‹ Histoire du Cardinal de Richelieu (volume 4)Chapitre 1 sur 157 · Histoire du Cardinal de Richelieu · texte numérisé non relu

Histoire du Cardinal de Richelieu

Par le traité de Sainte-Menehould , Marie de Médicis s'était engag-ée à convoquer les États généraux, pour le 25 août 1614 au plus fard, dans la ville de Sens. La reine et ses ministres, sentant l'importance de la partie qui se jouait , avaient habilement préparé les élections. Les gouverneurs de province , les grands seigneurs fidèles, les évêques avaient reçu l'ordre de veiller à ce qu'on ne nommât que des députés dévoués non seulement à la royauté, mais au gouvernement de la régente. En beaucoup de bailliages, la liste des candidats était venue toute dressée de la cour (1). Dès qu'on fut assuré que la majorité était royaliste , on renonça à la précaution qu'on avait prise de choisir Sens comme lieu de réunion de l'assemblée et on décida qu'elle se tiendrait à Paris. La date fut fixée définitivement au 13 octobre.

(1) Mercure françois, année 1615 (p. 5). — LeUre du roi aux baillis et sénéchaux, etc. Archives des Aff, Étrang. France (vol. 769, f" 172). — « Le duc de Nevers envoya par toutes les paroisses des personnes qui briguaient les voix des curés. » Flori- MOND Rapine, dans Mayer (t. I, p. 48). — Voir aussi : « Lettre par laquelle la Heine prie M. Simon, lieutenant général au bailliage de Chartres, de tâcher que les députés soient dévoués au Roi », et « Lettre de la même à M. de Lavardin pour lui dire qu'elle voit avec plaisir que, grâce à lui, le Maine et le Perche n'enverront aux États que des députés fidèles. » (Bibliothèque Nationale. 500 Colbert, vol. 89, f« 27G).

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