IX—SOUSCRIPTIONS POUR LE COLLÈGE
Ce qu'il y eut de particulièrement remarquable dans les #0 premières démarches faites pour la construction du Collège, n ce fut le dévouement et l'esprit de sacrifice des anciens élèves 2:
ées, moitié
tions et les le Gd. Vic.
onnaissance messieurs mavy,et la on était de de $44,000.
soumission- Baillargeon, es de juger
\ses condiblé» du 1 cation qui à le faire arrèes dont elle
asse SOUIMIS- » l’entrepreurent l'exé:
nformateurs Enfin, le?
‘élèvant à la ses de pierre e. Elle arréonditions de lhiot de pré ner. Telles
corporation
A] ve
ble dans les du Collège,
ciens élèves
qui se levèrent tous comme un seul homme pour se faire les avocats et les promoteurs les plus ardents de l'entreprise. Tout d'abord, ils se réunirent en assemblés reguliere, pour discuter la convenance pour eux, de se mettre les premiers à la tète des souscriptions et de les faire avec une grande générosité, de ‘manière à entraîner la ville dans un mouvement général et eflicace de charité et de secours pour subvenir aux besoins actuels du Collège, Les 25 premiers souscripteurs donnèrent tout de suite au delà de $600. Ce fut avec le méme élan d'enthousiasme et d'ardeur que la souscription se continua parmi les anciens élèves, pour de là, passer parmi ious les citoyens, sans distinction de rang et de condition. Messire Baillargeon réalisa par cette souscription une dousaine de mille piastres dont un millier au moins donné par les seuls anciens élèves. Les étudiants actuels du Collège ne pouvant apporter autrement leur contingent à cette œuvre patriotique, préparèrent une séance dramatique et musicale qu'ils donnèrent le 24 avril. Mais les circonstances ayant été un peu trop hostiles aux bourses depuis quelque temps. en avaient déjà soutiré le superflu pour la souscription de Messire Baillargeon, en sorte que la recette de cette séance fat pour ainsi dire nominale, Toutelois il convient de rendre hommage à la bonne volonté des élèves que je trouve fortement louée dans le numéro du ‘“ Journal ” du 25 avril :
* La séance dramatique et musicale donnée hier soir, par “ les élèves du Collège des Trois-Rivières, à l’occasion de la “fête patronale de cette institution, a été des plus intéres- “santes. Les élèves ont obtenu un très beau succès.
“ La séance était présidée par N. G. Mgr Laflèche, qu'ac- ‘compagnaient Mr le G. V. C. O. Caron et tous les messieurs “de l'évêché. Plusieurs des principaux citoyens de cette * ville étaient aussi présents.
“ Les deux pièces que les élèves ont si bien exécutées “ont pour titre, ‘‘ La Fournaise ” et ‘ Le Sourd”. Outre leur ‘ mérite intrinsèque, ces deux drames avaient pour l’audi- “ toire, celui de la nouveauté.
Thu. —— 414 — $! 48 vi "4 Avant l'exécution de la première pièce, un élève en a doua me “né le prologue en forme d'analyse, pour en faire mieux saisir wP” HET TR “ le sens et la beauté. Les trois jeunes israélites jetés dans la der FPT ‘* fournaise étaient représentés par MM. Jos. Genest, Henri tri “ (fouin et Aug. Beaudry. Tous trois se sont acquittés de 1eur ï “ role avec beaucoup de perfection et ont surtout été admirés “ dans la prière qu'ils adressèrent au Dieu d'Israël, avant de ill “ partir pour la fournaise.
+ | : à : ; i à “ Mr Chs Caron jouait le rôle de Daniel. [en a bien
.. de * “ fait ressortir la grandeur et la sublimité, par sa voix grave “et sa ferme contenanee, Los rôles de Malazar et d’Arthabas, ‘ exécutés par MM. J. Jacques et G. Brunel, n'étaient pas les
° “ moins dificiles à rendre. Ces deux élèves les ont remplis
+; ‘ave: beaucoup de succès.
0 * Enfin le role de Nabuchodonosor qui était échu à M. “ À. Pichette pouvait difficilement être mieux exécuté. Tout
FT “en M. Pichette, voix, geste, rappelait le grand roi de Babv- Jone. Nous avons fort remarqué les costumes. Ils étaient
‘très bien appropriés aux personnages.
Le sourd, comédie des plus spirituelles a suivi la pièce Co ‘tragique. Les rôles étaient distribués comme suit: M. d'Oli av ban, à N. Grenier, M. D'Amières, à F. X. Lessard, Le sourd, à lu * Chs Caron, Rodolphe, à Aug. Beaudry, Miord Summit, à Franck * Duflie, A. Lesras, à Jos. Picher, Gros Jean, à J. Jacques, vx pl * palefrenier, à E. Pager. flé ‘Tous les acteurs de cette pièce ont rempli leurs roles y ‘avec beaucoup de naturel. Ils ont joué avec une aisance et dé ‘un sans-gêne qu'on rencontre rarement chez de jeunes pe AS CE PE CE ER RTE De ee me sn * La bande du Collège, sous l'hapile direction de M. E les Grenivcr, Ecel., à relevé aussi l'éclat de la séance par Pexé- ler e * cution de plusieurs jolis airs. Le chant, malgré l’exiguité fs À “ de la salle a été très bien goûté. La chanson ‘ 44! quel plaisir ex Le * d'étre écolier !” x été très bien exécutée. Les solos ont été faits tri
“par MM. G. Lottinville, N. Grenier, Al. Dugré, Arthur
TL remet er denxtre vo rt fa
ve en a don:
1ieux saisir tés dans la nest, Henri ttés de jeur té admirés l, avant de
[en a bien voix grave d’Arthabas, ient pas les ont remplis
échu à M.
cuté. Tout ni de Baby- Ils étaient
vi la piece
M. d'Ol:
Le sourd, à it, à Franck acques, #n
leurs roles aisance et de jeunes
onu sus
ide M. Ê par loxél’exiguité
l quel plaisir
ntété faits
6, Arthur
“ Pichette et Ernest Genest. Ils ont tous de très belles voix.
“ Chacun dans son 59/0 faisait ressortir les avantages des
‘ études de sa classe.
‘“ Nous ne terminerons pas ce compte rendu sans men- ‘tionner que le plan du nouveau Collège, dont la construr:- ‘tion doit être commencée bientôt, et qui est dù à Monsieur ‘le G. V. C. O. Caron, supérieur et à M. L. Richard, préfet “ des études, était suspendu à un des murs de Ja salle, Chacun ‘en à admiré les belles proportions et souhaité de le voir au * plus tôt construit. ”