VIEILLE MAISON DU SEMINAIRE, RU
Pour contrôler le mal on se borna à faire des règlements qui ne furent sion à pe jamais observés, nous vo Très souvent du reste les représentants du roi étaient plus ou moins inté- ‘ d'amend ressés dans le commerce qui se faisait, M, Perrot, gouverneur de Montréai de Le f
1670 à 1074, faisait un commerce considérable, D'après Lahontan, il amassa l'appât d
cinquante mille écus en fort peu de temps. M. de Frontenac, le gouverneur- les bois,
ce PIRE ÉRPOÉLESREUETLE TERRE ” da
LAa CHAMBRE DE COMMERCE.
s mainte- général, avait aussi ses amis et ses intérêts. Les démêlés de ces deux officiers 1770-90 ont eu un grand retentissement dans l’histoire du Canada. É de Tou- L'émigration de la jeunesse vers l'Ouest agitait aussi grandement les auto- per Coureurs scrupule rités et les marchands de Montréal à cette époque. De tout temps cette la foi par émigration avait été défendue sous des peines sévères. Un édit de 1673 défenhu-de-vie. dait de s'éloigner des habitations pour plus de vingt-quatre heures sans permis-
\ DU SEMINAIRE, RC OTRE DAME
ne furent sion à peine de mort. Cette défense fut renouvelée en 1678. L'année suivante nous voyons que plusieurs marchands sont condamnés à deux mille livres oins inté- "d'amende pour avoir été en traite dans le bois. ontréai de Le fait est que les plus hardis parmi la jeunesse canadienne, attirés par il amassa l'appât de profits énormes et d'une vie indépendante, se jetèrent en masse dans uverneur- les bois, en dépit de tous les édits du roi et de ses représentants. Ceite espice ë
1770-90. de brigands fut bientôt si nombreuse qu'elle forma une classe à part dans la DGONECRUE colonie, avec laquelle il fallut compter. On donna aux déserteurs île nom de coureur-de-bois. L’intendant Duchesneau estimait leur nombre à huit cents en
1677, dans une lettre au ministre.
La vie des coureurs-de-bois avait de grands charmes mais aussi de grands risques. Perdus au sein des bois, hors de la protection des lois de toute société