‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la natureChapitre 22 sur 129 · CHÊNE LYRE · texte numérisé non relu

CHÊNE LYRE

La hauteur de cet arbre dépasse quelquefois 25 mètres, et son diamètre 1 mètre. . Fréquent dans les parties méridionales des États-Unis, il croît dans les terrains marécageux, au bord des rivières des deux Carolines, de la Géorgie et de la Floride orientale.

L'introduction de cette. espèce en France ne pourra se tenter^ en pleine terre, que dans les sols profonds et humides et dans le midi.

Son bois est souvent employé en Amérique pour les travaux publics et la marine ; il est cependant inférieur, pour la qualité et pour la grosseur des pièces, au chêne blanc, et étoile.

CARACTÈRES BOTANIQUES

Ses feuilles, de 10 à 15 centimètres, sont oblongues, sinuées, glabres, ayant leurs lobes inférieurs entiers et plus courts, les supérieurs dilatés , tronqués, et souvent échancrés ; le terminal à trois pointes.

Les^ glands sont Urrondis, plus larges que longs, et comme déprimés à leur sommet. Ils sont presque complètement renfermés dans une cupule qui est hérissée d'écaillés courtes et rudes. L'écorce est blanchâtre.

Quercus macraearpa.

CHÊNE A GROS FRtlTS.

Croît dans FAmérique septentrionale sur les monts Alleghanys et dans les États de TUnion qui sont à l'ouest de cette chaîne, Kentucky, Tenessée, Illinois, etc.

Ce bel arbre, de 20 à 25 mètres de hauteur, est remarquable par la beauté de son port et de son feuillage, et la grosseur de son fruit.

Il s'acclimatera très-bien dans le nord de la France, dans les terrains siliceux et un peu humides qui lui conviennent si bien.

En 1860, M. Belhomme, directeur du jardin botanique de Metz, mit à la disposition de la société d'acclimatation 10 jeunes plants qui provenaient d'un pied pourvu déjà de fortes proportions.

En 1865, le même observateur constatait la facilité avec laquelle le chêne à gros fruit se reproduisait de greffes ; cependant au point de vue de la rapidité de la végétation, les jeunes chênes francs de pied valent mieux. Le Quercwi maorocarpa est susceptible de prendfe, par la taille et lé pincement, le» formes les plus variées.

Les sujets que l'on veut élever en futaie deviennent souvent chétifs, parce que l'on ne surveille pas les têtes qui sont sujettes aux bifurcations, et au'x trifurcations.

Les engrais animaux lui conviennent peu, les binages souvent répétés sont indispensables. .

En Amérique, le bois de cet arbre est moins estimé que celui du chêne blanc. »

CARACTÈRES BOTANIQUES

Feuilles courtement pétiolées,' longues de 40 centimètres, larges de 22 centimètres ; elles sont ovales oblongues profondément sinuées lobées, presque lyrées.

Les lobes sont obtus, plus ou moins lobés eux-mêmes vers leur sommet, les inférieurs oblongs.-

La face supérieure est glabre et d'un vert foncé, Finfé-" rieure pubescente ou cotonneuse.

Les glands ovoïdes, longs de 4 à 6 centimètres, larges de 4 centimètres, sont les plus gros de toutes les espèces américaines.

Ils sont contenus jusqu'à moitié ou jusqu'aux deux tiers dans une cupule épaisse et hémisphérique, revêtue, dans la plus grande partie de son étendue, d'écaillés ovales aiguës, et garnie à son bord de filaments déliés et flexibteâ.

Quercm olivœformis,

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