Inventaire du mobilier de Meudon en 1689. op.cit
17. Ibid. La collection des bustes du château de Meudon comprenait cinquante-quatre pièces : « Adrien, Aristide, Mithridate, Homère, Niobe mere, Tibère, Niobé, Socrate, Niobe, Cleopatre, Apollon, Antonius, Vitellius, Bérénice, Garalle, Leocon, Cesar, Caracalle, Ottone, Marcorelle, Galicola, Vitelia, Leovero, Néron, Alexandre, Annibal, Auguste, Adriano, Marcellus, Agatoclès, Hercule, Gladiateur, Septimus Severus, Caligula, Popea, Lucques Verus, Marcaurelle, Marcantoine, Lycurgus, Cesar, Esther, Deux testes de femmes, Quatre petites testes d'enfants, un buste d'homme, trois bustes d'hommes et trois de femmes. »
18. L’inventaire des peintures cédées par Mme de Louvois au roi porte la désignation de Van der Meulen pour ces peintures vieilles, alors, de dix ans tout au plus. Cette précision indiscutable ôte toute valeur aux attributions flottantes relatives à ces toiles des inventaires de date postérieure, Que ces panneaux aient été peints entièrement par Van der Meulen, luimême, la chose n’est pas vraisemblable, Ils auront probablement été exécutés dans son atelier et terminés par le maitre.
Dôle. Cette peinture est attribuée dans l’inventaire C à Martin le Jeune. Engerand (« Inventaire Général des tableaux du Roy rédigé en 1709 et1710 par Nicolas Bailly. » Paris-LeRoux) écrit que ce tableau est passé au Louvre en 1785 (p. 432.), mais il figure encore dans la galerie de Meudon en 1792.
Courtrai. Selon Engerand (p. 432), cette peinture figurait en 1760 à
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ce 390 —
l'hôtel de la Suriñtendance à Versailles ; en 1775, elle a repris sa place à Meudon.
Tournai, Cette toile, désignée comme copie d’après Van der Meulen dans les inventaires À et B, est attribuée à Martin l’Aîné dans celui de 1992. Si l’on en croit Engerand (p. 421), elle aurait été exposée en 1760 a l'hôtel de la Surintendance; en 1773, elle a réintégré la galerie de Meudon.
Valenciennes. Attribuée à Martin l’Ainé dans l'inventaire G, cette peinture se trouvait en 1760 au magasin de la Surintendance, et, en 1775 dans la grande galerie de Meudon (Engerand, p. 420),
Ypres. Panneau attribué à Martin l’Aîné dans l'inventaire de 1778.
Loo. Ce tableau est donné à Martin l’Aîné par l'inventaire de 1775 et à Martin le Jeune par Engerand.
Fribourg. D’après Engerand (p. 487.), cette toile, attribuée à Martin le Jeune, dans l'inventaire C, à Martin l’Aîné dans l'inventaire de 1775, « se trouvait encore, en 1733, à Marly dans la chambre de la Reine ». Cette même année, elle dut être ramenée à Meudon.
Condé. Attribué à Martin l’Aîné dans l’inventaire de 1775 et à Martin le Jeune par Engerand (p. 523).
Luxembourg. Ce tableau, désigné comme une « copie de Van der Meulen et retouché de luÿ dans l'inventaire A, est donné par Engerand (ibid) à Jean Paul. En 1760, il se trouve à Versailles dans la Surinteéndance, en 1775, il reprend place a Meudon ; en 1812, il est envoyé par l'Etat au musée de Toulouse,
Lille. Cette peinture attribuée à Martin l’Aîné dans l'inventaire B et dans celui de 1795, l’est à Martin le Jeune par Engerand (ibid).
Charleroi, Toile attribuée à Martin l’Aîné dans l'inventaire C et dans celui de 1775, où elle est ainsi décrite : « La prise de Charleroy... sur le devant du Tableau, on voit un cavalier montant un cheval Ysabelle qui se cabre, tout prest est un arbre renversé ». Même attribution est donnée par Engerand (p. 492).
Maestrich. Ce tableau attribué à Martin l’Aîné par l'inventaire C et celui de 1775, est confondu par Engerand (p. 430) avec la prisé de Luxembourg qui orne la galerie.
Besançon. Donnée à Martin l’Aîné par les inventaires A, B, C, et dans celui de 1775, cettetoile est rendue à son auteur par Engerand. :
Le Passage du Rhin est désigné comme une composition de Martin l’Aîné dans les inventaires A et B, et de Martin le Jeune dans l'inventaire C,
Oudenarde, Tableau attribué à Martin l’Aîné dans les inventaires A, B, et C.
19. Louvois goûtait fort les peintures de l’Albane : il écrit le janvier 1684,
à la Tuilière (Rousset, op. cit, p. 5#9) : & J'ai vu les éslampes dés quatre beaux tableaux de l’Albane que vous m'avez mandé que lé siéur Falconier
avoit mis en gage, lesquels m'ont paru fort beaux. » Les toiles de la collec tion Falconieri représentaient : Vénus à sa toilette, servie par des nymphes; Vénus et Adonis accompagnés de plusieurs amours ; les nymphes de Diane coupant les ailes aux amours endormis et brisant leurs arcs ; Vulcain auprès de Vénus avec des amours occupés à forger et à aiguiser des flèches. Ces peintures, qui, en 1695, décoraient l'appartement du Grand Dauphin à Versailles, sont exposées au Musée du Louvre à l'heure actuelle, Le panneau de Vénus à sa toilette, ornant à Meudon le cabinet hexagonal, était une copie du premier de ces tableaux ; les quatre peintures ovales de la
même pièce reproduisaient des scènes émpruntées aux autres compositions.