‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 80 sur 141 · HANAP DE CHARLKS VIII · texte numérisé non relu

HANAP DE CHARLKS VIII

Jean d'Estouteville reçut dans le donjon royal son gracieux seigneur , Charles VIII. A la suite du repas qui y fut donné, dans la Chambre du roi, il y eut scandale et tumulte pour la coupe, ou hanap , dans laquelle le roi venait de boire. Un des chevaliers commis à la garde du château , Robert le Seneschal , sire de Lardenières, voulut prendre des mains des officiers de Charles VIII le hanap royal , disant que, de toute antiquité , les seigneurs de Lardenières , à raison de leur dit fief, avaient droit , lors de la première entrée du roi au château d'Arqués, « au hanap en « quov il était servi à boire ». I^s officiers ne voulurent pas le lui livrer, et répliquèrent au chevalier normand qu'ils ne savaient pas ce qu'il voulait dire avec un pareil droit, et qu'il n'aurait rien tant qu'il ne présenterait pas un parchemin chargé du sceau royal. L'affaire ayant été portée devant le roi, elle fut jugée grave, et la solution en fut remise au retour du prince à Paris. Le 11 juin suivant, Charles VIII rendait l'ordonnance ci-après :

« Charles , par la grâce de Dieu, roy de France, « à nos ainez et féaulx gens de nos comptes e!

2U CHATKAi: I) AROl KS.

« trésoriers à Paris, salut et dilettion. Nostre « amé el féal conseiller et cliainbellan Kobert « le Senesclial , chevalier, et Jacquette Dnples- « seys sa femme , nous ont l'ait dire et remous- « Irer que à cause de la dicte suppliant leur com- « pecte et appartient le fieï, terre et seigneurie « de Lardenière assis en la ville et parroissc « d'Arqués et es environs tenu nettement et sans « moyen de nous à cause de nostiv ehastel el « chastellenie du dit Arques, et que à cause du « dit fief ilz ont plusieurs droictures, comme a d'avoir et prendre à la première entrée de no/. « prédécesseurs , nous , et noz successeurs au « dit lieu d'Arqués la couppe ou hanap cnquov « nous sommes servi/ à boire et autres dioic- « tures à plaiti déclairées es anciens adveuz « baille/, en noslre d. chambre des comptes par « leurs prédécesseurs seigneurs du dit fief, el « aussi pour raison du dit fief et droictures « dessus dictes , ilz nous doivent services de « quarante jours d'un homme armé à garder la « première porte devers le Relie d'Arqués en « temps de guerre , en laquelle porte ils doivent « avoir logeis et autres redevances aussi à plaiti

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