JOSEPH-BARTHÉLEMI DENIS
M. JosePu-BarrTiéLemt DENIS, président de l'Association des Bouchers de Montréal, est né à Sainte-Anne de Bellevue, en cette province, le 24 août 1846. Après avoir reçu une éducation élémentaire aux écoles de sa paroisse natale, il s'en vint à Montréal, alors qu'il avait à peine treize ans, pour y gagner s4 vie et s'y faire un avenir. Il n'avait aucune
ressource pécuniaire, mais sont toujours, dans toutes tie de succès, la confiance, sévérance. Entré presque M. Alex. Lalande, boucher jeune Denis s'attacha si bien qu'ilne les à pas quitté decette longue carrière, il a l'estime de ceux qu'il l'ont grâce à son intégrité, et à sa mouvements d'intérêt génévice de M. Lalande pendant un tal pour son propre qu'il occupe encore aujourter qu'il s'est fait depuis une Denis à été un des membresdes Bouchers et il a pris part
il apportait des qualités qui les circonstances, une garanl'amour du travail et la perimmédiatement au service de du marché Saint-Laurent, le à son métier et à ce marché puis trente-cinqg ans. Durant continuellement grandi dans connu depuis le premier jour, générosité pour tous Îles ral. Après être resté au seronze ans, M. Denis ouvrit compte à l'endroit même d'hui, et il est inutile d'ajouclientèle très importante. M.
fondateurs de l'Association à toutes ses luttes. Depuis
1857 il a cité élu président de l'Association à plusieurs reprises par ses confrères qui ont
voulu ainsi reconnaître ses services,
Il fait aussi partie de l'Association des Artisans
Canadiens-français. En 1872, M. Denis a épousé Mile Emma Deslauriers, fille du boucher de ce nom, et il est le père de quatre enfants.
THEOTIME LANCTOT.
M. Tuéorime LaxCror, restaurateur aussi connu que populaire, est né dans la
paroisse de Laprairie, le 17 juillet 1837.
Il fit ses études sous la direction des Frères de
Saint-Viateur, à Laprairie, et en 1872, il s'en vint s'établir à Montréal avec l'intention de Il s'essaya d'abord dans l'épicerie, mais en 1880 il renonça à
se mettre dans le commerce, ce genre d'affaires pour oumicre classe. Par son urbamit à bien servir le public, conquérir pour son établissequi s'attache maintenant à dirige deux restaurants, qui tif, les plus estimés et Îles rant Commercial, situé au qui est depuis deux ans sous est le rendez-vous des homres qui aiment a bien dîner, la rue Sainte-Catherine, reste partie de la ville. En dehors est aussi l’homme le plus jouit-il d'une grande influence ciation des Hoteliers, qui nommé aux charges les plus
vrir un restaurant de prenité et par l'application qu'il M. Lanctot ne tarda pas à ment la grande popularité son nom. Aujourd'hui il sont, dans leur genre respecplus recherchés. Le restau- No. 1612 rue Notre Dame, la direction de M. Lanctot, mes de profession et d'affaiet son ancien restaurant, sur le plus achalandé de cette de ses affaires M. Lanctot aimable à rencontrer. Aussi parmi ses confrères de l’Assol'ont, à plusieurs reprises, importantes. Il est commo-
dore du Club de Pêche et de Chasse ‘* Le Canadien," et membre des sociétés Saint-Jean- Baptiste, Saint-Joseph, des Artisans, des Forestiers Cosmopolitains et de la C. M. B. A. Pendant six ans M. Lanctot a fait partie du 6sème bataillon, et il était sergent de garde quand MckKeown fut tué par Fitzpatrick, lors de troubles avec les Orangistes, en 1877.