‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 1 sur 153 · Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme] · texte numérisé non relu

Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]

OUVRAGE que nous présentons aujourd'hui au public doit, d'après notre intention, être pour les hommes d'affaires un album de la plus haute importance, où il pourront trouver, à un instant d'avis, tous les renseignements les plus utiles sur le

commerce de Montréal et du Canada en général depuis l'établissement du pays. La Chambre de Commerce du district de Montréal a bien voulu, à cette occasion, nous honorer de sa confiance. Nous citons l'extrait suivant du rapport annuel de la Chambre pour 1894, page 79 :—

“Histoire du Commerce de Montréal. le 24 mars 1893, la Chambre de Commerce accorda son patronage au projet de la compagnie Sabiston de publier, en langue française, une histoire du commerce de Montréal, pourvu que cette publication soit écrite par un auteur canadien de langue française, d'une compétence reconnue, et pourvu qu'elle soit, au préalable, soumise à la critique du président et du secrétaire. À la connaissance de votre secrétaire, cette publication se continue.”

Conformément aux conditions posées ci-haut, nous nous sommes adressés à M. Télesphore Saint-Pierre, de cette ville, pour rédiger cet ouvrage. La sagesse de notre choix est suffisamment établie, crovons-nous, par l'article suivant, que M. Benjamin Sulte, l'éminent auteur de l'Ærstoire des Canadiens-Français à fait paraître dans la Patrie il y a quelques

temps, et que nous nous plaisons à reproduire :

‘On vient de me montrer un très bel album de 13 x 11 pouces, rempli de gravures bien exécutées et rappelant des souvenirs de Montréal, tant anciens que nouveaux. Le texte qui accompagne ces pages attrayantes nous raconte l’histoire du commerce du Canada, principalement celui de Montréal, depuis trois siècles et plus. L'auteur est M. Télesphore Saint-Pierre, un jeune vaillant qui n'a pas eu d'enfance, ou, si l'on aime mieux, n'a pas connu les faiblesses et les tâtonnements des novices dans l'art d'écrire.

“11 v a longtemps que je veux parler de lui, car la première fois que ses écrits sont tombés sous mes veux j'ai cru voir dans leur auteur un homme de trente à quarante ans, tandis qu'il en avait à peine dix-neuf. Il complète en ce moment sa vingt-cinquième année, étant venu au monde le 16 juillet 1869, à Lavaltrie.

‘“ Les circonstances l'ont servi absolument comme moi, c'est-à-dire : un peu d'école, entre les âges de six et neuf ans, puis enrôlé, à dix ans, dans l'armée des travailleurs.

‘En 1878, son père quitta Montréal, où il demeurait depuis 1872, et alla s'établir au Détroit. Le jeune Télesphore suivit alors l'école anglaise durant une année, puis il devint

appt

la ce

Nor

cert

que

rem:

s'art vain ont

fran Faut des |

agrée

amél Mon

auiss

«a ne aluiss ct at

son |

Page 1