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SUCCÈS DES ARMÉES ROYALES

officiers, leur donner quelque chose de l’ardeur désespérée qui l’enflammait lui-même. Schomberg, à peine arrivé en Allemagne, y avait conclu avec le rhingrave des capitulations et avait levé 400 reîtres et #00 lansquenets; on faisait en Suisse des levées importantes (1). Plusieurs milliers d'hommes se dirigeaient vers la France et venaient renforcer les armées royales. Enfin,

celles-ci se mettaient en mouvement et obtenaient de premiers

succès. Les forces qu'elles avaient devant elles n'étaient ni or-

ganisées ni commandées. Les princes ne pouvaient compter

que sur les quelques milliers d'hommes que Bouillon était allé recruter dans le pays de Liège et qu'il amenait lentement à leur secours (2).

Dans le Nivernais, Montigny, qui avait pour aide de camp le marquis de Richelieu, s'empara de toutes les places appartenant au duc et enferma dans la capitale de la province la duchesse de Nevers, qui lui avait tenu tête très vaillamment. Le comte d’Au-

vergne avait pacifié tout le Maine et le Perche ; il était libre main- : tenant de marcher au secours du duc de Guise. Celui-ci avait eu

également, dans les provinces de l’est, des succès assez importants. Il avait pris Richecourt, Château-Porcien, Cezigny et mis le siège devant Rethel. Nevers, poussé de place en place, ne gardait plus que Mézières, tandis que le duc du Maine, bousculé par le comte d'Auvergne, qui s’emparait successivement des châteaux de l'Ile-de-France, était contraint de s’enfermer dans Soissons. Ainsi trois sièges importants, commencés presque simultanément : Nevers, Soissons et Rethel, devaient mettre fin bientôt à à la révolte des princes (3).

Les ministres commencaient alors à respirer. Ceux mêmes qui ne leur sont pas favorables reconnaissent que « par leurs bons soins

et diligences, les princes et grands avoient été si vivement atta-.

(1) Voir la correspondance de Schomberg aux Affaires Étrangères, Allemagne, t. V, début de 1617.

(2) On leur avait aussi procuré de l'argent, en Hollande, au pays de Liège et en Allemagne. Ambass. Vénit. (vol. 1770, fo 328).

(3) Sur tous les détails de la campagne, la Correspondance de RicneLIEU renseigne au jour le jour.

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