‹ Histoire du Château de Versailles: Versailles au XVIII e siècleChapitre 30 sur 61 · CHAPITRE TROISIÈME ItJl · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME ItJl

3. Mémoires du comte Ditfort de Cheverny, publiés par R. de Crèvecœur, Paris, 1886, t. I,p. 262. « Aujourd'hui Sa Majesté a pris médecine et a dîné à trois heures, à son petit couvert, dans son ancienne chambre. C'est toujours dans cette ancienne chambre que se fait le lever et le coucher, quoique le Roi couche dans la nouvelle » (Luynes, t. II, p. 412, au 22 avril 1739). Sur les diverses désignations de la pièce, v. Luynes, t. IX, p. 294 ; t. XIII, p. 400; t. XIV, p. 2^7,264, 3o5 ;t. XV, p. 28. Cheverny appelle la chambre de 1738 «la vraie chambre à coucher » (t. I, p. 101 ; cf. p. 262).

4. Blondel, Architecture françoise, t. IV. p. i23. Le plan gravé de Demortain, levé en 1714 ou 1715, désigne seulement ce cabinet [salle 126] comme « chambre des chiens du Roi », précédant le « salon du petit escalier du Roi » [salle 1 27 en partie] et la pièce en deux parties dite « cabinets des agates et bijoux» [salles 127 en partie et i3o]. Un plan des Archives Nationales (O1 1770) appelle la future chambre de Louis XV « pièce du billard et des chiens ». Un garde du corps a l'emploi de gouverneur des petits chiens de la Chambre du Roi », avec 1.000 livres d'appointements (Luynes, t. I, p. 362).

5. Ce texte figure encore dans le Piganiol de 1764, t. I, p. 271. En 1741, on a le témoignage de La Martinière, t. VI, p. 100. Un plan détaillé des constructions sur la cour des Cerfs, où les parties neuves sont teintées en rouge, est aux Archives Nationales (O1 1771).

6. Pour les paiements faits à Verberckt à cette époque, voir Le Château sous Louis XV, p. io, 11. Ceux de 1738 montent exactement à 17.529 livres 9 sols 8 deniers. On peut désigner presque aussi sûrement l'auteur des bronzes ciselés qui ornaient la chambre de Louis XV, car il y a des paiements assez importants, en 1738 et 1739, « au sieur Caffîéry, sculpteur fondeur »,pour« ouvrages de bronze doré d'or moulu faits et fournis pour les appartements du Roi » et les « petits appartements du Roi ». On trouve au même chapitre mention de travaux faits à Versailles par le doreur Héron et le fondeur-ciseleur Le Blanc (Archives Nationales, O' 2238, 2239).

7. Grand dictionnaire géographique, Paris, 1741, t. VI ; art. Versailles. L'édition de 1768, p. 11 8, supprime le passage « aux angles ... son milieu », ce qui indique comme accompli le remaniement de l'entrée de l'alcôve.

8. Rapport de Lécuyer, contrôleur du Château, à M. de Marigny, du 14 août 1754 : «Le plafond de la chambre à coucher, ainsi que celui de la pièce suivante, ayant été raccommodés plusieurs fois et ne valant plus rien, j'en fais refaire à neuf les plâtres, qui n'est qu'un fort médiocre ouvrage, en ayant conservé les ornements et les roses ; au moyen de la saison favorable, ils vont sécher, et pendant Fontainebleau on les blanchira ». Rapport du 26 septembre 1755 : « Toutes les parties de menuiserie de la chambre du Roi qui avaient été levées pour la construction du mur neuf sont entièrement reposées et un grand nombre d'ouvriers sont à gratter la dorure de cette pièce pour la pouvoir blanchir avant le retour de Fontainebleau et la dorer à neuf pendant le Compiègne prochain, au moyen de quoi S. M. pourra y coucher à son arrivée ». (Archives Nationales, O' 1799).

9. Le texte de La Martinière cité ici porte « Catherine de Médicis » au lieu de «Catherine de Valois », donné par D'Hézecques (Souvenirs d'un page, p. 154). Ce tableau paraît être le portrait d'Elisabeth de France, fille de Henri IV et reine d'Espagne, aujourd'hui au Louvre, dont les dimensions sont analogues à celles du François I" de Titien.

10. Tous les cabinets voisins de la nouvelle chambre ont été modifiés en même temps. C'est de ce moment que datent les premiers grands changements des Cabinets de Louis XIV, encore intacts sur le plan manuscrit de Dubois, levé en 1732 (Bibliothèque de la ville de Versailles). Ce remaniement est attesté par un beau plan partiel « de l'étage de l'appartement du Roi» en 1738, qui supplée assez heureusement au silence des mémoires et à la rareté des pièces d'archives pour cette époque (Archives Nationales, O' 1771). Il porte au lavis rouge les parties nouvelles qui sont à exécuter en même temps que l'agrandissement du billard, qui devient la chambre à coucher, et qu e la construction de l'alcôve et de la petite garde-robe adjacente. Ce plan comporte la transformation de toute l'aile droite de la cour de Marbre. Le cabinet ovale [plus tard de la Pendule, salle 127] est constituée par la démolition d'un mur séparant les deux cabinets qui suivent le billard et

,9a NOTES

le remplacement par un mur des arcades ouvrant sur le cabinet des bijoux [salle i3oJ ; l'escalier particulier du Roi, qui faisait le dégagement de ses Cabinets, disparaît pour faire place à une antichambre [salle 128] et l'escalier se trouve reporté plus loin (sur l'emplacement de la salle 129). Le plan à grande échelle de Blondel donne cette disposition.

11. Luvnes, t, VI, p. 197; t. VII, p. 33o. Il ne faut pas confondre ce cabinet, ovale d'un seul côté, avec le « salon ovale » de Louis XIV, sur l'emplacement de l'arrière-cabinet (i3i t. II, p. 184). Tout ce qu'on lit dans Luynes sur le « cabinet ovale» se rapporte à cette pièce allongée [aujourd'hui salle 127], qu'on retrouve avec son ancienne forme dans tous les plans manuscrits des Bâtiments jusqu'en 1760, et sur les deux plans de Blondel.

12. La Martinière, éd. de 1768, t. VI, p. 1 19. La cheminée décrite est celle qui existe encore et qui date, par conséquent, de 1738. Les tableaux de Poussin sont nommés par Piganiol ; ce sont Moïse foulant aux pieds la couronne de Pharaon, Moïse changeant sa verge en serpent, La Sainte Famille et Les pasteurs dWrcadie, tous au Musée du Louvre. Le tableau d'Alessandro Veronese aurait figuré au dessus de la porte de milieu ouvrant alors sur le cabinet d'angle. — Un dessin des Archives Nationales (reproduit dans Le Château sous Louis XV, p. 189) montre la disposition de ce côté cintré de la pièce, avec les cadrans du prieur de Saint-Cyr entre deux larges panneaux très ornés. Les talents de ce prieur sont mentionnés par Luynes, au 3 mai 1741 (t. III, p. 385) : « Il avait fait en dernier lieu deux pendules, qui sont dans le nouveau Cabinet ovale du Roi ».

i3. La désignation de « Cabinet du Conseil » qu'offre le plan de Blondel ne s'applique qu'à la période des travaux de 1775-1756,011 une perturbation inévitable se produisit dans l'organisation des intérieurs du Roi. Le Cabinet de la Pendule fut alors <■ Cabinet du Roi » ou « du Conseil » au point de vue de l'étiquette des « entrées » ; le conseil lui-même se tint dans le cabinet d'angle, au moins lorsque Luynes écrivait, le 24 août 1755 : « Le Conseil ne se tient point dans ce cabinet ovale ; il se tient dans le cabinet qui est au delà ». Sur ces dispositions transitoires, voir la note du duc de Gesvres citée plus loin, et qui montre que, pendant la construction du nouveau Cabinet du Roi, le Cabinet de la Pendule remplit au cours de la journée, suivant les heures, le triple office de Chambre à coucher du Roi, de Cabinet du Conseil et de Cabinet des perruques.

14. Luynes, t. XIII, p. 142 (28 janvier 1753). Cf. t. XIII, p.Qo, 141. Le cabinet, appelé quelquefois encore « cabinet ovale » (Luynes, t. XIV, p. 242, 264 ; t. XV, p. 424), est désigné aussi sous le nom de « Cabinet des pendules » ; ce pluriel vient des deux cadrans qu'on voit ajustés dans la boiserie ovale jusqu'au moment où celle-ci disparaît. Le massif où sera placé en 1760 le chefd'oeuvre mécanique de Passemant existe encore. Soulié et Dussieux donnent des indications inexactes sur l'installation de cette pièce unique, plus tard exceptée de la vente révolutionnaire et transportée au Garde-Meuble, d'où elle a été tirée pour reprendre son ancienne place à Versailles.

1 5. Mémoires et lettres du cardinal de Bernis, éd. Frédéric Masson, 1. 1, p. 35g. Luynes, t. III, p. 3oi ; t. XIII, p. 390. Le Château sous Louis XV, p. 62.

16. Dufort de Cheverny, t. I, p. 100 et 324. L'attitude de Louis XV pendant le convoi funèbre de Mme de Pompadour, toute contraire à la légende accréditée, est notée par un autre témoin oculaire, le valet de chambre Benjamin de La Borde (v. le texte signalé par M. Maurice Tourneux, dans la Revue de l'Histoire de Versailles, t. V, 1903, p. 27, et dans l'édition illustrée de Louis XV el Madame de Pompadour, Paris, 1902, p. 200).

17. La Martinière, édition de 1741, t. VI, p. 101. Parmi les tableaux, l'auteur indique la Sainte Famille de Raphaël, le portrait d'Erasme par Holbein et, du même artiste, « Cromel [sic) tenant une petite croix dans la main droite » [portrait de Wyatt, dit de Thomas More], etc. — En 1739, on trouve au journal du Garde-Meuble de la Couronne, cité par Molinier (Histoire des arts décoratifs, t III, p. 127; : « Livré pour servir dans le Cabinet aux tableaux avant la Petite Galerie, à Versailles, un beau et riche médaillier en forme de commode ». En 1755, le même document mentionne « le cabinet de retraite du Roi [arrière-cabinet] et la pièce où est le médaillier ».

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