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CHAPITRE QUATRIÈME

Fait et passé au’ Cap-Santé, le 22 mai 1749. Une copie du dit acte est donnée aux Motard, une déposée au secrétariat de l'Evèehé de Québec, une autre enfin est déposée parmi les papiers de la fabrique.

Get accord paraît avoir mis fin aux brouilleries qui existaient entre les Motard et la fabrique, au sujet du terrain de la dite fabrique. Au moins, depuis ce temps on ne voit rien qui annonce de nouvelles difficultés sur ce sujet.

Conformément à l’ordre donné par Monseigneur dans sa visite de cette année 1749, le 29 juin, dans une assemblée de la paroisse, il fut décidé, au sujet des cabaretiers, que le nombre en serait fixé à trois, comme suffisant au besoin de la paroisse et des voyageurs; qu'il ne leur serait pas permis de vendre à boire chez eux, à aucun domicilié de la paroisse, mais seulement aux voyageurs passant dans la dite paroisse, et cela sans risque de les enivrer. Qu’une requête dressée par M. le curé serait présentée par le marguillier en charge à M. l'Intendant, pour le prier d’autoriser, sous les conditions exprimées dans [a dite requête et conformément à la délibération de l'assemblée de la paroisse, Etienne Pagé, Adrien Pichez et Pierre Dorez, à vendre et fournir dans la dite paroisse les boissons nécessaires, tantaux malades et autres personnes de la paroisse, qu'aux voyageurs passant par la dite paroisse.

Un mémoire du nombre des paroiïissiens, de l’état de la paroisse et des revenus de la fabrique, dressé par M. Vover, conformément à l’ordre de Monseigneur dans un mandement pour la visite, et présenté à Sa Grandeur lors de sa visite, nous fait connaitre plusieurs choses intéressantes au sujet de la paroisse.

IL y avait alors, en 1749, suivant ce mémoire, quatrevingt-treize familles, avant des terres et payant dimes. (Ces 93 familles, en les supposant chacune composée de six personnes, indiqueraient que la paroisee aurait formé un total de 558 individus.) Il y avait de plus trois ménages de gens de métier, et de plus un maitre d'école. Le nombre des communiants était de 322. Le nombre des bancs dans l'église, qui n'avait d'abord été que de 27, avait été angmenté de trois; sur le nombre desquels, deux, savoir

celui de la famille Motard et celui du bedeau, ne payaient pas de rente. Les 28 autres payaient de rente quatre boisseaux de blé chaque, ce qui formait pour les 28 bancs, 37 minots plus un boisseau de blé. Le blé se vendait de trois à quatre livres au plus cher, et le plus souvent il etait taxé par les Intendants.

Dans le même temps, il y avait un pont de bateaux sur la rivière Jacques-Cartier, à l'endroit nommé alors le “ remous de Cadieu.” Cette place est au-dessus du pont actuel. Ce pont de bateaux était le seul moyen de communication avec la paroisse voisine; et selon la remarque de M. Voyer, le passage sur ce pont était très dangereux, surtout la nuit, Ce pont, au reste, n’a existé que peu de temps. Les chemins dans la paroisse étaint aussi, en plusieurs endroits, dans un mauvais état,

En 175l,ily eut une assemblée de la paroisse, dans. laquelle il fut décidé qu'on couvrirait en neuf, en bardeaux, l'église entière, et qu'on ferait aux murs de l'église les réparations qu'ils demandaient, et il fut décidé aussi que, quand il s'agirait d’une dépense à faire pour l’église, de la raleur de dix livres, on ferait une assemblée de la paroisse, avant de dépenser une telle somme. En vertu des délibérations de cette assemblée, on s'occupa immédiatement des réparations de l’église. On acheta 23 milliers de bardeaux, chaque millier coûtant quatre francs. Le nommé Louis Gariépy fit la couverture en entier de l’église, pour lequel ouvrage on lui paya 135 francs.

L'année suivante, 13552, à la fin de septembre, M. Voyer quitta la paroisse, après l'avoir desservie pendant neuf ans, c’est-à-dire depuis 1743, au mois de janvier, jusqu'en septembre 1752. M. Voyer ne survécut pas longtemps à sa sortie de la paroisse, puisqu'il mourut l’année suivante, le 25 avril 1753, curé des Ecureuils, où il avait été en quittant le Cap-Santé.

Par la deuxième résolution adoptée dans la dernière assemblée dont nous avons parlé ci-dessus, savoir: qu’on ne pouvait dépenser dix livres des deniers de l’église, sans. délibération d’une nouvelle assemblée de paroisse, on ne peut s'empêcher de soupçonner, ou que ce monsieur était.

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