‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la nature; ses applications à l'industrie, aux constructions navales aux sciences et aux arts, etcChapitre 65 sur 156 · RÉSISTANCE DU CHÊNE À L'ALLONGEMENT, OU COHÉSION · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE DU CHÊNE À L'ALLONGEMENT, OU COHÉSION

Les bois sont soumis maintenant à une force de traction appiiquée dans la direction des fibres.

Pour ces efforts, les constantes ont été calculées, pour un centimètre carré de section, et il suffit de multiplier la surface de la base par la valeur de la constante, pour évaluer la résistance en question. On regarde cette résistance comme étant double de celle de l’écrasement.

(1) On augmente considérablement l’élasticité du bois de chène en le soumeltant à l’action de la vapeur d’eau à 100 degrés. C’est ainsi que, dans les arsenaux de la marine et dans les ports” de construction, on courbe les pièces droiles destinées à devenir des bordages. On se "sert de longues étuves cylindriques inventées par M. Ledéan, ingénieur de la marine.

Les pièces de chêne doivent rester dans la vapeur d’eau autant d’heures qu'il y a de trois cenlimèlres dans leur épaisseur.

Les bois de fraiche coupe sont plus malléeables. Les bois de chêne de Bourgogne et du nord se ploient bien : il n’en est pas de même de ceux de Provence et d’Ilalie.

Ce moyen de courber le chêne a rendu bien des services aux constructions et diminué le nombre des pièces courbantes nécessaires.

C’est à cet art que le poêle fait allusion quand il dit :

Ici, du chêne altier, Je tronc majestueux,

Qui portait jusqu’au ciel ses rameaux toriueux, Avant que sous les eaux un art puissant le plonge, Par un art plus savant se recourbe et s’allonge.

EsménarD (Poëme de la Navigaticn).

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