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Histoire du Cap-Santé [microforme]

Lu première partie de l'Histoire du Cap-Santé, qui embrasse la période écoulée depuis la fondation de cette piroisse jusqu'à l'année 1830, est la reproduction fidèle du manuscrit de M. l'abbé Gatien.

Sauf la suppression du Titre, de l'Avant- Propos et de l'Appendice, nous n'avons pas changé un iota.

Un sommaire en téte de chaque chapitre, des notes au bas d'un certain nombre de pages, précisant ou éclaircissant des détails que bon nombre de lecteurs auraient aujourd'hui peine à comprendre, quelques appréciations et quelques réflexions intercalées en dehors du texte, sont les seules modifications que nous nous sommes permises.

Le manuscrit de M. l'abbé Gatien, conservé dans les archives de la paroisse du Cup-Santé, est intitulé: “ Mémotres historiques sur lu Paroisse et Fabrique du Cap- Santé.” Il a le format d'un in-8, est solidement relié, et compte 32? pages d'une écriture nette et sûre, presque aussi facile à lire qu'une composition typographique. Ce manuscrit « été publié il y « quelques années; mais il a été trop maltruité pour que l'on puisse s'en féliciter.

En effet, le format de cette brochure est mesquin au superlatif, les fautes typographiques abondent, le prénom de l'auteur n'est méme pus respecté, un certain nombre de pages ont été supprimées, et le papier sur lequel elle a été imprimée serait propre tout au plus à emmaillotter des plants de tabac.

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Il aurait donc mieux valu laisser reposer en paix le manuscrit de M. Gatien, que le présenter au public dans un négligé qui fuit contraste avec sa valeur intrinsèque, et ne lui rend pas justice,

Nous avons soigneusement revisé cette première partie de l'Histoire du Cup-Santé et remédié, autant que possible, à tous les défauts qui déparent la première édition.

M. Gatien dit dans l'Avant-Propos de ses “ Mémoires historiques : ”

“ Nous savons et nous convenons que les événements d'une paroisse, son établissement, son accroissement ; les meæurs, les habitu‘les de ceux qui la composent ; les moyens, les ressources que la nature «lu lieu ou les circonstances des temps et l’industrie des particuliers offrent à ceux qui lu composent ; en un mot, que l'ensemble de tout ce qui s'y est passé et de tout ce qui y existe ; nous convemons que tout cela, sans doute, est d'un bien petit intérét comparé à des événements et à des faits plus marquants. Cependant chaque chose a son mérite particulier, quelque mince qu’il soit ou qu’il puraisse étre, parce ‘qu'enfin l'intérét que l'on attache aux choses est relatif. On me saurait done sans injustice, se plaindre trop du peu d'intérét que présentent ces mémoires, Les choses qui y sont rapportées,sont intéressantes à leur fugon,et pour ceux que ces choses regurdent. D'ailleurs, des mémoires dont le but est de recueillir tout ce qui s'est passé dans une puroîisse depuis son établissement, de conserver le souvenir d'événements, dont les uns tomberaient bientôt dans l'oubli, parce qu'on ne les connaît déjà plus que sur les rapports d'un petit nombre d'anciens, avec lesquels leur mémoire sera bientôt ensevelie, les autres peu considérables en eux-mêmes, si l'on veut, muis qui

souvent lids avec de plus grands événements, en reçoivent quelque chose de leur intérét; de semblahles mémoires, dieons-nous, peuvent avoir pour plusieurs et dame difféwentes circonstances, un intérét assez particulier et d'une

“C'était le jugement que portait de pareils écrite et mémoires, le digne prélat dont le pays pleure encore et pleurera longtemps la perte, Monseigneur Octave Plessis ; et certainement personne ne révoquera en doute, que cet homme célèbre sous tous les rapports, ne sut apprécier les choses. Nous lui avons entendu dire plusieurs fois, qu'il voudrait qu'il y eût de semblables mémoires ou recueils dans toutes les paroisses, et nous avouons que ce sont en grande partie ses réflexions eur ce sujet et ses conseils | particuliers qui nous ont déterminé à écrire les présente mémoires sur la paroisse et fabrique du Cap-Santé. Son opinion, son jugement, son approbation enfin, seront notre réponse à toute critique sur le mérite du présent recueil. ”

Ce sont précisément les mêmes motifs qui nous ont déterminé à compléter l'Histoire du Cap-Santé.

Nous avons suivi lu même marche que M. Gatien. Le caractère d'unité que doit posséder une monographie paroissiale l'exigeait. De plus, cette marche, la plus naturelle suivant nous, était la seule conforme à nos goûts.

Aussi, on remarquera que les deux parties dont se compose l'Histoire du Cap-Santé, bien qu'elles n'aient pas le même auteur et qu'elles aient été juxtaposées à soixante-dix ans d'intervalle, sont uniformes, autant qu'il est humainement possible, et forment un tout parfaitement

homogène.

Nous dédions cette monographie à nos paroissiens en particulier, en souvenir de notre passage au milieu d'eux. Pruisse-t-elle contribuer à leur faire aimer davantage ce

À coin de terre où la Providence les a placés, et qui, dans | certaine saison, semble étre une parcelle détachée du paradis terrestre !

Cap-Sunté, 1er juin 1899.

D. GossELIN, Ptre, Curé.

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