‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la natureChapitre 37 sur 129 · CHÊNE AQUATIQUE · texte numérisé non relu

CHÊNE AQUATIQUE

Croît au bord des marais et des ruisseaux, depuis le Marylaud jusqu'à la Floride, sa taille est de 10 à 15 mètres. Introduite eu Europe, en 1748, cette espèce vit mal sous la climat de Paris, sans abris et sans une exposition spéciale , mais elle réussit à Tair libre dans le midi et prend de belles proportion» dans les sols humides qu'elle affectionne.

Son bois est peu estimé et presque sans usage en Amérique. On pourrait cependant en tirer quelque parti, si l'on avait la précaution de le couper à l'époque où la sève est interrompue.

CARACTÈRES BOTANIQUES

'Feuilles glabres cunéiformes, obscurément divisées à leur sommet en trois lobes dont celui du milieu est plus grand que les autres. Cette forme est variable et les feuilles des jeunes plants diffèrent de celles de l'arbre adulte. C'est là une observation que Michaux avait faite pour la plupart des chênes de l'Amérique septentrionale, mais qui est surtout applicable aux chênes aquatiques qui portent ici des feuilles lancéolées entières, là des feuilles sinuées, etc.

Les glands, d'une saveur très-amère, sont presque sphériques et à moitié embrassés par la cupule ; la floraison a lieu en mai.

Quercus ruhra.

GHâNE ROUGE.

Ce chêne, remarquable par sa haute taille, 50 mètres, et son port majestueux et élégant, croît depuis le Canada jusqu'à la Géorgie, et i l'ouest des monts Alléghanys.

Cette espèce, qui fleurit au mois de mai, en Américpie, fut introduite en Europe, en 1691. Elle est un peu difficile sur la nature du sol et l'exposition, puisqu'elle réussit aussi bien dans les sols ingrats, et même dans le sable pur, que dans les terres fertiles, seulement elle dure peu dans les terres maigres*

Ce bel arbre, parfiaitement acclimaté aujourd'hui, est un des plus beaux ornements des jardins paysagers dans lesquels la couleur rouge de ses feuilles, en automne, produit un effet" remarquable.

Le chêne rouge est sans doute l'espèce que Lamarck désignait sous le nom de Q. rubra latifolla et dont il est dit par Mirbel qu'un millier de pieds, plantés dans la forêt de Rambouillet, étaient parvenus, en moins de 10 ans, à plus de 30 pieds de hauteur. Il se reproduisait naturellement dans les terres de Duhamel.

Son bois rougeâtre est d'un grain grossier, et d'un tissu poreux ; sa mauvaise qualité lui interdit tout usage.

CARACTÈRES BOTANIQUES

Les feuilles sont remarquablement grandes, elles mesurent 22 centimètres de longueur, et le maximum de leur largeur est parfois de 18 centimètres. Elles sont longuement pétiolées, d'une forme générale ovale-lancéolée, profondément pinnatifides. Les lobes, au nmnbre de 7 à 9, sont sinués dentés très-aigus et terminés par des pointes déliées comme des soies. Ces feuilles sont glabres sur leurs deux faces.

Les glands , longs d'environ 3 centimètres , sont assez gros, ovoïdes, et terminés par une poiûte épaisse. Ils sont sessiles et renferm^^s à leur base dans une cupule évasée, aux écailles exactement appliquées.

Ouercus coccima.

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