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SUCCÈS DE FERDINAND

le péril commun, ils se prononcèrent énergiquement contre la

transmission de l'électorat à la Bavière. Après plusieurs semaines de délibération et divers projets de compromis qui n'aboutirent

pas, ils rompirent l'assemblée, quittèrent la diète et rentrèrent chez eux, brouillés avec l'Empereur et décidés, s’il le fallait, à recourir aux armes. Il y avait là les germes de nouvelles complications.

L'Empereur était engagé; 1l passa outre. Le 25 février 1623, dans la grande salle des chevaliers, au Rathhaus de Ratisbonne, précédé de la couronne impériale, du sceptre, du globe et de l'épée, assis sur un trône magnifiquement décoré, entouré de la plupart des princes catholiques de l’Allemagne, il fit proclamer par Jean d’Ulm, vice-chancelier de l'Empire, qu'il accordait au duc de Bavière l'investiture de la dignité électorale palatine. C'était un triomphe éclatant pour la cause catholique.

Au sud-est de l’Empire, c’est-à-dire dans sa lutte contre Bethlen Gabor, l’empereur Ferdinand n’était pas moins heureux. Bethlen, après avoir observé pendant quelque temps l’arrangement de Nikolsbourg (janvier 1622), ménagé par les ambassadeurs français avait rassemblé des troupes, dans les premiers mois de l’année 1623. Aïdé par le Sultan et renforcé par un corps d'armée turc, il était entré en Hongrie à la tète d’une armée de 60000 hommes (août 1623). Il faisait frapper des médailles avec le titre de roi de Hongrie et annonçait qu'il irait manger à Prague « l’oie de la Saint-Martin ». Vienne fut de nouveau menacée.

L'Empereur, surpris, n'avait que 9 000 hommes à opposer à la puissante armée de Bethlen Gabor. Il est vrai que Wallenstein était un de ses généraux; l’autre était le marquis de Montenegro, de la maison de Caraffa. Les chefs impériaux eurent la sagesse de ne pas livrer bataille. Tilly accourut du Nord à la rescousse. Une fois encore, 1l sauva l'Allemagne et la cause catholique. Beth-

len, abandonné par ses alliés turcs, dut accepter les propositions |

d'armistice qui lui furent faites sagement, au nom del EMDEES et il se retira (20 novembre (es (1).

(1) Fr. Hunter, Geschichte X. Ferdinand II (vol. IX, p. 259 et suiv.).

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