LA PLACE VICTORIA
MURS AIS avant d'entrer dans la nouvelle époque marquée par le traité de réciprocité de 1834, nous allons jeter un regard sur la manière dont se faisaient les affaires durant la première moitié de ce siècle. Nous
laissons la parole à M. L. E. Morin qui parle de Montréal en 1840 : — “Il ny avait pas alors de courtiers, ni de voyageurs de commerce. L'importation du printemps arrivait du 13 au 30 mai, et celle d'automne du 15
Saint-Pau donner le reux quel ‘* Les et pensior patron.
de Mon- septembre au 10 octobre. Deux fois par année les marchands du Haut-Canada 1840-50.
it pour la se rendaient à Montréal pour faire le choix et l'achat des marchandises qui se Mœurs Comdifféren- vendaient généralement à l'encan.
t de réci- ‘* Pendant six semaines le printemps et deux mois l'automne, les employés
n ne pou- des grands établissements travaillaient de seize à dix-huit heures par jour. La
fermeture à bonne heure était complètement ignorée, et il n'y avait pas congé de samedi, ni de vacance d'été ; et dans plusieurs magasins de détail de la rue
pi