LOUIS-GEORGE-AUGUSTE CRESSÉ
M. Louis GEORGE-AUGUSTE CRESSÉ, avocat et ex-échevin de la cité de Montréal, est né dans la ville de Trois-Rivières, le 24 février 1860. Il descend de ce que l’on appelle en France les ‘‘ familles de robe”’—familles qui prenaient rang à côé de la noblesse sous l'ancien régime. Son père était avocat comme lui, et ses aïeux, jusqu'à la septième génération en ascendant, furent également des hommes de robe. Sa famille, une des plus anciennes du pays, lui a laissé trois seigneuries aussi bien qu'un grand nombre de codes.
M. Cressé fit ses études au séminaire de Trois-Rivières, où il fit preuve d’un taler* remarquable, et remporta la médaille d'or lors de son dernier examen.
Si il est vrai que noblesse oblige, M. Cress® ne pouvait guère songer, au sortir du collège, à embrasser une autre carrière que celle du droit. En effet il n'eut pas d'autre pensée. Après avoir suivi les cours de l'université Laval avec beaucoup de succes, et après y avoir obtenu ses degrés haut la main, il voulut encore passer par l’université McGill, pour se perfectionner dans la connaissance de l'anglais. Il entra ensuite comme clerc dans le bureau de l'honorable J.-A. Chapleau, maintenant lieutenant-gouverneur de la province üe Québec, et finalement il étudia sous feu M. Joseph Doutre, dont les grandes connaissances légales sont restées célèbres.
Après avoir été admis à Cressé débuta en cette ville à la mort de ce dernier il puté du comté de jacquesencore aujourd'hui, sous la carries.
M. Cressé a été souvent expropriations considérables faites depuis quelques anest un des deux en cette ville ment recherchés par les proen jeu dans ces affaires d'exsans raison du reste que M. Cressé est arrivé à avoir une si large part dans cette clientèle. Depuis plusieurs années il a fait une étude spéciale des lois sur les expropriations, et il est aujourd’hui considéré à bon droit comme un des avocats les mieux renseignés sur ces questions.
En 1892, M. Cressé a été élu pour représenter le quartier Centr au conseil-de-ville par une très grande majorité, et durant son séjour à l'Hôtel-de-Ville il a pris une part active aux délibérations. À plusieurs reprises il avait rendu des services signalés à ses électeurs et à la ville en général. Déjà on avait fait signé par la majorité des électeurs du quartier Centre une requête le priant d'être de nouveau candidat en 1894, lorsque la législature réduisit la représentation de trois à deux échevins. M. Cressé considérant qu'il était !e plus jeune des trois échevins du quartier Centre, se retira avec un désintéressement qui lui fait beaucoup d'honneur.
M. Cressé est sous tous les rapports un citoyen aux vues larges et progressives. Toutes les œuvres et tous les mouvements pour l'avancement géreral peuvent compter sur son appui en tous temps. Bien qu'il soit dévoué avant tout à sa profession, les intérêts du commerce et des classes ouvrières ne le laissent pas indifférent. C’est ainsi qu'il est devenu membre de la Chambre de Commerce, president honoraire de plusieurs sociétés ouvrières, président honoraire du Club ‘‘ Le Trappeur,” président du Cercle Saint-Jacques, de l'Alliance Nationale, président de la section Notre-Dame de l'Association Saint-]Jean- Baptiste et membre de la M. À. À. À.
M. Cressé a épousé en 1882, mademoiselle Saint-Jean, fille de M. R. Saint-Jean, riche marchand de cette ville.
Bien jeune encore note compatriote peut espérer avec une légitime certitude que la carrière qu’il a commencée sous d'aussi heureux auspices, se continuera avec non moins de succès, C'est certainement là le souhait que font les nombreux amis qui ont eu l'avantage d'apprécier ses grandes qualités du cœur et de l'esprit.
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