INTEMPÉRANCE. — SOBRIÉTÉ
Nous avons relaté précédemment que, dans les jours qui suivaient les orgies auxquelles les ouvriers s'abandonneiut malheureusement le dimanche et le lundi , on remarquait au bureau de secours une augmentation dans le nombre des malades , d'où il était naturel de conclure que las excès prédisposaient au choléra. C'est ce que confirme d'une manière éclatante la statistique des décès.
Sur 3o8 décédés dont les habitudes hygiéniques ont pu être vérifiées, 1 1 1 étaient intempérans et commettaient fréquemment des excès de débauche, de table et surtout de boisson.
Plus d'un tiers des décès de cholériques ont donc pu être provoqués par ces excès.
En regard de ces résultats funestes de l'intempérance, nous pouvons montrer les résultats bienfaisans de la sobriété et d'une bonne hygiène. Dans les communautés, les institutions d'enfans ou d'adultes et les casernes dont la population est soumise, dans sa vie et dans son hygiène à des règles salutaires , la mortalité n'a frappé qu'une personne sur 1 1 1 . Nous ne faisons ici qu'énoncer ce fait; plus tard, nous l'examinerons en détail, lorsque nous traiterons la question de la salubrité.