‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 43 sur 217 · VUE · texte numérisé non relu

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1 Hardy, Gust. Turcotte, Narc. Martel, Nar. Gélinas, F, X, (authier, et beaucoup d’autres encore étaient des élèves bien doués et capables d'élever leurs classes respectives à un niveau très-fort.

Mais si, d'un tôté, le Directeur avait trouvé dans le petit champ confié à ses soins, des endroits excessivement fertiles et qui promettaient de produire les plus beaux fruits ; de l'autre, il ne fut pas lent à constater que quelques rares parties étaient plus propres aux mauvaises plantes qu'aux bonnes, et qu'en dépit de son travail et de ses soins, les ronces et les épines y croissaient avec une étonnante fécondité. En d'autres termes, si d’une part, les succès et la bonne conduite de la plupart des élèves faisaient la joie et l'orgueil du Directeur et des professeurs ; d'autre part, l'esprit d’insubordination et de paresse commençait à exercer de funestes ravages chez quelques-uns d’entre eux. Jlne faut pas s'en étonner. La plus grande partie de cette jeunesse n'ayant encore fréquenté aucun collège, n'avait pas encore appris à se plier sous le joug de l'obéissance et de la discipline. En outre, plusieurs de ceux qui vinrent des autres maisons étaient des élèves plus ou moins compromis, quiavaient cru trouver dans la nouvelle institution une règle plus accommodante à leurs caprices et à leur amour de la liberté. Les avertissements paternels, les vertes réprimandes, les punitions plus ou moins lortes durent être successivement employés pour contenir les mutins dans le devoir. On dut même, pour sauver tout le corps et lui épargner de trop grandes souffrances, faire de douloureuses amputations et retrancher quelques membres ganurenés et incurables. C’est ainsi que, dans le cours de cette première année, M. le Directeur eut le chagrin de renvoyer du Collège quatre de ces pauvres enfants. Ce qui lui suscita bien des tempêtes surtout de la part des parents et des amis de ces élèves, qui firent jouer tous les ressorts et mirent tout en œuvre pour forcer le Directeur à revenir sur ses décisions. Cependant bientôt ces vents et ces tempêtes ne soufllèrent plus qu'au dehors, et désormais, malgré leur fureur, ils ne pouvaient affecter la paix, lé calme et le bonheur qui régnaient

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au dedans. C'était tout ce qu'avait désiré M. le Directeur et il n'eut qu'à se féliciter du succès obtenu par son courage et sa fermeté.

Les encouragements extraordinaires que le Collège reçut dès ses commencements, les succès brillants qu'obtinrent le élèves, les légitimes espérances qu'on pouvait fonder sur l'avenir, tout concourait pour montrer aux autorités collégiales combien leur œuvre était nécessaire et opportune, et combien elles devaient mettre de soin et de zèle à la développer et à l'agrandir. Aussi, dès le printemps de cette première année les membres de la corporation s’occupèrent sérieusement dela question de bâtir. À cette fin, M. E. M. Hart avait fait présent d'une quantité considérable de briques qui furent transportées sur le Platon vers la fin de l'hiver.

De son côté, M. Turcotte travaillait à négocier l'achat du Platon. Le gouvernement qui ne voulait pas froisser un de ses plus dévoués amis, s’eflorçait d'entretenir chez M. Turvcotte de trompeuses espérances, en Jui faisant entendre les plus belles paroles. Mais comme les autorités gouvernementales subissaient, avec une extrême facilité, l'influence des ennemis de notre institution, elles ne se montraient pas très empressés de remplir leurs promesses, et surtout ne manquaient pas de prétextes pour en ajourner sans cesse l'exécution.

Nous de telles circonstances, il n'était pas prudent de faire des dépenses de construction sur une propriété qu'on était rien moins que sûr de pouvoir acquérir, et les travaux de bâtisse furent indéfiniment ajournés. La brique que l'on avait commencé à amasser, fut cédée à la Commission des

Quant au Collège, il subissait la continuation des épreuves et des difficultés qui l'avaient assailli dès le premier jour, et qui, vaincues ou surmontées sous une forme, renais saient aussitôt sous une autre, plus grandes et plus redoutables que jamais. Pour recevoir les élèves, une autre année, on st contenta de faire aux vieilles casernes, les travaux de répara tion et d'entretien rigoureuseinent nécessaires. Dans la cour

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| | aux élèves de s'y reposer à l'ombre, quand arriveront les orandes chaleurs de l'été.

requt nt les Le rapport du Necrétaire-Trésorier ou Surintendant de T Sur l'Instruction Publique fut expédié vers la fin de juillet, Il giales constate officiellement que le nombre des élèves qui ont frémbien quenté l'institution cette première année, s'élève à cent un er et à (a). Sur ce nombre cinquante-quatre étaient des enfants de année la ville et de la banlieue, les autres venaient, pour la plupart t dela des paroisses du Nord avoisinantes des Trois-Rivières. résent Le nombre des élèves pensionnaires était de vingt-sept ; nspor: des quart-pensionnaires, soixante, des externes, quatorze.

Les revenus de l’année sont portés au montant de lat 4 $3700.00, tandis que les dépenses s'élèvent à la somme de un de

$4200.00, ce qui laisse un déficit et une dette passive de D 8500.00. Ce sont les réparations aux casernes pour l’e--ver-

s plus ture des classes, et l'achat du fond de la bibliothèque, qui ont ntales créé ce déficit qu’on espère combler facilement aussitôt qu'on nemis

en aura fini avec les äépenses extraordinaires. L'expérience

FERA d'une année n'avait pas pu faire constater que, pour une mai-

pas de son naissante, les extras sont de tous les ans et ce, pour un montant toujours assez considérable.

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Du reste, le rapport constatait avec satisfaction que

n etai l'examen public de la fin de l’année avait fait juger très favo-

vx de rablement de la force des études, et que le Collège avait ve l'on conquis ses droits à un encouragement libéral de la part du a des Bureau de l’Instruction Publique.

: (a) Pour le nom des élèves, voir l'appendice à la fin du volume. euves “emier renal tables ———— | on st FE épara- : A À a cour te Fi:

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