ITI—-M. GODIN À LA PRÉFECTURE DES ÉTUDES
Les directeurs du Collège avaient grandement à cœur di voir réussir le Cours commercial inauguré depuis une couple d'années et, dès l’origine, ils avaient trouvé bon d'appeler M Godin à la préfecture spéciale de ce cours. L'expérience leur
t prof. de
logis et de
es.
orique.
ttres,
ent.
‘roisième e Quatrième
seur de Cineur de Cinde Nixieme r de Nixiènie sseur de Sep de Septième
de Huitieme aux salles.
rés entre les les travaux qu'il avait à
'UDEX.
nt à cœur de s une couple ‘appeler M érience leur
ayant appris qu'il valait mieux garder l'unité de direction dans toutes les classes du cours, M. Godin fut en.conséquence chargé de la préfecture générale des études. Voyant les classes latines pourvues pour la plupart d'excellents professeurs, le nouveau préfet crut qu'il était d:son devoir de travailler à procurer le même avantage à celles du Cours commercial. Dans ce but, il fit, durant les vacances, un nouveau voyage aux Etats-Unis, et il en ramena les trois professeurs d'origine anglaise que nous venons de voir placés dans les classes de cinquième, de sixième et de septième. M. Godin comptait beaucoup sur les résultats que cette disposition du personnel devait produire. Avec deux professeurs pour chacune des trois principales classes du Cours commercial, l'un pour le français et l’autre pour l'anglais, ça lui permettrait de donner chaque jour au moins cinq heures de classe au lieu de quatre. Or, il était persuadé que les jeunes enfants profiteraient beaucoup mieux sous la direction immédiate de leurs professeurs, au lieu d’être abandonnés à eux-mêmes durant les longues heures de l'étude. Ensuite, pour faciliter davantage l'avancement des élèves dans chacune des trois principales branches du Cours commercial savoir, le français, l'anglais et l’arithmétique, il résolut de les classer, non d’après la moyenne de leur apacité sur l’ensemble de ces trois branches, mais d'après la somme de leurs connaissances acquises soit dans l’une ou l'autre de ces trois matières ; en sorte que le même élève pouvait appartenir à une classe pour le français, à une autre pour l'anglais et à une troisième pour l’arithmétique. Cette classification quoique fort rationnelle et propre à hâter les progrès des élèves, présentait cependant des inconvénients tels, qu'il fallut l’abandonner plus tard.
IV=—SEPTEMBRE ET OCTOBRE.— VISITE DE MGR TACHÉé.—FETE DE MGR LAFLÈCHE.—VISsITE DE MGR FABRE.
Les élèves venaient à peine d'arriver, quand ils reçurent le + septembre la visite très distinguée de Monseigneur l'archevêque de St-Boniface. Sa Grandeur était venue passer
quelques heures avec Mgr des Trois-Rivières son ancien ami
et le compagnon de ses premiers travaux dans le Nord-Ouest,
Fe. Elle ne voulut pas quitter les Trois-Rivières sans faire une #4 Li qe courte visite aux institutions auxquelles s’'intéressait plus re A particulièrement Mgr Laflèche.
’ Les élèves du Collège, bien que pris à l’improviste, pré
sentèrent cependant à leur distingué visiteur une courte
È adresse où il était fait allusion aux ancêtres de Sa Grandeur:
; 1 aux hardis découvreurs du Nord-Ouest, partis de la cité triflu-
ms vienne, partis de cette maison même qui, aujourd'hui tressuil-
TE lait d’allégresse, en recevant dans ses murs le noble rejeton 1: L 4 de cette illustre famille... ve OR. La réponse de Mgr de KNt-Boniface fut marquée au coin M À de la plus exquise délicatesse et de l4 véritable éloquence du et pe 1 cœur. Il prit occasion des allusions à ses ancêtres, pour faire co
LEE DATE CI d'admirables considérations sur les vues providentielles de Hi PEER 4 Dieu sur les peuples, les familles et les individus. En termi- or | IL à m4 % nant, il exprima l'espoir que, parmi la jeunesse qu’il voyait tia L'UTIR (4 : aujourd'hui, il viendrait sans doute plus tard chercher de av | [LT nouveaux missionnaires pour le Nord-Ouest. ra\
| ' La retraite annuelle de nos élèves eut lieu dans la derniè- qu | | re semaine de septembre et elle fut prêchée par le R. P. Ray- tée | | Le nel de la compagnie de Jésus. À la clôture de cette retraite, au | | ÿ le dimanche 28 septembre, Mgr Laflèche donna la tonsure de || | Le €, cléricale à M. Henri Chapdelaine et les ordres mineurs à M. qu | nus 1° L. Z. Chandonnet. pot | | lbs. LIU ut Le 4 octobre tombant un samedi, la fête de Mgr Laflèche “.
FES fut remise au mercredi suivant, 8 octobre. Au Collège, cette ER EX fête fut célébrée avec la pompe accoutumée et le programme 4. , F ordinaire. La langue de Bossuet, celles de Cicéron et de sui || she Shakspeare furent tour à tour employées pour redire à Na En
4e Grandeur les sentiments de profonde vénération, de sincère
| mia gratitude et de filial amour que tous professent pour leur
(ol Fa %, , pasteur, leur bienfaiteur et leur père. S’unissant de sentiments "+ SA à ce nombreux clergé qui vient faire une couronne d’honneur Che ca à un prélat vénéré, les élèves du Collège St-Joseph ne peuvent cur
se lasser d'admirer les durs travaux du missionnaire, la scien-
Nord-Ouest, s faire une essait plus
Jviste, pré une courte Grandeur:
à cité trilluhui tressuilble rejeton
uée at coin loquence du s, pour faire entielles de . Jon termiqu'il voyait chercher de
ns la dernièe R. P. Rayette retraite, a la tonsure hineurs à M.
{gr Laflèche ollèce, cette programme icéron et de redire à Na à, de sincère ht pour leur e sentiments he d'honneur
ne peuvent ire, la scien-
ce profonde du professeur, la brillante éloquence du sauveur du diocèse et par dessus tout l’humble vertu de l’une des plus grandes gloires de l'Eglise du Canada.
La poésie et la musique viennent aussi mêler leur voix à ce concert d’allégresse et d'amour. Elles expriment mieux les émotions de toutes ces jeunes âmes, l’ardeur et la sincérité de leurs vœux, les joies pures que cette fête apporte sous le toit du Collège.
Toutes ces démonstrations de nos élèves étaient bien convenables et ne manquaient pas d’un certain enthousiasme. Mais leur éclat fut bien vite effacé devant la réponse originale et éloquente de Monseigneur et cette réponse restera sans contredit la plus belle et la plus intéressante partie de la fête.
Le 22 octobre, la communauté eut encore la faveur d'une grande visite dans la personne de Mgr Fabre, évêque de Gratianopolis et coadjuteur de Mgr de Montréal. Mgr Fabre avait donné deux retraites à nos élèves quelques années auparavant. Il était tout naturel que ces souvenirs fussent évoqués, dans l'adresse de bienvenue qui lui fut présentée, et que, dans sa réponse, Na Grandeur rappela elle aussi le bonheur qu’elle éprouvait de se retrouver au milieu de ses chers enfants du Collège St-Joseph, et l’'empressement qu'elle avait mis à profiter de la première occasion favorable pour venir les voir et leur dire encore quelques paroles d'édification et d'encouragement.
Une cantate de circonstance, imitée d’une composition de À. Rolland, Les Enfants de Bagnères, fut alors chantée avec entrain et harmonie par le chœur des élèves, et le tout fut couronné par un grand congé.
V—La ST-CHARLES EN 1878.
Le 4 novembre était la fête de Monsieur le supérieur, Charles O. Caron, et celle de messire Charles F. Baïillargeon curé des Trois-Rivières. Ies élèves auraient désiré faire une démonstration un peu extraordinaire en l’honneur de ces deux grands bienfaiteurs du Collège ; mais ils se sentaient impuis-
sants à préparer rien qui put répondre à l'élan de leurs cœurs, et à l'enthousiasme de leur admiration pour le mérite de ces deux hommes entièrement dévoués au bien de la jeunesse trifluvienne et en particulier des élèves du Collège,
Ceux-ci donc se contentèrent de présenter aux héros de la fête quelques courtes adresses où ils s’efforcèrent de faire ressortir l’action particulière de chacun d'eux. L'un préside à l'édifice intellectuel et moral qui s'élève avec tant de labeurs et parfois tant de diflicultés dans l’âme et le cœur de l'étudiant ! L'autre travaille avec une étonnante activité, une persévérance infatigable et un incompréhensible dévouement à lui préparer l'édifice matériel dont il pourra bientôt jouir en paix !
La reconnaissance de l'élève actuel du Collège ne peut donc connaître ni de terme ni de mesure. Car il lui faut bénir etremercier ses bienfaiteurs au nom de tous ceux qui passeront désormais par le nouveau collège et dont un bon nombre peut-être ignoreront toujours les noms de ceux qui auront lé plus travaillé à leur procurer cet asile de la science et de la vertu.
Un chant de circonstance heureusement rendu par le chœur des élèves et quelques joyeux airs de fanfare complétèrent le programme de cette fête.
À quelques jours de là, Mgr des Trois-Rivières toujours si plein de sollicitude pour le jeune écolier, toujours si désireux d'encourager le zèle des professeurs et de stimuler l’application des élèves, vint faire une assez longue visite à chacune de nos classes. Sa Grandeur sut donner à tous d'’utiles conseils et de sages avis, le tout accompagné d’intéressantes considérations, propres à faciliter l'intelligence des diverses matières qui font l’objet des études dans chaque classe.
A partir du 10 novembre, jour de la visite de Monseigneur, jusqu'au 10 mars, jour où les académiciens fêtèrent la St-Thomas d'Aquin, nous n'avons à signaler aucun événement de quelqu'importance qui se soit passé à l’intérieur de la maison. À moins toutefois, qu'on doive regarder comme
‘urs cœutTs, ite de ces \ jeunesse
Kk héros de nt de faire n préside à de labeurs ir de l'étué, une perouement à jôt jouir en
ge ne peut lui faut bé- 8 Ceux qui ont un bon le ceux qui > la science
ndu par le are complé-
es toujours urs si désimuler l’apisite à chaus d’utiles htéressantes es diverses asse.
le Monseifétèrent la événement érieur de la der comme
digne d'être noté, le fait d'avoir installé des bureaux de télégraphie dans deux ou trois chambres, pour la commodité des élèves qui désiraient étudier cette spécialité. Pour la satisfaction des amateurs, disons que cette nouvelle branche d’enseignement fut commencée le 14 novembre 1873, par les soins de Mr Godin, et que, depuis cette époque, nous avonstoujours eu dans le Collège un nombre plus ou moins grand de bureaux de télégraphie, selon le nombre d'élèves pratiquant cet art.
Rappelons encore pour faire plaisir aux météorologues, que l'hiver commença fort rudement en 1873, que vers la minovembre, il survint de fortes tempêtes de neige qui forcèrent nos maçons à suspendre leurs travaux, que le pont de glace s'arrêta devant la ville le 27 novembre et que le samedi sui-
. vant le 29, la glace était assez solide pour permettre aux habi-
tants de la rive sud du fleuve d'apporter, dans de lourdes voitures, leurs produits aû marché, qu'enfin au premier congé du mois de décembre, nos patineurs purent avoir toute la largeur du fleuve St-Laurent pour prendre leurs ébats.
hunin + Vtfibde
dc ji. pp.
LU dl dé (e à no Las MD & Î TM | Hi ARRELE A | "FE or ET" L A , de OL.
D) Le che | ‘##! " ‘"?
# “ pus * in . A] “ + te € ï t u TN rot pi 6, ke | Li «| 1 | F7 00 ‘+ it Ni Lo * “ ë mu 4 en à EN M «Fe.
LT LE 4 1un *