‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 123 sur 217 · MESSIEURS · texte numérisé non relu

MESSIEURS

Ilest trop grand l'événement de ce jour, il nous cause trop de joie el d'honneur, pour que nous ne laissions pas échapper quelques-uns des sentiments qu'il nous inspire.

Depuis quelques jours déja, l'attente seule de cette belle féte renuait délicieusement nos cœurs. ET le jeune &g'e qui ne laisse le présent que pour tendre les bras vers l'avenir, désirait avec ardeur ves joies dont nous goûlons les prémices. ET qu'elles sont douces dans leur enthousiasme, ces joies pures qui vont laisser dans nos âmes des trares ineffacables. Oui, Messieurs, il y aura dans cette féêle des souvenirs

qui dureront autant que la vie.

Les deux maisons qui se voient aujourd'hui, mais qui Se connaisvieux Néminaire de Québec, ce centre de lumiere et de civilisation dans notre

vuent déja, désormais seront naturellement plus unies. Le

pays est celui-lt même a. a vou‘u dès notre naissance nous tendre une

ain amie, el nous visiter en ce jour. Aussi, pleins d'un lécitime or

gueil et d'une reconnaissance due, nous lui répétons comme l'expression

la plus fidèle de nos sentiments. “ Vous êles les bienvenus. Vous étes des

frères.

Oui, messieurs, nous sommes frères. Notre commune mère, c'est la religion. C'est elle qui nous « donné la méme foi, le méme amour, le méme travail, la même espérance.

Merci donc, D. le Supérieur, de la fareur singulière dont vous honorez notre maison, tout en donnant à votre communauté, le plus

Î j » . A" . Jp: + .

|L beau témoignage de votre satisfaction ; ce dont nous la félicitons bien cordialement.

La féte va élre bien vite passée.

pa les souvenirs qu'elle nous laissera à recueillir, dureront méme plus que

Mais encore une fois, messieurs,

nous tous : car ces événements el les instructions qu'ils renferment appur-

tiennent Spécialement à la vie des Collèges.

* M. l'abbé Méthot lit à cette adresse une réponse très

‘* heureuse. Il remercia le directeur, les professeurs et les ii “élèves de notre Collège de l'accueil bienveillant qu'ils ‘ faisaient à ceux de Québec et exprima l'espoir que cette ‘ visite serait rendue.

* Les élèves de notre Collège ont ensuite exécuté un beau morceau de chant, Canadiens! imitons nos pères !. Puis on

s'est rendu à la cathédrale pour y faire en commun la prière ù

‘* du soir et chanter quelques strophes de l “Ave Maris Stella” d * M. E. Gagnon organiste de Québec tenait l'orgue et nous

“ fit admirer son grand talent musical. s

“ Les élèves ont ensuite parcouru différentes rues de ul

“ notre ville et sont retournés au Collège qui était brillamment (8

‘illuminé. Les décorations étaient superbes. Des arbres fe

‘avaient été plantés en avant du Collège et tout autour du d

‘ Platon.” Les flambeaux qui avaient été placés entre ces à] “arbres produisaient un effet magnifique. On avait orné le

“ clocher de petits pavillons et d’une foule de petites lampes d

“ de diverses couleurs. Nur le devant du Collège, sur des we

‘ banderolles élégamment déployées, on lisait en lettres b

“ d'argent, ces deux inscriptions: ‘ Una fides, unusque labor. À

| : ‘mens omnibus una” et * Soyez les bienvenus.” Lo

“ Le départ eut lieu à dix heures. Les élèves trifluviens

e mére, c'est 1éme «amour,

re dont vous aulé, le plus élicitons bien

Dis, MESSIEUTS, éme plus que erment appar-

réponse très seurs et les ant qu'ils r que cette

‘uté un beau s!. Puis on un la prière Maris Stella” guet et nous

tes rues de rillamment Des arbres t autour du és entre ces rait orné le ites lampes ge, sur des

en lettres nusque labor.

L trifluviens

“ entonnèrent le Bonsoir de À. Rolland au moment où le bateau “ Jaissait le quai.

‘ On conservera aux Trois-Rivières un bon souvenir de * cette charmante visite qui ne peut que rendre plus intimes “ Jes relations de sympathie et d'amitié qui existent entre les “ deux institutions. ”

Les autres fêtes du mois de juin furent presqu’entièrement effacées par cette visite extraordinaire de la communauté de Québec, tant les impressions que cette visite avait laissées, étaient profondes.

La fête du directeur, 21 juin, faillit passer inapperçue. Ce qui n'empêcha pas cependant qu'elle fût chômée avec tout l'apparât ordinaire de musique, de chant et d'adresse. La partie la plus remarquable fut le grand congé que les élèves allèrent passer à l’île McDonald, à l'embouchure de la riviere Bécancourt.

La St-Jean-Baptiste fut aussi solennisée avec beaucoup de pompe ; la procession fut splendide, la messe très belle, le sermon par M. Baillargeon, de première classe. Le soir, 1l y eut promenade aux flambeaux et feu d'artifice tiré du haut du ‘ Platon. ”

La grande séance académique donnée en ce jour, conformément aux vieilles traditions du passé fut présidée par trois membres honoraires, MM. H. Baril, Ep. Nobert, et F. X. Cloutier lesquels firent seuls tous les frais de cette séance. La fanfare du Collège étant toujours là, faisant noblement son devoir, sans toucher d'autre récompense que de chaleureux applaudissements.

Enfin, notre compagnie de miliciens eut sa grande revue officielle le 29 juin, jour de la N. Pierre, par le lieutenantcolonel Harwood qui parut très content de la manière passablement habile dont nos soldats maniaient les armes et exécutaient les mouvements d’escouades, de compagnie ete, les marches et les contre-marches. Il en témoigna sa satisfaction par quelques mots d’éloge et d'encouragement.

Page 1