MARIE-LUCIEN-ZÉPHIRIN FORGET
M. M.-L.-Z. Forcer, avocat et grellier de la cour du Recorder, est né dans li paroisse de Saint-Valentin, comté de Saint-Jean, le 23 février 1851. Admis au petit séminaire de Sainte-Marie de Monnoir, sous la protection du grand-vicaire Crevier, fondateur de cette institution, le jeune Lucien montra beaucoup de talent et une grande application à l'étude. Il avait le désir de tout con- naître et profitant des vacances de 1867, il se fit admettre à l'école militaire de Mon-
réal. Deux mois plus tard il en sortait avec un certificat
de capitaine. Les connais- sances militaires qu'il venait d'acquérir ainsi ne pouvaient guère lui servir en Canada ; mais en Italie la Papaut: était menacée, et il n'hésita pas à s’enrôler dans le déta- chement de Zouaves que Île Canada envoya au chef des catholiques. Pendant deux ans il servit sous le capitaine de Goutte-Pagnon. Revenu au Canada en 1870, M. For- get termina ses études, et le 17 janvier 1877 il fut admis à la pratique du droit. Déjà il s'était signalé à l'attention de ses confrères d’études et du public par ses efforts pour rendre les travaux littéraires agréables à la jeunesse. C’est ainsi qu'il fonda le Cercle Catholique, puis l’Insti- tut et finalement le Club National, sociétés de diffé- rents genres mais qui, toutes trois avaient pour but d’en- seigner l’art de la discussion par la pratique. M. Forget eut Héticous de succès dans sa profession. En 1882 et en 1883 ses confrères le nommèrent secrétaire de l’ordre. Depuis le 11 janvier 1800, il occupe la position de greffier de la cour du Recorder, qui lui fut décerné unanimement par le Conseil de Ville. M. Forget a été deux fois vice-président général de l’Union Allet.
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LOUIS-EDOUARD MORIN, Firs,
M. Louis-Epouarp Morin, Fiss, surintendent général du département de la salubrité municipale, est né dans la ville de Montréal en 1854. Il est le fils de M. L.-E. Morin, ex-président de la Chambre de Commerce du district de Montréal. Après avoir fait de bonnes études au collège Sainte-Marie, il entra dans le bureau de son père en 1869 comme commis. Peu de temps après il devint l'associé de son père ; mais en 1880 il se reti- ra de cette société, et commença pour son propre comp- te un bureau d'agence générale et de produits de pétrole. Il resta dans ce commerce jusqu'au 28 mars 1893, date de sa nomination comme surintendent de la salubrité municipale. Ce n'était pas une nomination banale que faisait alors le comité de santé du conseil de ville. Il s'agissait de réorganiser sur une base nouvelle ce service important dont la ville venait de reprendre la direction. On savait que pour mener cette tâche à bonne fin il fallait un homme qui eut non-seulement des connais- sances pratiques, mais aussi le génie d'organisation. On jeta les veux sur M. Morin, et il est aujourd'hui permis de dire que le conseil a rarement fait meilleur choix. Depuis qu'il a pris la direction de ce département, Île public semble éminemment satisfait des changements qui y ont été apportés. C'est une véritable métamorphose. M, Morin est un Ne membres-fondateurs de la Chambre de Commerce, et il a joué un rôle important dans le conseil de direction pendant plusieurs années. Ilya prouvé à la fois son désir de promouvoir les intérêts généraux de la ville et ses connaissances varices. Îl est aussi membre du Board of Trade. M. Morin est lihéral,