‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 69 sur 141 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

Arques sons la pomination ana.lai*e, 1419-1449. 5>C6 capitaines, sa garnison , leur page. (Crades VII clause les ^tnatoi* oe ta Harmanoie.

e sol normand allait porter de nouveau des bataillons armés et voir flotter l'antique bannière anglo-normande, aux trois lions léopardés. Les arrière-petits-fils des vainqueurs d'Hastings allaient descendre à leur tour sur le sol berceau de leurs pères , et

faire la conquête des vieux manoirs et des castels d'où les compagnons de Guillaumele-Conquérant étaient partis pour subjuguer l'Angleterre. Les rois de cette île n'avaient jamais oublié que leurs ancêtres avaient régné sur cette belle terre de Normandie. Les yeux fixés sur elle , son image au cœur , ils n'attendaient qu'un instant favorable pour y rentrer en maîtres; cet instant avait sonné. La France, faible et ensanglantée, se débattait au milieu des factions et des guerres civiles ; son roi , Charles VI , était tombé en démence ; le sceptre n'était plus qu'un jouet entre ses mains. Henri V donne le signal ; il part à la tète d'une nombreuse et vaillante armée , débarque à Touques , traverse la Basse-Normandie , faisant tomber sur son passage les places fortes et les châteaux , et vient planter sa bannière devant Rouen. Cette ville belliqueuse, livrée à elle-même , n'écoutant que son désespoir , se défendit quatre mois durant , pressée au dehors par l'ennemi , au dedans parla famine. Quand le bras affaibli et décharné de ses courageux enfants ne put plus soutenir l'épée , elle laissa ouvrir ses portes, et se rendit.

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