‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 123 sur 141 · TOUR DU BOULET · texte numérisé non relu

TOUR DU BOULET

vers l'angfe de Féperon , on aperçoit un énorme boulet , à demi entré dans la muraille. C'est le seul projectile qu'aient gardé les murs du château d'Arqués 11 ne nous a pas été possible de mesurer ce boulet , qui est placé à une hauteur très considérable ; mais on peut calculer , vu qu'il déplace une brique et un quart et que toutes les briques ont huit pouces , qu'il a dix pouces de diamètre , et que son poids s'élève , par conséquent , en admettant qu'il soit en fer , plein et parfaitement sphérique, à 160 livres». Ce boulet n'a pu être lancé que par une de ces couleuvrines gigantesques dont l'emploi a cessé dans le xvn c siècle.

Le seul événement militaire qui se soit passé sous les murs d'Arqués, depuis l'époque que nous fixons pour la construction de l'enceinte bastionnée dont cette tour fait partie , jusqu'à nos jours , est la bataille d'Arqués. Ce boulet aura été envoyé par quelque couleuvrine de

« Le Musée d'antiquités de Rouen possède un autre petit boulet en fer , qui a été trouvi 4 au pied du chfttcau.

7 S'il est en pierre , il doit poser environ M livres.

Mayenne , soit le jour de la bataille, soit plutôt , attendu l'éloignement du champ de bataille, lors de l'attaque que Mayenne , quelques jours après, tenta directement contre le château. ( Voir Récit historique , p. itfi. )

Cette tour, intérieurement , est ronde et construite en briques , avec un soin remarquable; l'appareil est de la plus grande beauté. Elle était à trois étages , dont les deux inférieurs voûtés. Au niveau de la toiture de l'étage supérieur régnait un petit chemin de ronde avec parapet, qui était pris dans l'épaisseur de la muraille ; de là l'on découvrait la campagne.

Ce chemin de ronde , cette toiture, ces voûtes, tout cela a disparu , est défoncé , git en débris et en poussière au fond de la tour. Un arbre colossal , se dressant au milieu de ces ruines , en a pris possession et dresse incessamment sa tète altière , pour en dépasser les hautes murailles et aspirer l'air et le soleil de ces beaux lieux.

Un petit escalier pris dans l'épaisseur de la muraille conduisait aux divers étages ; le plan t\v 1708 nous l'indique. 1 /'air Pl. XI.

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