‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 184 sur 217 · CITES · texte numérisé non relu

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Comme la cérémonie de la bénédiction de la pierre angulaire du neuveau Collège est un des faits les plus saillants de la présente année scolaire, autant par son importance intrinsèque que par le discours vraiment remarquable qu'y prononça Mgr des Trois-Rivières, il est très à propos d'en noter exactement tous les incidents et de donner une analyse aussi com. plète que possible de ce discours qui détermine parfaitement bien l'attitude qu'avait prise Sa Grandeur à l'égard du Collèse des Trois-Rivières. Or je trouve cette page d'histoire écrite au lendemain même de cet événement dans le ‘ Journal ” du 2 juin.

‘* L'imposante cérémonie de la bénédiction de la pierre ‘angulaire du Collège des Trois-Rivières a été faite hier ‘après-midi par Sa G. Mgr Laflèche, en présence de toute la ‘ population de la ville et avec une grande solennité. La * joie qui ravonnait sur toutes les figures, indiquait assez que l'événement dont chacun voulait être le témoin, était consi- ‘ déré comme un heureux présage de prospérité pour la ville, ‘ sous le double rapport moral et matériel. Tous comprenaient ‘qu'ils venaient demander la bénédiction du ciel sur une grande œuvre dont les fruits, chers à la Religion et au pays, ‘les dédommageraient amplement des sacrifices qu'ils ont ‘ déjà faits et devront faire encore pour y mettre la dernière ‘main. ”

‘“ Après un salut solennel, rehaussé par du chant et de la musique choisis, tous les paroissiens se formaient en proces- ‘sion etse dirigeaient de la cathédrale vers l'emplacement ‘ du nouveau Collège en chantant les litanies des Saints. La ‘ procession s’ouvrait par une bannière suivie des élèves des ‘ Ecoles Chrétiennes, puis les élèves du Collège . la suite “ desquels venaient, en grand uniforme et drapeau en tête, ‘les différentes compagnies du service du feu ; la bande har- ‘ monique trifluvienne suivait; immédiatement après, mar- ‘chait le nombreux clergé qui accompagnait Sa Grandeur, “ puis la foule des assistants.

“ Les travaux de fondation du nouvel édifice, élevé jus- 56 be

“ qu'au dessus du rez-de-chaussée, avaient été ornés de verdure ‘et d'inscriptions. Sur l’estrade où Mgr des Trois-Rivières “ devait bénir la pierre angulaire, on voyait un beau dessin ‘représentant le nouveau Collège tel qu'il sera une fois “ terminé.

‘* Arrivée sur le terrain, la foule se pressa autour de l'es- “trade, et Mgr des Trois-Rivières prononça une allocution * magnifique dont nous ne pouvons donner qu'une analyse ‘très imparfaite, [Il avait pris pour texte ces paroles du psalmiste : * Misi Dominus ædificaverit domum, in vanum laboraverunt qui œdificant eam.'" Sa Grandeur dit qu'elle voyait avec bonheur une grande foule de peuple pour participer à une œuvre aussi excellente que celle de la fondation d'une maison d'éducation. Elle ne doutait pas que ce spectacle consolant qui faisait voir l'unité et l'harmonie des sentiments de la population, serait agréable à Dieu et ne manquerait pas d'attirer les plus abondantes bénédictions du ciel sur le nouvel établissement. Elle fit voir combien cet événement est important au point de vue chrétien et au point de vue social.

“* L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute ‘ parole qui vient de Dieu. Cette vérité fait comprendre que * la nourriture corporelle n'est pas suffisante pour l'homme, “ qu’elle n'est pas même la plus importante. De mème que “l'une donne de la force au corps, de mème l'autre donne “ la force à l'âme qui dirige les mouvements du corps. C'est “ la parole de vie qui rend le citoyen honnête, le dépositaire “ de l'autorité intègre, le sujet obéissant, qui élève l'homme ‘et le conduit dans sa voie. On ne peut nier que les mal- “ heurs qui aflligent les sociétés et les familles proviennent “ du fait que cette nourriture spirituelle n’est pas suffisamment “ reçue et appréciée. Il suffit de jeter un coup d’æil sur l'Eu- “ rope pour comprendre toute l'importance de cette vérité. ”

“ Quant à vous, votre présence ici, le concours que vous “apportez à cette œuvre, les prières que vous venez en ce ‘* jour adresser au ciel, montrent que vous comprenez et pra-

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“tiquez l'enseignement du Christ. Vous avez raison. La “ maison d'éducation qui a pris naissance en votre ville et qui “ aujourd'hui s'élève superbement de terre, malgré les innombrables difficultés qu'elle a éprouvées, est un gage de votre “avenir. Non seulement les générations qui grandissent, en puisant ici une bonne éducation seront chrétiennes, mais “elles feront votre force. Qui a donné à nos compatriotes le moyen de défendre dans les assemblées de la nation, notre religion, nos institutions et notre société, si ce n'est la bonne éducation que la jeunesse avait reçue dans nos maisons “d'éducation. Il en sera de même pour vous, c'est en posant ‘les assises d’une maison de haute éducation que vous formerez des chrétiens et des citoyens qui seront en état de faire ‘ valoir avantageusement vos intérêts religieux et sociaux. ”

“ Le collège que vous travaillez à fonder me parait avoir un grand avenir devant lui tant à cause des difficultés qu'il ‘a rencontrées, que par la nécessité de son existence. Vous ‘le savez, c’est le désir de l'Eglise que la ville épiscopale possède une semblable institution et en secondant les vues de l'Eglise, vous attirez sur vous les bénédictions les plus abondantes.

“ Sa Grandeur fit aussi quelques considérations très élevées sur l’enseignement primaire, sur la nécessité de diversifier l'éducation et le meilleur moyen d'obtenir ce résultat Les qualités intellectuelles sont aussi diverses que les qualités physiques: or, pour que chaque individu atteigne sa fin, il a besoin de l'éducation qui convient à ses aptitudes. Cette vocation de l'enfant se dessinera dès ses premières années... TS PE

“ Le meilleur plan d'enseignement qui puisse être suivi, “est donc celui qui comprenant les études les plus élémen- “taires et les plus usuelles, s'élève graduellement aux études “supérieures. De cette façon, la jeunesse qui suit ces cours * s'arrête justement là où ses aptitudes ne lui permettent pas “d'aller plus loin, et elle reçoit une éducation qui lui est “toujours utile dans le cours de sa vie et dans toute carrière “ qu'elle embrasse.

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# J'ai observé que c'était une lacune dans notre ensigne- ‘ ment et lorsque j'étais à Nicolet j'ai travaillé à la réparer ‘et ici j'ai opéré une réforme plus radicale en ce sens. Autre- “ fois on recevait une éducation qui ne convenait qu'aux hom- ‘ mes de lettres, et ceux qui n'avaient pas l'avantage de ter- * miner leur cours où qui n'avaient pas les aptitudes néces- “saires aux profussions libérales, p'rdaient ainsi presque “ complètement le fruit d' plusieurs années d'études. En ‘* Europe, j'ai remarqué que l'éducation populaire et l'éduca- ‘“ tion supérieure ne sont pas proportionnellement aussi répan- “ dues qu'ici, mais en général l'éducation industrielle et com- ‘ merciale y est répandue dans une plus grand: proportion

‘# Dans la mesure de mes forces, je m: propos: donc “ d'apporter la plus grande attention au “ours d'études de la ‘ maison que vous contribuez si généreus mont à fonder ei ‘de la perfectionner de manièr: à faire de cette maison une ‘* institution qui réponde plus particulièrement à vos besoins

Sa Grandeur termina en invitant chaleureusement la “ population à prendre une partie des biens qu'elle consacrait “à ses amusements légitimes et à l'appliquer à la fondation “ du Collège. Eile fit voir que quantité d'amusements, sont ‘“ des é'oles d’immoralité qui pervertissent la jeunesse et la “ perdent ; tandis qu'au contraire le surplus des biens que le ‘* Bon Diea donne aux familles pour leur existence, consacré ‘à une institution comme celle du Collève, est une source de “richesse pour toutes les familles, un sujet d'honneur pour la ‘ ville et de gloire pour la religion.

‘ Cette pierre angulaire que nous allons bénir, a dit Na “ Grandeur, ne peut se maintenir toute seule, il faut des bras ‘et de l'argent pour l'élever, et des prières pour la sanctifier, ‘“ venez mes frères et mettons-nous à l'œuvre et le Seigneur ‘ bâtira avec nous, car vous le savez: Nisi Dominus œdificaverit

domum, in vanum laboraverunt qui ædificant eam.”

“ Après le sermon, Sa Grandeur, assistée du Très Rév. C. ‘0. Caron, V.G., supérieur du Collève et de deux diacres, “* fit la bénédiction de la pierre et invita les citoyens à venir

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“ mettre la main au marteau et frapper sur cette pierre en té- “ moignage de leur zèle et de leurs sympathies pour le succès + de l'entreprise.

“ Son Honneur le maire J. N, Bureau et Mr Malhiot M. P. P.à la tête de l'assistance, se rendirent à l'invitation de * Mgr, et la cérémonie ne se termina qu'après que chacun eut ‘mis la main au marteau et donné son offrande, La collecte * s'est élevée à $265.00.

La date de cette bénédiction sera certainement consiœnée avec bonheur dans les annales religieuses des Trois- ‘ Rivières et son souvenir fera toujours la joie comme l'éloge “ de tous ceux qui s'imposent des sacrifices pour le succès du nouveau Collège St-Joseph.”

Cette pierre qui reçut la bénédiction de l'Eglise est justement la première au-dessus du rez-de-chaussée à l'angle sud de la maison. On y pratiqua une cavité dans laquelle on scella un parchemin sur lequel était écrit en langue latine, le procèsverbal de la cérémonie, signé de tout le clergé des Trois- Rivières, des membres de la corporation du Collège, anciens et nouveaux, de Son Honneur le maire de la Cité, de bon nombre de eitoyens, des représentants de toutes les classes qui

jusque-là étaient passés par le Collège, enfin de tous les pro-

fesseurs et élèves actuels, ete., ete.

Les travaux du Collège désormais sanctifiés par les prières de l'église, furent poussés avec une vigueur nouvelle et lentrepreneur se fit fort d'exécuter toute la somme d'ouvrage qu'on voulait avoir cet été

L: trois juin était l'anniversaire de la prise de possession du siège épiscopal des Trois-Rivières; un certain nombre de prêtres vinrent s'unir aux fidèles de la ville épiscopale pour remercier le Bon Dieu des grâces accordées au diocèse par le ministère et l’enseignement de son premier Pasteur. Le lendemain, Mgr commençait sa visite pastorale pour la continuer sans.interruption jusqu'au 2i juillet.

La mort venait de frapper une victime dont la Province de Québec entière devait porter le deuil et auquel le Collège

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des Trois-Rivières si petit qu'il fût était lui-même redevable de plusieurs services signalés. Nir G@. E. Cartier était mort à Londres, vers la fin du mois de mai, mais le Canada ne ponvait laisser les restes de ce grand patriote reposer sur une terre étrangère. La dépouille mortelle du Baronet fut rapportée au pays par le vapeur Prussian qui arriva à Québec le 8 juin. Dès lors commença une longue série de pompes funèbres qui suivirent les restes mortels du défunt jusqu'à sa dernière demeure au cimetière St-Antoine de Montréal. Aux Trois-Rivières, jamais on ne vit en aucune circonstance, pareil déploiement de pompes funèbres, soit dans les rues par où le cortège devait passer, soit même à la cathédrale dont l'intérieur disparaissait sous les tentures de deuil. Il y ent oraison funèbre par le grand-vie. C. O. Caron, libera solennel et chant de l’absoute.

Une fois de plus, la ville des Trois-Rivières venait de prouver par la spontanéité et l'éclat des hommages qu'elle avait rendus au grand chef conservateur, avec quelle convenance elle sait remplir ses devoirs et combien aussi elle était attachée d'âme et de cœur aux grands principes d'ordre et de religion qu'avait toujours patronnés l'illustre défunt.

Le mois de juin allait bientôt finir et avec lui s'en allaient les derniers travaux de l’année scolaire, les derniers soucis des professeurs, ceux de préparer convenablement leurs élèves à subir de bons examens. Pas n'était besoin pour eux de s'occuper du programme de la fête de KSt-Louis. Depuis aue le nombre des prêtres commençait à se multiplier, il avait eté réglé que la fète du supérieur seul serait chômée. Pour les autres, une députation de quelques élèves pourrait leur porter les hommages de la communauté, puis quelques cantiques à la messe, c'était tout ce qu'on avait à faire !

Cependant à la Nt-Jean.Baptiste, il fallait bien être un peu patriotes : ainsi nos élèves assistent à la messe et à la procession. Dans l'après-midi, les académiciens donnent leur séance puplique accoutumée : ce sont MM. G. Brunel, Eccl. président honoraire, D. Houde, président actif et Edouard

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Méthot quien font les frais, en donnant trois magnifiques discours. La fanfare du Collège embellissait la fête.

Mais si l’on n'avait pas eu à s'occuper de fêter M. le directeur, ni M. le préfet, il fallait, cette année, préparer le programme de deux séances publiques. Les étudiants actuels désirant apporter une pierre au monument que l'on était à bâtir, avaient eu la permission de donner, le lundi soir 30 juin, une soirée dramatique et musicale, dans la grande et magnilique salle de l'Hôtel-de-ville. Moyennant 25 centins d'entrés, ils promettaient de donner une des plus intéressantes soirées qui se puissent voir dans un collège. Le Journal de tundi matin fut chargé de porter à toutes les familles ds lu ville l'invitation d'aller à la représentation du soir. Crt appel fut entendu et à en juger par la foule des auditeurs, toutes les familles de la ville devaient y avoir quelques représentants. C'est un fait digne des plus grands éog:s que cet élan généreux de la population trifluvienne à favoriser en toute occasion, l'œuvre de son collège et à ae pas conpter avec les sacrilives pour aider à la construction du nouvel édifice qui bientot éleverait ses gracieuses tourelles et appellerait sous son toit un nombre encore plus considérable d'élèves.

De son côté, le clergé du diocèse avait cessé d'être indifférent ou hostile. Déjà les bourses commençaient à s'ouvrir et des dons magnifiques, offerts en vue de contribuer à la construction de l'édifice étaient venus prouver sa générosité. Le grand nombre de ceux qui viennent en cette occasion, assister à la soirée et à la distribution des prix, prouve leur sympathie et l'encouragement qu'ils veulent donner aux professeurs et aux élèves. Aussi, il n’y a pas que leurs confrères du Collège qui voient cette attitude avec plaisir, la ville toute entière le constate avec non moins de satisfaction et de bonheur.

La soirée fut présidée par le M. le grand vic. C. O. Caron, supérieur de la maison, entouré d'une quarantaine de prêtres. Le parterre de la vaste salle était rempli d'une foule d'élite.

La séance s’ouvrit par un joyeux air de bande et un morceau de piano exécuté par Mr T. N. Kay, après quoi la tragé-

die intitulée “ Le Faux baron de Rochemaure ‘ fat heureusemen! rendue, Cette pièce a pour thême un épisode de la 8me eroisade. La noblesse, l'élévation des sentiments dans certains rôles, la délicatesse et In générosité dans d'autres, le crime poursuivi par le remord et puni par ses propres intrigues dans le faux baron, enfin les variétés de caractère des chevaliers, héros de la pièce, en font un drame palpitant d'intérêt et d'une grande moralité. Les jeunes acteurs au nombre de IK, tant chevaliers que pages et gardes, se sont tous acquittés de leuxs rôles d'une manière digne d'éloges, comme l'ont prouvé les applaudissements répétés de l'auditoire.

Nans ôtér à aucun la part de mérite qui lui revient, nous mentionnerëns les MM. suivants qui ont excellé dans leurs rôles : le faux buroir, par O. Pleau, le vrai baron, par À. Benndlrv : ses deux fils, M. &. Ctenest et J. Genest, Godfride, par P, Cloutier, Philippe le Hardi et Robert de Flandres, par MM. Duplessis et Jacques.et enfin les trouhadours par MM. Grenier et Pratte qui ont exécuté un duo et des soli charmants. Les entr'actes étaient agréableinent remplis var différents chœurs se rapportant à l'acte qui devait suivre et ajoutant ainsi un nouvel intérêt à la pièce.

Après la tragédie, une charmante pièce comique anglaise, fut jouée par les élèves venant des ‘Etats-Unis. Elle a pour titre : “ The Great Elixir et est une fine erftique du charlataiisme médical. Tous les acteurs, M. Kay en tête s'acquittèrent à merveille de leurs rôles et furent appiaudis à outrance La séance se termina par la comédie française intitulée “ Le Désespoir de Jocrisse, ” Cette dernière pièce amusa l'auditoire au plus haut degré. Les sorties de M. Plumet, les naivetés de Jocrisse, ses malheureuses aventures et surtout son prétendu suicide au vin de champagne, produisirent une hilarité générale qui ne fut interrompue que par les applaudissements les plus chaleureux.«M. N. Duplessis a parfaitement rendu ce rôle de Jocrisse ; on peut en dire autant de MM. Jacques, Cloutier, Houde et Dugré, pour les autres personnages.

La représentation terminée, chacun se retira enchanté du

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beau succès des élèves et en protestant que les acteurs comme les chantres et les musiciens n'avaient guëre besoin de l'indulgence que M. le supérieur sollicita pour eux de la part des auditeurs, à l'ouverture de In séance,

Le lendemain matin eut lieu dans la même salle de l'Hotel-de-ville, la séance de la distribution solennelle des prix. Elle fat aussi brillante que lu soirée de Ja veille Les MM. du clergé assistaient en aussi grand nombre, ainsi que les parents des élèves et les amis de l'éducation,

Après les joyeuses finfares de nos musiciens comme prélude, M. J. Genvst prononca quence,

le discours! d'ouverture avec élo- Ce jeune monsieur possède une voix sympathique qui de suite disposi l'auditoire ca sa faveur ; des

applaudissements chaleureux en ont cé la preuve.

M. Kay exécuta avec talent sur le piano deux jolies compositions de * Strauss ; ” puis MM. J. Genest, J. Jacques, L Lassalle et Alexandre Dugré, rhftoriciens, ouvrirent le concours de déclamation Tous prouvèrent, à l'éloge de leur professeur, que l'art oratoire est cultivé avec talent et goût au Collège St-Joseph. Chacun d'eux réunit de nombreux sutfruges pour le prix d'élocution, mais comme un seul devait être

couronné, M. J. Gepest eut l'honneur du concours.

M. le supérieur, adressa alors quelques mots à l'auditoire avec Ja clarté et l’éloquence qui le distinguent. Il expliqua aux parents des élèves et aux amis de l'éducation la méthode d'enseignement suivie dans la maison et l'utilité pratique des études qu'on y fait faire. Puis il remerecia M. le maire et les échevins de la cité, pour la bienveillance avec laquelle ils avaient accordé l'usage de l'Hôtel-de-ville aux deux réprésentations des élèves, et enfin tous les citoyens pour les sympathies qu'ils venaient témoigner à la maison et aux élèves conliés à ses soins.

Après les paroles de M. le supérieur, un chant montagnard d'une exécution difficile fut rendu avec un entrain caractéristique par un chœur nombreux, habilement formé par M. Richard.

Les élèves canadiens des classes anglaises donnèrent ensuite à l'assistance une belle preuve de leur avancement raride, en jouant tout à fait bien une fort jolie comédie anglaise : A Public Benefactor. ” Tout le monde a admiré la facilité avec laquelle les jeunes acteurs maniaient la langue anglaise apprise en classe. On répéta avec le même succès que la veille “ Le Désespoir de Jocrisse, ” puis le joyeux temps des vacances s'ouvrit avec la distribution des prix mérités par dix mois de travail et d'application.

Les élèves qui remportèrent les prix d'instruction reliuieuse, furent en 1re division, MM. D. Houde, O. Pleau et J. Jacques ; 2de H. Gouin, G. Moreau, L. Tourigny, D. St-Quentin et E. Pager; 3me Art. Milette et Tél. Gravel; 4me Jos. Nanvageau et Nap. Panneton.:

Les prix d’excellences furent respectivement remportés par MM. Pleau et Houde en Philosophie, J. Grenest et J Jacques en 1re ; G. Lamothe et IL. Pratte en 2de ; H. Gouin et G. Moreau en 3me; D. NSt-Quentin et E. Pager en 4me; J.-B. (ailloux et OI. Moreau en me; Clo. Maigret et El. Deguise en 6me ; Théod. Beaudet et P. Lord en 7me; Jos. Gailloux et H. Lacerte en 8me ; L. U. Costello et Mÿles Harrington classe spéciale. Je trouve aussi dans la liste des prix de c2tte année qu’au Cours commercial, on à voulu récompenser l’application et la bonne conduite. Comme rien n’est plus honorable pour un élève que de recevoir ce bon témoignage de son maitre, l’histoire doit dire les noms, de ceux qui remportèrent de tels prix. Ce sont en 5me MM. O. Moreau, Léop. Girard et Art. Genest ; en 6me J. Trottier, E. Deguise, Ls Bergeron et J. Jourdain; en 7me C. Milette et M. Lowry; en 8me À. Descoteaux et H. Neault, F. Aubry et Oct. Cloutier. Enfin MrG. Gouin, un de nos généreux citoyens, ayant voulu accorder un prix au mérite absolu; ce fut Mr F. X. Cloutier qui eut cet honneur parmi les élèves du cours latin, et J..B. Gailloux, parmi ceux du cours commercial.

Outre les 35 ou 40 élèves plus haut nommés qui furent pour la plupart fréquemment appelés pour des prix de toutes

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» À. Desconfin MrG.

accorder un qui eut cel B. Crailloux.

qui furent x de toutes

sortes, une cinquantaine d’autres au moins eurent aussi l’honneur du ‘ Palmure” pour prix et un nombre un peu moindre pour accessits. Somme toute, l’année avait été bonne sous tous rapports.

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