‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 106 sur 153 · ALPHONSE PIGEON · texte numérisé non relu

ALPHONSE PIGEON

ALPHONSE PIGEON, de la maison Pigeon & Gendron, épiciers en gros, est né à Verchères, le 1er décembre 1841, et a fait ses études aux écoles de cette paroisse. Au moment où M. Pigeon débutait dans la vie, le courant d’émigration vers les Etats-Unis était dans toute sa force. Il suivit la foule, et alla s'établir dans l'Illinois, où il se trouva bientôt en

possession d’un capital suffdans les affaires pour son magasin général dans Île et durant dix-sept années il un succès raisonnable. Mais n'avait pas perdu le souvenir qu'il y avait ici des placechamp assez vaste pour un s'établir à Montréal. En M. L. E. Beauchamp, avec 1888. Cette société fut alors nua le commerce seul jusla société Pigeon & Gendron, sement de cette maison, 202 des Commissaires, est très dans le commerce d'épicerie.

s'étendent à toutes les par-

chiffre de ses affaires augmente d'année en année,

sant pour pouvoir se lancer propre compte. Il ouvrit un comté de Christian, Illinois, fit affaires avec honneur et durant tout ce temps, il du pays natal, et croyant ments avantageux et un homme entreprenant, il revint 1883, il entra en société avec lequel il fit affaires jusqu'en dissoute, et M. Pigeon contiqu'en 1891, alors qu'il forma qui existe encore. L’établisrue Saint-Paul et 31 rue avantageusement connu Les relations de la maison ties de la province et le

Une grande partie de ce succès est dû

à la persévérance, à l'activité et à l’habileté de M. Pigeon, qui se dévoue tout entier à son commerce. Dans sa jeunesse, M. Pigeon fit partie du régiment ‘‘ Home Guard ” organisé

à Waterloo pour repousser l'invasion fénienne.

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VITALIEN PAUZÉ.

M. ViTALIEN PAUZÉ, marchand de fruits et d'huitres bien connu de la Côte Saint-

Lambert, est né en cette ville le 23 novembre 1847.

quarante-quatrième année.

Il est par conséquent dans sa Dans sa jeunesse il suivit les écoles des Frères des Ecoles

Chrétiennes, et il termina ensuite ses études à l'école normale Jacques-Cartier, où il puisa

une bonne éducation comle, M. Pauzé entra au bureau sentant peu de goûts pour ou d'imprimeur, il sortit de trois ans. Quelques temps se lançait dans le commerce vingt-cinq ans avec beaucoup lent de fruits de toutes sortoujours certain de trouver établissement la grande voparmi les amateurs de bonsède l'estime et la confiance ont pu constater depuis un et son intégrité invariables.

zé est le type du citoyen mo- 11 est un des membres les Vincent de Paul, et il est

obole pour secourir la misère.

trict de Montréal depuis 1891.

merciale. Au sortir de l’écodu Montreal Gazette, mais se l'occupation de comptable cet établissement au bout de après, c'est-à-dire en 1869, il des fruits, qu'il dirige depuis de succès. Le choix exceltes et d'huîtres que l’on est chez M. Pauzé, a valu à son gue dont il jouit aujourd’hui nes choses ; et lui-même posdes hommes d'affaires, qui quart de siècle sa franchise Dans la vie privée, M. Paudeste, paisible et charitable.

plus zélés de la société Sainttoujours prêt à apporter son

M. Pauzé fait partie de la Chambre de Commerce nu dis- En politique M. Pauzé est un conservateur convaincu ; et

il n'a jamais marchandé ses peines lorsqu'il s'agissait de travailler au triomphe des principes

qu'il croyait les bons.

LOUIS-OVIDE GROTHÉ.

M. Louis-OvibEe GROTHÉ, manufacturier de cigares, est un des enfants de Montréal,

où il a demeuré toute sa vie.

Il est né en cette ville le 26 octobre 1836, et apris avoir reçu

une éducation commerciale excellente aux écoles des Frères des Ecoles Chrétiennes, il se

décida d'embrasser l'état de cigarier.

tion aux affaires, son amour Durant sept années il fut un de la maison J. Rattray & position que pour se mettre compte. Ayant commencé sur une petite échelle, M.

agrandi le cercle de ses afFaifacture de cigares est aujourdes plus importantes du dire, n'a été réalisé que parce compris que les profits duraduction d’une marchandise forme. Aussi les cigares de recherchés par les connaisl'autre, et leur popularité va sonnellement M. Grothé est des affaires. C'est un des

Dès le début il se fit une réputation par son applica-

du travail et son habileté.

des employés les plus estimés Co., et il n’abandonna cette en affaires pour son propre avec un capital modique et Grothé a, d'année en année, res, à tel point que sa manud'hui reconnue comme une pays. Ce succès, il va sans que M. Grothé a toujours bles se trouvent dans la prode qualité supérieure et unila maison Grothé sont-ils seurs d’un bout du pays à toujours grandissante. Pertrès estimé dans le monde plus anciens membres de la

Chambre de Commerce du district de Montréal ; il fait aussi partie de l'association Saint-Jean-Baptiste, de la société des Artisans Canadiens-français, de l’ordre des Forestiers Indépendants et du club Le Trappeur. En politique, il est indépendant des partis.

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