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ENTRE LES VINGT-UN MEMBRES DE LA. COMMISSION LYONNAISE

M. Monfalcon, president, deux ambulances, la direction des secours, l’inspection des bureaux.

Bureau du Cours, rue du Mont-de-Piété, n° 2. Président , M. II. Rey.

Chef de service , M. le docteur Colrat; élèves, MM. Aillaud, Colrat (Louis) , Marguerith, Feuillant, Guillon.

Bureau , rue de Grignan, n° 7. President, M. Richard. (1)

Médecin, M. Levrat; élèves, MM. Mabboux, Grandvoinet, Gelas, Pénis.

Bureau, rue Bouterie, n° 2.

Élèves , MM. Monet , Lièvre.

Bureau , rue Chateauredon , n° 24.

Élèves , MM. Brezard , Chantelot.

Ambulance , boulevart Dugommier.

Médecin, M. Monfalcon; élève, M. Girardou ; pharmacien M. Girard.

Ambulance, rue Turenne.

Médecin , M. Monfalcon ; élève , M. Lassaigne; pharmacien, M. Arnaud.

La mission d’Arles, et l’envoi d’elèves dans la banlieue , devinrent l’occasion de plusieurs mutations.

(I) M. le docteur Ramadier fut attaché quelques jours après à ce bureau; ses collègues, MM. Royron et Froisse, reçurent l'invitation de faire une partie du service du bureau des Grands-Carmes.

Le Président de la Commission lyonnaise à Monsieur le Maire de Marseille.

Marseille, 8 août 1855.

Monsieur le Maire ,

Les deux médecins et les six élèves que j’avais dirigés sur Arles , d’après les pressantes instances de M. le secrétaire-général de la Préfecture, sont de retour depuis hier, et attendent vos ordres ; veuillez en disposer suivant les besoins. Heureusement le choléra s’était peu répandu dans Arles ; le mal que son apparition y avait produit , consistait surtout dans la terreur de la population. Après s’élre assurés auprès des autorités de l’inutilité de leurs services , et avoir constaté que le nombre des cholériques n’égalait pas celui des médecins chargés de les soigner , MM. Levrat et Aillaud , ainsi que les six étudians , se sont hâtés de revenir à Marseille, et me prient de vous demander un emploi de leur temps et de leur bonne volonté.

Notre service vous est engagé pour une durée indéfinie , je ne prendrai congé qu’après avoir été prévenu par vous , qu’il a cessé de vous être nécessaire. C’est à vous de déterminer si notre nombre n’est pas disproportionné aujourd’hui avec les exigences de la situation. Hôtes de la ville de Marseille, nous ne voudrions pas abuser de son bienveillant accueil , et il est de notre devoir de la prévenir que le nombre de nos malades a beauconp diminué. Au reste , Monsieur le Maire , vous seul êtes compétent pour prononcer sur la question de la prolongation de notre séjour ; aucun de nous ne quittera sou poste qu’il n’en ait reçu l’ordre de vous, et jusqu’à ce moment la coloaie entière restera sous votre main.

Permellez-moi de vous remercier du présent, que vous avez bien voulu nous faire de l’ouvrage de MM. Franc et Mery ; ce recueil de documens statistiques sur la première invasion du choléra dans votre ville, vous est dédié, c’était justice. Votre admirable conduite sera désormais la règle ou la censure de tous les Maires : c’est avec ce courage et celte haute intelligence qu’un magistrat ,

l’élu du peuple , doit comprendre ses devoirs. Mon opinion est celle de tous vos concitoyens ; témoin de votre beau dévouement , il n’est pas un Français qui ne partage l’estime profondément sentie avec laquelle j’ai l'honneur d’être ,

Monsieur le Maire,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur.

MONFALCON.

Le Maire de Marseille à Monsieur le Président de la Commission de Lyon.

Marseille , le 8 août 1833.

Monsieur ,

Je vous remercie de l’empressement que vous avez mis à m’informer du retour de MM. les médecins et élèves que vous aviez dirigés sur Arles.

Je consulterai ce soir MM. les Présidens des commissions sanitaires , afin de connaître positivement leurs besoins, et je m’empresserai de vous faire savoir quels sont les bureaux sur lesquels il conviendrait de diriger MM. les médecins et élèves qui arrivent d’Arles , afin d’utiliser leur zèle et leur dévouement.

Agréez , je vous prie. Monsieur, l’assurance de ma considération très-distinguée ,

Le Maire de Marseille, officier de' la Légion-d’ Honneur,

Max. CONSOLAT.

Le Maire de Marseille à Monsieur le Président de la Commission lyonnaise.

Marseille, le 8 août 1853.

Monsieur ,

Ainsi que j’ai eu l’honneur de vous le dire dans nia lettre de ce jour , j’ai consulté MM. les Présidens des commissions sanitaires , pour connaître les besoins qu’ils pouvaient avoir de médecins et d’élèves en médecine.

Ces Messieurs pensent que dons la situation actuelle , le nombre de médecins attachés aux commissions sanitaires et aux ambulances de l’intérieur de la ville est suffisant ; mais il n’en n’est pas de même pour les commissions de la banlieue : le besoin de médecins et d’élèves s’y fait vivement sentir , et je viens vous prier de vouloir bien utiliser le zèle de MM. les médecins et élèves qui sont de retour d’Arles, en les affectant au service médical de la banlieue.

Une commission centrale a été organisée pour diriger les secours sur la campagne. Celte commission se réunit à la rue Haxo , n° 12 , sous la présidence de M. Rougemont , conseiller municipal.

Veuillez , je vous prie , Monsieur , inviter MM. les médecins qui sont de retour d’Arles, à se présenter demain malin , à huit heures, à M. Rougemont, à l’effet de recevoir une destination.

Agréez , je vous prie , Monsieur, la nouvelle assurance de ma considération très-distinguée , et de ma vive gratitude pour le dévouement dont vous faites preuve.

Le Maire de Marseille, officier de la Légion cl’ Honneur ,

Max. CONSOLAT.

Le Maire de Marseille à Messieurs Colrat, Levrat et Monfaleon, docteurs en médecine.

Marseille, le 12 août 1855.

Messieurs ,

Instruit du zèle et du dévouement que vous avez déployés pendant l’épidémie qui a désolé Marseille , je vous prie d’agréer mes remereïmens et ceux des habitans de la ville dont je suis l’interprète.

Nous n’oublierons ni le courage , ni le talent dont vous avez fait preuve dans les périlleuses circonstances où nous nous sommes trouvés.

Veuillez recevoir , Messieurs , avec le témoignage de notre vive gratitude , l’assurance de ma considération très-disliuguée.

■ Le Maire cle Marseille, officier de la Légion-d’ Honneur,

Max. CONSOLAT.

Le Maire de la ville de Marseille à Messieurs Aillaud , Brezard , Chantelot , Colrat ( Louis ) , Denis, Feuillant, Gelas, Girardon, Grandvoinet, Lassaigne , Lièvre , Mabboux , Margueritli , Monet, Revol, Girard, Arnaud et Guillon.

Marseille, le 12 août 185a.

Messieurs ,

M. le Président de la commission sanitaire, dont vous avez fait partie pendant l’épidémie qui a désolé Marseille , m’ayant signalé le zèle et le dévouement dont vous avez fait preuve , en donnant vos soins aux malheureux cholériques , je m’empresse de vous adresser , avant votre départ , tant en mon nom personnel qu’en celui des hahilans de cette ville , les remercîmens que mérite votre honorable conduite.

Recevez , je vous prie , Messieurs , avec ce témoignage de ma vive gratitude , l’assurauce de ma considération distinguée.

Le Maire de Marseille , officier de la Légion-d’ Honneur,

Max. CONSOLAT.

Le Préfet du département des Bouches-du-Rhône à M. Monfalcon , président de la Commission Lyonnaise.

Marseille, le 13 août 1833.

Monsieur ,

Puisque M. le Maire de Marseille a jugé que la situation de la ■ville lui permettait de se passer de vos secours, je m’empresse de vous donner le congé définitif que vous sollicitez ; j’y joins mes remercîmens personnels , pour 'les services que vous et vos généreux compatriotes qui vous ont accompagné , vous avez rendus dans ces circonstances pénibles ; puissiez-vous trouver dans le souvenir de ce que vous avez fait , autant de satisfaction qu’il laissera de reconnaissance à la population secourue par vous.

Je joins à ma lettre une autre lettre pour mon collègue, M. le Préfet du Rhône ; elle ne contient qu’une nouvelle expression des sentimens dont je suis pénétré.

Recevez , Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

Le Conseiller-d’Èlat, Préfet-,

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