VIII—-PRISE DE POSSESSION DU NOUVEL ÉDIFICE DU SÉMINAIRE
Enfin le 30 juin arriva, et ainsi qu’il avait été annoncé, la séance de la distribution des prix se fit dans la grande salle du nouveau Séminaire, laquelle fut à peine assez spacieuse pour contenir la foule empressée qui désirait assister à cette fête, toujours intéressante pour les parents et pour les amis de l'éducation. Cette année, à l'attrait ordinaire qui attirait
auj Ave part Né
de 1
d'un amis
Gust vert heur discc
publiée
RAbr tort le public, se joignait l'événement de la prise de possession, en nifique quelque sorte officielle, du nouvel établissement. Aussi ot dé voyait-on s'épanouir sur toutes les figures une joie inaccoutu- Daniel ! mée, et tout le monde paraissait heureux de constater que ce
vagin splendide édifice allait être bientôt terminé. )h ! oh! La salle était élégamment décorée. (a) Le théâtre était Roues d'un goût à la fois simple et riche. Mais ce qui attira partibe HUE culièrement les regards, ce fut les portraits de feu Mgr Tho- — Et cel mas Cooke et de feu l’Honorable J. E. Turcotte. C'était en PE vérité un acte de profonde délicatesse que d'offrir aux yeux l’instru- du public reconnaissant, les figurès de ces deux illustres per: % reçu du sonnages au concours spécial desquels on doit la fondation \# qu’alors du Collège des Trois-Rivières. À De Avec quel bonheur ces hommes ne reverraient-ils pas Ph es aujourd'hui leur œuvre agrandie et plus prospère que jamais ! # 4e ea Avec quelle joie ne remercieraient-ils pas ceux qui ont pris NE part au succès de leur œuvre et en particulier le fondateur du | rochain. DSES Sy RAETR a EN
Séminaire, le très digne évêque des Trois-Rivières !
Nt-Jeannos vir- Ces deux portraits d’un travail de maître, sont l’œuvre
nter les de M. l'artiste Rho.
Sa Grandeur Mgr Laflèche présidait la séance au milieu
mirable d'un concours extraordinaire des membres du clergé et des
posé par amis de l'éducation.
aflèche. ”
resse du Après une joyeuse fanfare exécutée par les élèves, M.
Gustave Lamothe, élève en Rhétorique, fit le discours d’ouverture. M. Lamothe s’acquitta de sa tâche avec un rare bonheur. Il déclama avec beaucoup de naturel et de facilité un discours non moins brillant par le fond que par la forme.
nnonté, de salle acieuse à cette amis de attirait
Le chant de la cantate ‘ L'ouverture des vacances” fut fort goûté. Il est vrai de dire que la musique et la poésie expri- à
(a) Le compte rendu de cette séance est extrait de la petite brochure qui fut publiée en 1874 en souvenir de l'inauguration du Séminaire.
maient parfaitement bien les sentiments si vifs et si varies qui s'emparent du cœur de l’écolier lorsqu'il
LB ... Voit avec bonheur
Venir le temps de la vacance,
Où joyeux il s'élance
Vers ces champs si connus et si chers à son cœur."
Les chœurs vifs et animés ont été rendus avec beaucoup de sûreté. Les soli et les duos nous ont pèrmis de remarquer bien des voix riches et sympathiques. Cette belle cantate a été composée et mise en musique au Séminaire même.
Les élèves ont représenté un drame intitulé ‘ Arcbald Cameron of Locheill. ” Cette pièce est un épisode de la guerre de sept ans en Canada. Elle a été composée par un des prêtres du Séminaire. Le fond de l’action a été tiré des ‘ Anciens canadiens ” ouvrage si avantageusement connu dans le pays. Ce drame tout national et palpitant d'intérêt a obtenu un succès complet.
L'auteur a su habilement nouer à l’action principale des scènes où sont parfaitement dépeintes les mœurs aimables et joviales des anciens canadiens. I] nous a donné aussi une idée parfaite des coutumes singulières des sauvages.
Ce drame a été représenté à merveille. Plusieurs acteurs ont fait preuve d’une grande souplesse et d’une grande habileté tant dans le comique que dans le tragique. Ceux qui ont pris part à la représentation sont : MM. A. Beaudry, P. Cloutier, H. Gouin, N. Grenier, L. Lassalle, N. Duplessis, Chs Cormier, E. Mayrand, E. Pager, E. Méthot, D. Houde. D. St- Quentin, À. Boucher, G. Lamothe, L. Bergeron.
On a remarqué l'éclat et la variété des costumes parfaitement bien adaptés à chacun des rôles. On nous informe que les costumes sauvages qui ont tant intéressé, ont été prêtés par le Rév. M. Mälo, curé de Bécancourt, qui possède une très jolie collection d’antiquités canadiennes.
Un discours sur l'éducation fut prononcé par M. Aug. Beaudry, élève en philosophie. Cette importante question de
si varies
beaucoup emarquer
cantate à Le.
Arclubald la guerre les prêtres nciens cas le pays.
btenu un
cipale des mables et si une idée
rs acteurs ande habiax qui ont , P. Clouessis, Chs
de, D. St-
s parfaiteforme que prêtés par
une très
M. Aug.
estion de
l'éducation a été traitée à un point de vue aussi nouveau qu'éminemment chrétien...
M. Beaudry parle avec naturel, intelligence et conviction. Il a été écouté avec le plus profond intérêt.
Les élèves canadiens du Cours commercial nous ont donné une preuve de leurs succès dans la langue anglaise en jouant une comédie intitulée : ‘ À sea of troubles.”
Cette pièce à tiroir a été tout à fait bien représentée par MM. C. Beaudet, J. Jourdain, E. Deguise, A. Desaulniers, H. Gravel, J. Dubord, N. Belcourt et C. Maigret.
Le Cours commercial au Séminaire St-Joseph a pris beaucoup d'importance depuis quelques années. Il y a actuellement sept ecclésiastiques occupés dans ce département. On voit par là que rien n’est négligé pour donner au public la plus grande satisfaction.
La distribution des prix se fit avec célérité. Un bon uombre d'élèves furent couronnés au milieu des applaudissements de leurs parents et des amis de l'éducation. Les prix d'excellence furent respectivement remportés selon l’ordre des classes par MM. D. Houde, P. Cloutier et Aug. Beaudry ; Gust. Lamothe et Ir. Pratte ; Henri Gouin, Georges Moreau et Narc. Grenier ; D. St-Quentin et Elie Pager ; Vict. Pager et Joseph Desaulniers ; Eloïide Deguise et CI. Maigret, Joseph Sauvageau et Herc. Grenier; Auguste Fortin et Ph. Labranche, Pierre Bussière et Nap. Jourdain. En Rhétorique, le prix de déclamation décerné dans un concours qui avait eu lieu la veille de la séance publique, fut mérité par MM. Chs Cormier et Nérée Duplessis. Les prix étaient en général des ouvrages de choix.
Les élèves chargés de leurs récompenses chantèrent la troisième partie de la cantate. Un solo qui a ému jusqu'aux larmes est l’adieu du finissant chanté par M. Prosper Cloutier. L'invocation à $S. Joseph, patron du Séminaire, faite par des voix sympathiques produisit aussi dans les âmes une touchante et délicieuse émotion. C'était toute une communauté
qui, au moment de s'envoler hors du ‘vit collégial, se plaçait sous la garde et la protection du grand $. Joseph. Cette cantate est sans contredit un morceau d'art dont la répétition plaira toujours.
Le corps de musique a exécuté pendant la séance plusieurs morceaux de grande musique. Nous devons une mention toute spéciale de la grande et belle marche composée par M. Louis Larivé organiste de cette ville. Cette marche a pour nom : Hommage à Mgr Laflèche.
Après la distribution des prix, M. le supérieur, le Très- Rév. Chs. OI. Caron adressa des remerciements aux anciens membres de la corporation du Collège, dont le zèle et la générosité ont tant contribué au progrès du nouvel établissement ; puis aux amis de l'éducation, aux parents des élèves et à tout l'auditoire.
Sa Grandeur Mgr. des Trois-Rivières daigna aussi adresser quelques mots aux élèves pour les inviter à bien profiter du repos des vacances.
Il fit remarquer en termes éloquents, que le progrès extraordinaire du nouvel établissement était une preuve que la Providence voyait cette œuvre d’un œil favorable ; et il termina en invitant les citoyens à s’unir à lui pour offrir à Dieu des actions de grâces.
L'assemblée s’est retirée tout à fait satisfaite et emportant les plus beaux souvenirs de cette séance. Nous nous réjouissons grandement de voir notre Séminaire progresser d’une manière si rapide et sous tous les rapports. Que ceux qui le dirigent d’une manière si habile et surtout si utile pour la Religion et la Patrie reçoivent dans leurs propres succès la récompense de leurs louables efforts.
se plaçait jette canrépétition
ance pluune men- 1posée par marche à
r, le Trèsx anciens et la génélissement ; +8 et à tout
ussi adreson profiter
progrès extuve que la
et il terffrir à Dieu
emportant us réjouissser d’une eux qui le ile pour la s succès la