‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la nature; ses applications à l'industrie, aux constructions navales aux sciences et aux arts, etcChapitre 63 sur 156 · BOIS. CONSTANTES · texte numérisé non relu

BOIS. CONSTANTES

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M. A. Fournier a calculé, d'après la méthode de Barlow, la résistance d’autres bois à la rupture : il faut placer, avant le chêne de France, les bois de Tek, de Calaba, de chêne du Canada; et après, les bois de chêne de Dantzic, de chêne de l’Adriatique, de pin d’Ecosse, etc.

Outre la résistance des bois à la rupture, M. Barlow a déterminé leur élasticité, c'est-à-dire les flèches de courbure résultant de l’application de différents poids. Il y est arrivé à l’aide de formules analogues aux précédentes, mais dans lesquelles entrait une nouvelle constante, pour chaque espèce ligneuse. L’ordre de ces constantes indique

encore le rang d’élasticité des bois quand ils sons essayés dans des conditions identiques de dimensions, d’application des poids, de poids, etc. Voici cet ordre :

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Ces dernières constantes ont été déterminées, en supposant que la pièce de bois est soutenue par deux appuis, et en cherchant quel est le poids nécessaire pour donner un centimètre de courbure par centimètre cube.

On voit que le chêne, très-résistant à la limite de rupture, est un des bois les moins flexibles; pour ne pas altérer son élasticité, il ne faut lui faire porter que la moitié du poids qui produirait la rupture ; on sait que pour le fer il ne faut pas charger au delà du tiers de ce même poids.

M. de Lapparent, inspecteur général du génie maritime, a déterminé directement l’élasticité du chêne, et de quelques autres bois employés dans les constructions navales. Les essais ont été faits sur des barreaux de 20 millimètres de côté, à l’aide d’une romaine installée pour ces expériences au port de Cherbourg. Tous les bois étaient de coupe ancienne, et également secs ; la distance entre les points d'appui était de 0,20, une disposition spéciale permettait de mesurer les flèches de courbure à un dixième de millimètre près.

Les chiffres du tableau suivant indiquent les résultats moyens de la première série d'expériences, dans laquelle trois barreaux dé chaque essence ont été soumis à l’instrument :

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