique et de ses destinées. — But des colonies qui y

ont 616 établies. — Le génie commerçant est le grand trait caractéristique des populations du Nouveau-Monde. — Commerce canadien: tllet destru'.-Lur des guéries sur lui. — 11 s'accroît cependant avec l'aiiîrmeiitatmn de la population. — Son origine : péchc de la morue. — Traite des pelleteries de tout temps principale branche du commerce de ia Nouvelle-France. — Elle est abandonnée au monopole de particuliers ou de compagnies jusqu'en 1131, qu'elle tombe entre les mains du roi pour passer en celles des fermiers. — Nature, profits, grandeur, conséquences de ce négoce ; son utilité politique. — Rivalité des colonies anglaises ; moyens que prend M. IJurnet, gouverneur de la Nouvelle-York, pour enlever la traite aux Français. — Lois de 1720 et de 1727. — Autres branches de commerce : pêcheries, combien elles sont négligées. — Bois dvxportation. — Construction des vaisseaux. — Agriculture ; céréales et autres produits apicoles. — Jin-seng. — Exploitation des mines Chitfie des exportations et des importations.— Québec, entrepôt srénéral. — Manufactures: introduction des métiers pour la fabrication des toiles et des draps destinés à la consommation intérieure. — Salines. — Etablissement des postes et messageries (1745). — Transport maritime. — Taxation : droits de douane imposés fort tard et tics modérés. — Systèmes monétaires introduits dans le pays ; chan^cmens fréquens qu'ils subissent et perturbations qu'ils causent. — Numéraire, papier-monnaie : cartes, ordonnances ; leur dépréciation. — Faillite du trésor, le papier est liquidé avec perte de 5|8 pour les colons en 17*20. — Observations générales. — Le Canadien plus militaire que marchand. — Le trafic est permis aux fonctionnaires publics ; affreux abus qui en résultent. — Lois de commerce.— Etablissement du siège de l'Amirauté en 1717 ; et d'une bourse à Québec et à Montréal. — Syndic des marchands. — Le gouvernement défavorable à l'introduction de l'esclavage au Canada. p. 393.

CHAP. II —Louùbourg.— 1744-1748.

Coalition en Europe contre Ma rie -Thérèse pour lui ôter l'empire (1740). — Le maréchal de Belie-Isle y fait entrer la France. — L'Angleterre se déclare pour l'impératrice en 1744. — Hostilités en Amérique. — Ombrage que Louisbourg cause aux colonies américaines. — Théâtre de la guerre dans ce continent. — Les deux métropoles, trop engagées en Europe, laissent les colons à leurs propres forces. — Population du Cap-Breton ; fortifications et garnison de Louisbourg.— Expédition du commandant Duvivier à Canseau et vers Port-Royal. — Déprédations des corsaires.— Insurrection de la garnison de Louisbourg.— La Nouvelle-Angleterre, sur la proposition de M. Shirley, en profite pour attaquer cette forteresse.-Le Colonel Pepperrell s'embarque avec 4,000 hommes,

et va y mettre le siÔ£c par terre, tandis que le commodore War> ren en bloque le port. — Le commandant français rend la place.->- Joie générale dans les colonies anglaises ; sensation que fait cett^ conquête. — Li population de Louisbourg est transportée en France. — Projet d'invasion du Canada, qui se prépare à tenir tête à l'orage. — Escadre du duc d'Anville pour reprendre Louisbourg et attaquer les colonies anglaises (1746); elle est dispersée par une tempête. — Une partie atteint Chibouctou (Halifax) avec une épidémie à bord. — Mortalité effrayante parmi les soldats et les matelots. — Mort du duc d'Anville. — M. d'Estournclle, qui lui succède, se perce de son épée.— M. de la Jonquière persiste ;i attaquer Port-Royal ; une nouvelle tempête disperse les débris de la flotte. — Frayeur et armement des colonies américaines. — M. de Kainsay assiège Port- Royal. — Les Canadiens défont le colonel Noble au Grand-Pré, Mines. — Ils retournent dans leur pays. — Les frontières anglaise! sont attaquées, les forts Massachusetts et Bridgman surpris et Saratoga brûlé ; fuite de la population. — Nouveaux arméniens de la France ; elle perd les combats navals du Cap-Finistère et de Belle-Isle. — Marine anglaise et française. — Faute du cardinal Fleury d'avoir laissé dépérir la marine en France. — Le comte de laGalissonnière gouverneur dn Canada. — Cessation des hostilités ; traité d'Aix-la-Chapelle (1748) — Suppression de l'insurrection des Miamis. — Paix générale. p. 449.

CHAP. III.— Commission des Frontières.— 174&-1755.

La paix d'Aix-la-Chapelle n'est qu'une trêve. — L'Angleterre prorite de la ruine de la marine française pour étendre le§ frontières de ses possessions en Amérique. — M. de la Galissonnière, gouverneur du Canada. — Ses plans pour empêcher les Anglais de s'étendre, adoptés par la cour. — Prétentions de ces derniers. — Droit de découverte et de possession des Français.

— Politique de M. de la Galissonniére, la meilleure quant aux limites. — Emigration des Acadiens ; part qu'y prend ce gouverneur.— Il ordonne de bâtir ou relever plusieurs forte dans l'Ouest ; garnison au Détroit, fondation d'ôgdensburgh (1749).

— Le marquis de la Jonquière remplace M. de laGalissonnière.

— Projet que ce dernier propose a la cour pour peupler le Canada.— Appréciation de la politique de son prédécesseur par M. de la Jonquière ; le ministre lui enjoint de la suivre* — Le chevalier de la Corne et le major Lawrence s'avancent vers l'isthme de l'Acadie et s'y fortifient ; forts Beauséjour et Gaspareaux ; Lawrence et des Mines. — Lord Albemarlc, ambassadeur britannique à Paris, se plaint des empiétemens des Français (1750) ; réponse de M. de Puyzieulx. — La France se plaint à son tour des hostilités des Anglais sur mer. — Etablissement des Aca-

diens dans Pile St.-Jean ; leur triste situation. — Fondation d'Halifax (1749). — Une commission est nommée pour régler la questipn des limites : MM. de la Galissonnière et de Silhouette pour la France ; MM. Shirley et. Mildmay pour la Grande- Bretagne. — Convention préliminaire : tout restera dans le Statu quo jusqu'au jugement définitif. — Conférences à Paris ; PAnçIcterre réclame toute la rive méridionale du St.-Laurent depuis le golfe jusqu'à Québec ; la France maintient que PAcadic, suivant ses anciennes limites, se borne au territoire qui est à l'est d'une ligne tirée dans la péninsule de l'entrée de la baie de Fondy au cap Canseau. — Notes raisonnées à Pappui de ces prétentions diverses. — Les deux parties ne se cèdent rien. — Affaire de POhio ; intrigues des Anglais parmi les naturels de cette contrée, et des Français dans les cinq cantons. — TraHans de la Virginie arrêtés et envoyés en France. — Les deux nations envoyent des troupes sur POhio et s'y fortifient.— Le gouverneur fait défense aux Demoiselles Desauniers de faire la traite du castor au Sault-St.-Louis ; difficulté que cela lui suscite avec les Jésuites, qui se plaignent de sa conduite à la cour, de la part qu'il prend, lui et son secrétaire, au commerce, et de son népotisme. — Il dédaigne de se justifier. — Il tombe malade et meurt à Québec en 1752. — Son origine, sa vie, son caractère. — Le marquis Duquesne lui succède. — Affaire de POhio continuée.— Le colonel Washington marche pour attaquer le fort Duquesne. — Mort de Jumonville. — Défaite de Washington par M. de Villiers au fort de la Nécessité (1754). — Plan des Anglais pour l'invasion du Canada ; assemblée des gouverneurs coloniaux à Albany. — Le général Braddock est envoyé par la Grande- Bretagne en Amérique avec des troupes. — Lo baron Dieskau débarque à Québec avec 4 bataillons [1755J. — Négociations des deux cours au sujet de POhio. — Note du duc de Mi repoix du 15 janvier 1755 ; réponse du cabinet de Londres. — Nourclles propositions des ministres français ; l'Angleterre élève ses demandes. — Prise du Lys et de PAlcide par l'amiral Boscawen. — La France déclare la guerre à l'Angleterre, p. 492.

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