PROVINCES
des
des
des
des
lieux infectés. lieux infectés.
cholériques.
déedo
Brabant sept. .
Gueldre
Hollande sept.
Hollande mér.
Zélande
Utrecht
Frise
Overissel
Groningue. . . .
Drenthe
Totaux. ....
Ce qui donnC' pour lés contrées envahies 4)5^ morts sur 1,000 hahitans. ' • .. . . '
Comme on le vbilpar ces nombres, la violence du mal fut en Hollande aussi grande que partout ailleurs, puisque 4?854 malades ont succombé sur 10,253 ; seulement sa propagation fut moins puissante. Nous ne raisonnons ici qiVe d’après les documens officiels; mais on croit généralement que le ministère hollandais, dans des vues politiques, et les autorités locales , dans l’intérêt de leurs relations commerciales et industrielles, ont atténué les effets du cboléra-morbus.
DU CHOLÉllA-MORBUS.
Ces effels dans les diflerentes provinces n’onl point correspondu aux idées systématiques qu’on se fait communément des causes productrices ou excitantes de la maladie : un climat humide, un sol marécageux, les eaux stagnantes des fossés, de nombreux canaux, n’ont exercé sur le choléra aucune influence appréciable; la Zélande surtout, qui se compose d’îles marécageuses enveloppées d’une atmosphère saturée d’humidité et de brouillards infects, n’a eu que i6 cas de choléra; Flessingue, ville renommée par son insalubrité, a été complètement épargnée par ce fléau.
La Hollande septentrionale et la Hollande méridional^^ qui sont comparativement beaucoup plus sainesi,! ont été les plus maltraitées. C’est par celte dernière que le choléra commença son irruption, et ces deux provinces, contenant les grandes villes de La Haye, Rotterdam et Amsterdam , sont d’ailleurs, de toutes jiçs pa,rlief du pays cellçs où le mouyemeut dçs.cpmmunicfitions est le plus actif et le plus étendu. . , ;
Au contraire les provinces les moins peuplées, celles qui n’ont qu’un faible commerce, et conséquenarae.nLpeu de relations extérieures, la Gueldre, la Frise et la Drenlhe, n’ont eu qu’un petit nombre de cas de choléra.
mSTOlKE
i‘OIlTUGAL. .
Au commeiice^iiGnt cIq i83a le choléra, comme nous l’avons dit, laissait encore en Angleterre des traces de sa fu^^^^sle existence, lorsqu’il se manifesta dans Opqrto^ seconde ville du Portugal , avec laquellejje;s Anglais ont toujours eu des relations nombrqusqs. jA c,ette époque don Miguel et don Pédro se disputaient le. pouvoir dans une lutte acharoée ,ret 4e, royaunie était en proie à tous les mauj^de la, guerre civile. Une foule d’étrangers , la plvipart yeqqs^d’Angleterre, grossissaient, sans cesse les ran^s
trée ,Qpprl,q.j|Yç.WilP; pr^"
miers^caft scJ^^çJpjLér^^.nîprbus seimpptr-èrqntjdaus les hQpjtan(X^injltlpiî)eSi4^;gelte yille, ft à peu près en mêtnn ten^ps au.yillag^ de §ajntTJeau-de,darFpz,
situé-àf régna
à Opprtp peia4pnUsf^ nipisr^^^ ^
Les ,, opérations des, deux armée?: Pf .l^^iJ^yéneinens ppIitiqueSïfaYpraJ^le?;è: Pédrp
facilitèrent le développement ;de la; maladie , qui passa bientôt dan^ije; camp de don AJiguql. Aux premiers jours du mois de mars elle se déclara à Belem, l’un des faubourgs de Lisbonne. Don Mi-
{i) ■ Cfinmique de Gibraltar du *21 février 1833.
DU CHOLÉRA-MOKBÜS.
guel, qui possédait alors cette capitale, ordonna le a3 avril au corrégidor de Belena de s’entendre avec le cardinal patriài'clie et don Joachim Gomez da Silva pour nommer une commission de trois membres chargée de faire des souscriptions au profit des indigehs atteints'du dhbléHa. Don Miguel fit dire des prières publiques dans toutes les églises de Lîsboniiè pour iiriplofer JU Ïïiisérfcorde divine , et eU même tëinps il vôUÎUt‘ que ïe' jirieur du monàSt^Vôyàî de SâMt-Vinéeht-dë-Fdrà augmentât les aUtùbnès è't les disttibütîèhiM^liniè que eette^nômifluUadfê avait coutume de fait’ié'; Les ordres -du jiriWëë fuient ponetuellèrtiènt ëkécUtésy éf lés pfitëâpàUi-hâ^î'tyfts-dé LishbUfhe^sMmpres-
^fenêtëh t ë0Û'c5UrS (i)^. ' lie eWolérâ he'faf’dâ-pas a^érÿvah'irlâ- Villé entière, éLl*'aufôritlé'pühira le 3^ mai ü# bullèthl duquel il hésWîte q\Ve lé' mal- îndièn^dhpUis' son' în.Ivasion à'disb-ôhUè^ jiisijü’^ ce jèU^‘4à'^araît frappé 876 përshimëS , * Sur lésqâëll'es '^25’ 'éteui: moites* (2). Le 1 1 mai une diminutibtVcohsidèèâhlë sè faisait sentir dâds lé nombre dëâ^^aS ’^qui d’àiîîéUrs dève- Uâifent beaucoup mblhs-tlleürtrîérs^ Lés hôpitaux sbhffraîènit îè p^uSPW4i69ati y7'jüin il ÿ éut une ééerudéscèUcé ét Fbn qonstàta 233 cas en vingt-
.(1) Extrait de Gaaeltc do Lishonne &G. 3 mai de la même année.
(2) Note fournie par la eommiçsion sanitaire de Lisbonne.
IIISTOIKE
quatre heures. Le ii juillet on comptait à Lisbonne 3,280 décès sur 6,770 malades. Le i3 la période de décroissance commença, et selon les derniers bulletins elle se soutint tant dans les hôpitaux que dans la ville et les faubourgs; il n’y eut que 36 ças le 17. Les relations sociales, longtemps interrompues, se rétablirent, et les rues commencèrent à s’animer. La maladie, comme partout ailleurs , avait souvent touché les mêmes maisons, et dans quelques-unes tous les babitans moururent jusqu’au dernier.
Au commencement du mois d’aoùt le choléra était considéré comme n’existant plus à Lisbonne; il avait enlevé 3,474 individus sur 7,3o5 malades.
Il s’était étendu dans toutes les provinces, et principalement dans les Algarves. A la fin de juillet Villaréal en était à peu près délivré, car on n’y vit qu’un seul cas le 3i, et deux cas, dont un mortel , le août; mais à Tavira, a Faro , et dans les autres villes des Algarves, le mal continuait de décimer la population conjointement avec iaguerre que se faisaient les troupes régulières et les guérillas des deux partis. A la fin de i833 le choléra avait complètement disparu du sol portugais.