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II LA RENTRÉE DES ÉLÈVES

La rentrée des élèves avait été fixée au 3 septembre. Les élèves se présentèrent plus nombreux encore que l’année précédente. Ils semblaient, par leur nombre seul, dire à la corporation du Collège : Hâtez-vous de finir la bâtisse que vous venez de commencer! Vous voyez combien nous sommes misérablement entassés dans les vieilles casernes... Combien la plupart de nos professeurs ont à souffrir de n'avoir qu'une tout petite chambre pour leur servir à la fois de salle de classe, de cabinet de travail et de chambre à coucher !

Le personnel n'avait pas subi de pertes considérables duant les dernières vacances. Non seulement les six prêtres qui faisaient partie de la dernière administration, restaient au poste ; mais ils s’adjoignaient deux nouveaux collègues dans la personne de MM. Cloutier et Pager qui, ayant fini leur cours de Théologie, consentaient à demeurer professeurs au Collège. Neuls trois ecclésiastiques, MM. D. Fortin, L. St-Arnaud et Chs Ménard avaient dit adieu à la maison ; le premier étant destiné au saint ministère, avait à se préparer à l’ordination prochaine ; le second manquant de santé. avait besoin de prendre du repos; le troisième voulait essayer de la vie religieuse.

Le départ de Mr St-Arnaud fut sincèrement regretté des

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supérieurs de la maison ; parce que ce jeune ecclésiastique, par son angélique vertu, par la douceur et l'affabilité de son caractère, par son dévouement à son Alma Mater, était parfaitement bien qualifié pour servir utilement le Collège. Mais l'impitoyable pulmonie avait déjà commencé son œuvre et les fréquentes hémorragies qu’il avait éprouvées de temps en temps, faisaient présager le travail rapide de la maladie, Kes supérieurs lui conseillaient le repos absolu ; pour lui, désirant eontinuer ses études théologiques, il crut que le calme du grand Séminaire de Montréal serait favorable à sa santé. Il n'y put tenir que quelques mois au terme desquels la maladie le força d'aller se réfugier à l'Hotel-Dieu où il mourut le f février 1873. Ses funérailles eurent lieu à Ste-Geneviève, sa paroisse natale, le 13, au milieu d’un grand concours de parents et de ses amis du Collège des Trois-Rivières.

Ces trois ecclésiastiques furent remplacés par quatre nouveaux dont deux de la maison ; M. OI. Savoie qui avait passé la précédente année au grand Séminaire à Nicolet, et Mr G runel qui venait de terminer ses études. Mr Walter Alexandre était un ancien élève du Néminaire de Nicolet et MrJ. Finneran, un ecclésiastique du diocèse d'Alban y queles directeurs avaient fait venir pour l’enseignement de l'anglais au Cours commercial.

Or, voici quelle était la composition du personnel pour l'année 1572-73 :

Mr le grand vicaire C. O. Caron, supérieur.

Mr l'abbé L. $. Rheault tre, directeur.

d Ls Richard Ptre, préfet des études et procureur. st Em. Dupont Ptre, prof. de Théologie et de Philosophie.

Elph. Godin Ptre, préf. du Cours commercial.

Her. Baril Ptre, préfet de religion.

F. X. Cloutier Ptre. professeur de Rhétorique. G. Pager Ptre, prof. de Belles-Lettres.

F. X. E. Dusseault Eccl., économe.

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Mr l'abbé C. À. Barolet Eccl., premier régent. «1 Ed. Brunel Ecel., prof. de Troisième, “ L. Z. Chandonnet Ecel,, prof, de Quatrieme Nap. Rivière Kcecl, prof. d'anglais en 5me.

Edm. Grenier Eccl., prof. de français en 5me et Tme John Finneran Ecel., prof. d'anglais en Gme.

Olivier Savoie Ecel., prof. de français en 6me et 8me. Walter Alexandre Ecel,, prof. d'anglais en 7me. Georges Brunel Ecel., prof. de français en 8me. Tous ces ecclésiastiques, à part le maître de salle et l'économe avaient leurs lits dans les chambrettes des dortoirs et lu plupart d'entre eux y devaient exercer la surveillance sur les élèves, Ils devaient en outre partager avec le premier régent la surveillance durant les études, les récréations, etc. tout comme le faisaient leurs devanciers. Cependant les professeurs d'anglais qui appartenaient à des évêques étrangers étaient exempts de ces corvées.

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