‹ Histoire du ciel (volume 2)Chapitre 8 sur 179 · PERSPECTIVES CÉLESTES. — LE ZODIAQUE · texte numérisé non relu

PERSPECTIVES CÉLESTES. — LE ZODIAQUE

Je nommerai de suite ces signes, dont nous aurons beaucoup à parler dans la suite, et que tout le monde doit savoir « par cœur * comme on dit ici :

L‘un de ces groupes prit le nom de Büitr T; son voisin, en marchant de l'occident à l’orient, s’appela le Taureau ; le troisième prit le nom de Gémeaux ; le quatrième, celui de Cancer 69 Viennent ensuite, en suivant l’ordre de leur succession : le Lion SL, la Vierge iq>, la Balance •=&?, le Scorpion nq, le Sagittaire >*, le Capricorne % , le Verseau = et les Poissons )( .

Les deux vers latins suivants du poète Ausone donnent ces douze noms dans le même ordre :

Sunt : Aries, Taurus, Gemini, Cancer, Léo, Virgo,

Libraque, Scorpius, Arcitenens, Caper, Amphora, Pisces.

Les signes, placés à côté de ces douze noms, sont ceux par lesquels on désigne ces constellations dans les ouvrages d’astronomie et dans les calendriers. Quelques-uns de ces signes sont faciles à expliquer. Ainsi, le premier r indique les cornes du Bélier, le second V la tête du Taureau. Le dard, ajouté à une sorte de lettre m, distingue le Scorpion rq,; la (lèche ne peut laisser aucun doute sur le mot Sagittaire » ; % est formé de la réunion des deux lettres t et p qui commencent le mot grec Tp^r*, c’est-à-dire bouc. Remarquons, entre parenthèses, que le mot tragédie vient des deux mots grecs bouc et chant.

— Oui • Tpcrp* uSr„ s’écria le professeur de philosophie. Si on ne connaissait pas le sens du mot tragédie, on serait longtemps à le deviner par son étymologie I

— Il en est ainsi de bien d’autres mots, répliqua l’astronome, comme nous ne manquerons pas de le voir en cherchant l’origine des constellations et des dénominations célestes. Le signe de la Balance, ajouta-t-il, et celui des Boissons se reconnaissent facilement à leurs marques •du, )( . Enfin le Verseau est marqué par un courant d'eau =.

La constellation du Bélier, actuellement très-voisine de l'équateur, est celle qu’au temps d’Hipparque le Soleil traversait à l’équinoxe de printemps.

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