II. — GALLES A PARENCHYME DUR
M. Lacaze-Duthiers a étudié quatre galles différentes de ce genre, toutes venues sur les feuilles d'un chêne sans distinction d'espèce, et souvent rencontrées sur le même arbre.
Première espèce, — De couleur jaune, quand elle a. cessé de végéter, elle offre un diamètre de deux millimètres au plus, sa surface présente de petites éminences mousses qui lui donnent un aspect un" peu chagriné ; on les rencontre au nombre de 2 à 4 sur des feuilles le plus souvent isolées. Forme analogue à celle de la pyxide de la jusquiame.
Deuxième espèce. — Les galles de cette espèce sont uo peu plus grandes que les précédentes. Avant la dessication, leur couleur varie du rougeâtre au blanc verdâtre ; ces couleurs sont disposées ou en petites tâches, ou fondues et lavées avec le blanc et le vert : on les rencontre en grand nombre sur une même feuille.
Troisième espèce. — Galles sphériques régulières : diamètre atteignant quelquefois un centimètre, leur teinte çst blanche, lavée de verdâtre ou de rouge, et parfois elles
présjôntôht une transparence cireuse ; on les rencontre sur des feuilles isolées, au nombre de trois ou quatre et même plus, placées en ligne sur une même nervure.
Quatrième espèce. — Leur diamètre atteint souvent un centimètre et demi ; elles sont zébrées de rouge brique et de blanc, et couvertes d'aspérités, surtout dans les bandes blanches ; elles sont isolées sur les feuilles éloignées , quelquefois on en rencontre plus d'une sur une même feuille, mais cela est rare.
La structure de toutes ces galles se rapprocb e de celles de la galle de Taisselle de la feuille du chêne, elles manquent toutefois de couche alimentaire. M. Lacaze-Duthiers l'admet cependant, car une cavité renfermant un insecte parfait implique développement et alimentation. Les cynips , constructeurs de ces galles , diffèrent les uns des autres par la taille.
m. — GALLES A PARENCHYME SPONGDEUX.
Ces galles, vulgairement désignées sous le nom de pommes de chêne, se distinguent facilement par l'état spongieux de leur substance qui n'offre aucune résistance.
On en distingue deux espèces : la première se montre sur les feuilles du Quercus fastigiata, chêne pyramidal, rien déplus élégant que ces productions d'un blanc verdâtre, souvent lavé de rouge.
Lorsqu'elles sont au nombre de 8 ou 10 sur les feuilles d'un petit rameau, elles le font fléchir et ressemblent alors à une grappe de beaux fruits ; leur diamètre atteint quelquefois 2 à trois centimètres.
La seconde espèce de galles spongieuses ressemble à la noix de galle indigène ; mais son volume e&t beaucoup
ib^oiiaQs, foxmf^nt, cQUfQnm autour jd'vHie émûœme i o^or traie, ^ufflse.oit j^oi'^ar^ ipmT .lieu disttogui^c; j^MiiDike lift gaUe indigène, .elles jiaissent .^ lr'aisse^l^ 4fts îe^iite^^^es jeunes rameaux , et^ içie proviennent ^^ 4u .bpJjr^»»- Leur couleur, verte pendant 1^ .yégétatic^, jlpyi^nt:fl'y^ brun chocolat clair dès çu^ 4'insecte a atteint {$pn .^éver loppement cpniple,t.
^Eiaos les galles i4e c^UPicaiégftri^ If^M^v^ gftl^ulft^ijetftç^wi^pideçmoïdal ren3jpiaic;e J(e ii^su .paçpncliyfflfttpju^ fflui ffei(t défaut,; elles pffteat trms.iôv^jpèp^s,:
a. — GaJles du 'bouilgeon du éhêne ;
b. — Galles lenticulaires de la face inférieure desïeuîlles;
c. — Galles du pédoncule et des nervures ;
o. — La galle du bourgeon est sphérique ou ovoïde^ et "terminée par unie éminence pointue ; sa coloration est d'un v€irt tendre piqueté de blanc, son volume atteint celui tl'un pois. Elle se développe aux dépens tlu bour- 6ge([HHâoftt ^tie iCi^pe la ^pittcp ; eite lest /wtoucéaiâe ^banrâôtett^ iCfôaiU€|u$05.qu,ll.)ei^t iaïqile de^i^oi>oâdU 'pouriles ^Qflilles m^me (lu IbotuitgÊûn, ^sQpaiéesiptJée^i^tées^ar'la déviation morbide de Torgane. C^t odaos île ibourgwn t^miaal des tig^s flu^.M.4:<$Nçwa-Dull^iQr;^4'^iW^tWtpb- ♦aer^ié^,, et ^pém^wei^t ,$ur le .p^êup çç^^bb. \y^ vm» .alimentaire, d<fe3tiaép .à Jta -awr^turp 4e,la,lai5i»^ i^strtii^ développée.
'i. ^.ls& gaUei»iIiêS3itiGalaî]i88,,silfaôilesiâ âiftChiguef 'des nautriQs jiirodkatiao& >'4e (t[£ .gânrç, ismA très^éparadues sor
toutes les espèces 4e pbalaes à» Ffwco h (ewllw caduqu^^s. Eiles couvrent souvent entièrement, en nombre considérabte, la face infèf ietiiie ties feuilteô.
M. Lacâze-Dutbiers signale quatre variétés de galles lenticulaires; deux surtout lui sembleùt bien établies. Nous ne parlerons que de celles-là.
Les galles lenticulaires de la pitemiàvé variété ont Bâe couleur terre d'Italie, elles sont creusées d'un ombilic central ou d'un gbdet. Elles apparaissent, dés le mois de septembre, lenticelliFormes d^abord, elles se creusent ensuite ; elles sont couvertes de poils soyeux, leur diamètre ordinaire est de 3 à 4 millimètres.
Lorsque ces galles cessent de végéter, elles se détachent des feuilleô^ de ebêne comme un fruit mut, et tombent ; à ce moment la larve est à peine développée, ce n'est sans doute qu^après rhîvér qu'elle achève son évolution.
Le siège de ces galles est dans lé parenchyme mémo des feuilles, c'est-à-dire en dehors des nervures un peu saillantes.
Les galles lenticulaires de la seconde variété sont assez grandes, très-aplaties, piquetées de points, couleur Terre d'Italie, et surmontées d'un cône obtus à leur centre; elles sont couvertes de poils rameux et par petites houppes, leur structure interne ne les sépare pas des galles lenticulaires ombiliquées^ .
Longtemps on a douté que ces galles fussent dues à la piqûïe des feullîes dti chêne pair des iasêctes. C'est que ces excroissances, m âaôiïiènt oii elles se détiehent, ùon* tiennent des larves rudimentaÊres i pettr i^efrôûveî^ celtes-» ci, il faut chercher pendant l'hiver les galles tombées au pied des chênes ei les ouvrir : on constate alers la présence de riaseate dan& sa cavité élargie»
c. — Galles du pédoncule et des nervures.
Réaumur les nommait galles en gobelet, M. Lacaze- Duthiers, galles en urne. On les rencontre presque exclusivement sur le Quercus robur et surtout chez les jeunes pousses de Tannée. Elles amènent le recroquevillement des feuilles terminales du rameau ; elles sont placées sur pétioles et la nervure médiane.
Remarquables par leur forme élégante, elles sont teintes de carmin sur le bord de Turne ; plus tard elles deviennent brunes.
Pas de tisstùs protecteurs,