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LES GIEUX DES ANCIENS

Lune avait également trois sphères relatives à ses mouvements en longitude, en latitude et à son mouvement diurne. Chacune des autres planètes en avait quatre. On leur eu donnait une de plus poujr rendre raison de leurs stations et de leurs rétrogradations. Il faut remarquer que ces cieux étaient appliqués les uns sur les autres, de sorte que les différentes planètes n'étaient censées séparées que par l'épaisseur de ces zones de cristal.

En raison des perspectives, les planètes paraissent tantôt s'avancer, tantôt reculer, tantôt stationner; bientôt le mouvement régulier des sphères de cristal ne suffît plus pour expliquer les mouvements célestes. Il fallut imaginer d'autres rouages pour corriger les précédents.

Galippe, auteur d'une période fameuse dont nous parlerons bientôt, et Polémarque, qui fut son maître et disciple d'Eudoxe^ firent exprès le voyage d'Athènes pour conférer avec Aristote des chaqgements et des additions qu'il fallait faire à ce système. Ces changements ne sont qu'une plus grande complication. Au lieu de vingt-six sphères que demandait le système d'Eudoxe, Calippe en établit trpnte-trois.

Outre toutes ces sphères qui roulaient les unes sur les autres, on en plaça d'intermédiaires, afin d'empêcher que le mouvement des unes ne fût troublé par le mouvement des autres. Il en résulta que le nombre de ces sphères s'accrut jusqu'à cinquante-cinq, ce qui en faisait cinquante-six, en comptant la sphère des fixes.

Eudoxe avait composé deux ouvrages intitulés l'un, le Miroir^ l'autre, les Phénomènes. Il paraît, suivant ce que dit Hipparque, qui les avait sous les yeux, que le fond de ces deux ouvrages était le même. C'était une espèce de tableau du Ciel, décrit d'une manière populaire. Dans le premier, il s'était attaché vraisemblablement à désigner la position des constellations les unes relativement aux autres. Dans le second, il expliquait le temps de leurs levers et de leurs couchers. Ces deux ouvrages sont perdus, il ne nous en reste que des fragments conservés par Hipparque dans son commentaire sur le poème d'Aratus.

Aristote, quoiqu'il ne soit pas cité comme astronome, est peut< être de tous les philosophes grecs celui qui en a le mieux mérité le

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