CHAPITRE SIXIÈME
bien loin d’être édifiantes. Quant aux particuliers de la paroisse, plusieurs qui trouvaient dans la culture de leurs terres de quoi vivre honnêtement avant ces travaux, après avoir gagné beaucoup d'argent à ce chantier, en négligeant pendant ce temps-là le soin et la culture de leurs terres, se trouvèrent, quand ces travaux cessèrent, plus pauvres qu'ils ne létaient auparavant, parce que tout ce qu'ils avaient gagné à ces chantiers avait été employé, partie en superfluités, partie plus mal encore, et le reste pour se procurer ce que leurs terres ne leur fournissaient plus, depuis qu'ils les avaient ainsi négligées. Ce fut pendant ces travaux que M. Jean Coltman, frère de celui à qui le bail de la seigneurie était passé, fut écrasé à mort par le contre-coup d'une pièce énorme de hoiïs, en chargeant un bâtiment.
Enfin ce chantier et ces travaux ont été l’occasion de beaucoup de désordres et d’une grande démoralisation ; et depuis cette époque, le village de Portneuf a été malheureusement remarquable par l'ivrognerie, les danses, les bals, 1e manque de religion, l’impiété, etc.
Ge que nous lisons ici, au reste, de cette partie de Ja paroisse, ne doit pas s'appliquer à la généralité de ceux jui l'habitent. Il y a certainement des exceptions à faire (1) .
En 1807, Mgr Joseph-Octave Plessis fit sa première visite comme évêque en chef. Il alloua les comptes des années précédentes jusques et compris ceux de François Morisset, marguillier en charge en 1806. 11 ordonna qu'il fût fait un coffre de bois fort, ferré et muni de deux serrures, pour y déposer l'argent de la fabrique, au lieu de le laisser entre les mains du marguillier. Cette ordonnan , datée du cours de la visite de l'évèque, est du 8 juin 1807.
Dans l'hiver qui suivit cette visite, c'est-à-dire en 1808, ilarriva un de ces accidents funestes, que Dieu permet quelquefois pour inspirer une crainte salutaire à ceux
(1) Les paroissiens de Portneuf ne sont pas encore des anges sans doute mais en général, cette note n’est plus juste pour la plupart d’entre eux. L'abbé D. G.) |
ti 84 à HISTOIRE DU CAP-SANTÉ ‘EP | mn nee eo tes rimes : er j: qui en sont témoins. Un nommé Joseph Labécasse, français LH? . . e . , , ñ , LA: d'origine et ivrogne déterminé, fut trouvé mort et gelé RUE
sur le chemin qui conduisait à sa demeure, au village Saint-Joseph. Sa bouteille, compagne : inséparable de tous ses voyages et de toutes ses démarches, fut trouvée à ses côtés. Il fut enterré à la porte du cimetière, sans auenne des cérémonies religieuses. se
L'année précédente, c'est-à-dire en 1807, la route qui descend près du Petit Bois de l'Ail, près de la maison de Lavigueur, et qui conduit chez Francois la Salle Bertrand, de Saint François, fut faite.
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